Roman autobiographique publié en 1957 et écrit par Marcel Pagnol, « La Gloire de mon Père » (dont les suites sont intitulées « Le Château de ma Mère » et «
Le Temps des Cerises ») est également le titre du film de 1990 inspiré du roman de Marcel Pagnol, et réalisé par Yves Robert.
Dans ce premier volet, « La Gloire de mon Père »,
Marcel Pagnol nous raconte sa jeunesse en
Provence : né dans la campagne mais élevé à Marseille, son père, Joseph, est un
instituteur consciencieux employé dans une école publique laïque de
Marseille. La tante de Marcel, Rose, épouse l'oncle Jules, un homme jovial et bon vivant, mais surtout catholique croyant et pratiquant, ce qui crée des conflits entre Joseph et lui.
Pendant les grandes
vacances, Joseph et Jules décident d'emmener leur famille à la campagne. Au cours de ce séjour, Marcel se lie d'
amitié avec la sauvage Lili. Jules, quant à lui, décide d'apprendre à chasser à Joseph. Marcel aimerait beaucoup les accompagner pendant leur partie de chasse, mais les deux hommes refusent et quittent la maison alors que Marcel se lève. Marcel les suit discrètement. Pendant la chasse, Jules se moque délibérément des prouesses de Joseph en matière de
chasse, ce qui ne manque pas d'énerver Marcel. Alors qu'il se perd dans
la nature, il entend les chasseurs au loin et suit leur bruit jusqu'au sommet d'une falaise. Son arrivée en haut de la falaise fait fuir les bartavelles, des oiseaux légendaires. Joseph en abat deux mais Jules ne le croit pas quand il lui dit que c'est lui qui les a tués. Marcel ramasse alors les oiseaux et les tient par les pattes à bout de bras pour les montrer aux chasseurs qui sont en bas dans la vallée. Il « tend la gloire de son père vers le ciel ».
De retour au village, les habitants s'ébahissent devant les prouesses de Joseph. Marcel est extrêmement fier de son père, mais il se rend compte de la vanité de son père alors qu'il pose devant un photographe en tendant les
oiseaux. Un peu plus tôt, Joseph s'était moqué d'un de ses collègues qui avait posé devant le
photographe avec le résultat de sa
pêche, le traitant d'indigne.
A la fin de l'été, Marcel n'a plus aucune envie de retourner chez lui : il écrit un mot à sa famille disant qu'il compte rester là. Lili lui offre un endroit pour dormir, mais il est bien obligé de se rendre compte qu'il ne peut pas vivre tout seul. Il retourne alors chez lui, en espérant que ses parents n'ont pas encore vu son mot. Alors qu'il s'engage dans l'
escalier, ses parents lui parlent de sa lettre, mais ne lui avouent pas l'avoir lue en entier. Après avoir discuté avec ses parents, Marcel monte à l'étage et retrouve la
lettre là où il l'avait laissée. Après cela, la
famille fait ses valises et rentre à la maison.
En publiant « La Gloire de mon Père », Marcel Pagnol rend un hommage posthume à son père qu'il avait en grippe depuis son remariage après le
décès de sa femme, Augustine. Marcel Pagnol, qui s'était pourtant remarié plusieurs fois, ne parvint jamais à pardonner cet écart à son père. Alors que son père meurt en 1951, Marcel et lui sont toujours en froid. On peut donc considérer « La Gloire de mon Père » comme une sorte de pardon et de réconciliation posthume de la part de
Marcel Pagnol envers son père.
Date de création : 26/07/2007 11:16
Contributions de Elisa

La Gloire de mon Père
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