La médecine nucléaire se définit comme l'ensemble des applications médicales des radios traceurs, autrement dit des sources radioactives non scellées. Les domaines d'application sont principalement de trois ordres : l'imagerie fonctionnel in vivo, le diagnostic biologique in vitro, et la radiothérapie métabolique. Dans les deux premiers cas, on administre au patient, en général ou à
la patiente s'il s'agit d'un examen prénatal, un traceur radioactif permettant sa détection externe. On parle de scintigraphies s'il y a émission de rayonnements gamma ou de TEP pour les tomographies d'émission de positons. La thérapie métabolique en médecine nucléaire, pour sa part, consiste là aussi à administrer un produit radioactif au patient mais le but est lui injecter une dose très précise d'énergie qui va détruire directement le tissu cible. La médecine nucléaire soigne par exemple les
cancers thyroïdiens par radiothérapie, au moyen de l'iode 131. En France, on dénombrait 192 services de Médecine Nucléaire et 404 gamma caméras en 2005. Historiquement, les premières applications se firent dans le domaine du traitement du cancer, l'oncologie, mais la médecine nucléaire permet maintenant d'étudier pratiquement tous les systèmes du corps humain. Au moyen d'explorations non traumatiques, aisément réalisables et renouvelables, elle apporte des renseignements sur l'organe étudié et permet de délimiter la morphologie, la situation et les rapports avec d'autres organes et d'éventuelles masses ou lésions connues, ainsi que le fonctionnement normal ou pathologique de ces organes. C'est pour ces raisons que de nombreuses spécialités médicales utilisent ses applications, citons la neurologie, l'oncologie, l'endocrinologie, la
néphrologie, la gastro-entérologie, la pneumologie, la cardiologie et l'infectiologie sans compter les diverses disciplines chirurgicales. La spécificité de la médecine nucléaire par rapport aux autres techniques d'imagerie médicale tient à la nature du résultat de l'examen, qui apporte des données physiologiques plutôt qu'anatomiques. On introduit des molécules, dont le comportement biologique est connu, dans le corps du patient en procédant le plus souvent sous forme d'injection dans une veine du bras. Le comportement de ces molécules est alors étudié par l'imagerie par émission de la gamma-
caméra, le
médecin pouvant de plus obtenir des images dynamiques, contrairement à la majorité des autres techniques. L'autre grand volet de la médecine nucléaire, le traitement par iode radioactif, est utilisé depuis plus de 40 ans dans le traitement de l'
hyperthyroïdie. Dans la plupart des cas, une seule prise d'iode radioactif, sous forme de gélule, suffit à guérir mais une deuxième voire une troisième prise sont parfois nécessaires. Précisons encore que l'iode radioactif est un traitement sûr et efficace qui n'a aucun effet secondaire, contrairement à la plupart des thérapies cancéreuses. Pour conclure, la
médecine nucléaire malgré un nom qui peut faire peur, est une thérapie tout à fait bénéfique pour l'homme car elle apporte à la fois un plus indispensable à la précision du diagnostic et du traitement de
maladies qui font des milliers de victimes chaque année.
Date de création : 16/07/2007 19:36
Contributions de Regine

La médecine nucléaire
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