Le rejet de toute forme d'homosexualité est le principe de base de l'homophobie. Les croyants s'appuient sur les paroles bibliques, « tu ne coucheras pas avec un homme comme avec une femme », les autres sont surtout dérangés par la différence, les plus virulents ayant parfois même des pulsions frustrées au nom de la morale et en veulent à ceux qui vivent leur homosexualité au grand
jour. Le fondement de la morale chrétienne est basé, entre autres, sur la symbolique de la différence des sexes. Tony Anatrella, prêtre et psychiatre, met en garde contre le risque de dissolution des normes dû à la confusion entre tendances sexuelles et identité sexuelle. Le
mariage, selon lui, ne doit pas devenir la légalisation de tous les phantasmes. Le lien social est en danger si on favorise l'
homosexualité et surtout les mariages homosexuels. En effet, l'homophobie est l'ennemie de l'homoparenté. Tous les tenants de l'homophobie soutiennent que l'enfant a besoin de l'altérité sexuelle pour se développer harmonieusement. Bien que le mot « tolérance » soit à la mode et que les gays aient aujourd'hui leur propre chaîne de
télévision, Pink TV, les manifestations d'homophobie sont encore latentes dans notre société. Si elle est très présente dans les milieux peu éduqués, l'homophobie, comme le racisme et toute autre forme de discrimination, diminue en fonction du niveau d'instruction, comme quoi la tolérance ne peut fleurir que sur un terreau d'intelligence et d'ouverture. Les enfants en général sont les premiers à transmettre l'homophobie malgré eux. Dès la cour de récréation, les petits mâles affirment leur virilité naissante en se moquant des « pédés », tout comportement ou aspect trop féminin chez eux est immédiatement sanctionné : tu n'es pas comme nous, tu n'es qu'une femmelette... Les homosexuels représentent cinq à dix pour cent de la population, quelle qu'elle soit, et ce sont donc cinq à dix pour cent d'enfants qui se sentent ainsi rejetés dès l'école. D'autant que cette période d'
apprentissage coïncide avec le développement physique et psychologique de l'
enfant puis de l'adolescent, l'âge où l'on se pose des questions sur son devenir sexuel. Se sentir ainsi ostracisé peut amener à refouler ses inclinaisons et à vouloir devenir « normal » par peur des autres, provoquant son malheur et celui de ses partenaires qui ne peuvent lui apporter le
bonheur. Mais beaucoup de jeunes maintenant assument leur orientation sexuelle, surtout si leur
famille les accompagne. Pourtant, un chiffre effrayant a été publié en 2005 dans
Le Monde, indiquant que les jeunes homosexuels sont treize fois plus nombreux à faire une tentative de suicide que les autres jeunes. Sachant que l'adolescence est déjà par elle-même source de mal-être et de doute, et que les adolescents font partie des populations à risque, le fait d'être homosexuel multiplie encore par treize les passages à l'acte. Les
médecins qui soignent les rescapés ont constaté qu'à quatre vingt pour cent, le geste est dû à la dégradation de l'estime de soi et au manque de respect perçu chez les autres. Alors, la tolérance ne doit pas être un vain mot, et tout homme ou femme doit obtenir le respect des autres sans que sa sexualité soit jugée, pas plus que sa religion ou ses convictions
politiques. Cela s'appelle les
Droits de l'Homme et la
France, qui en est la patrie, doit veiller à les appliquer à tous les âges et toutes les époques de la vie de ses citoyens.
Date de création : 22/07/2007 21:30
Contributions de Regine

Homophobie
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