La mission de l'ENA, Ecole Nationale de l'Administration, reste inchangée depuis 1945 : l'ENA forme les hauts fonctionnaires de la République... De 1957 à 1960, les candidats à l'ENA avaient une chance sur trois de réussir le concours d'entrée. En 2000, sur les cinq cent quarante neuf présents, cent dix neuf ont été déclarés admissibles... Sur cette grosse centaine
d'admissibles, seuls soixante candidats ont été retenus ! Et souvent, ce sont les anciens de Science Po Paris qui tirent le mieux leur épingle du jeu. Les cinq épreuves d'admissibilité sont toutes affectées du coefficient quatre, sauf la dernière dont la discipline reste au choix du candidat. Les quatre autres se composent de trois compositions (c'est à dire droit public,
économie, culture générale) et une note à partir d'un dossier concernant des questions relatives à l'
Union Européenne ou à des question sociales. Cinq épreuves orales et une épreuve physique conditionnent ensuite l'admission : c'est l'entretien de personnalité et les motivations du candidats qui compte le plus, car cette dernière épreuve est affectée d'un coefficient six. Les IEP (Instituts d'Etudes Politiques, qu'on appelle communément « Science Po »...) et quelques universités proposent à leurs étudiants une préparation au
concours de l'ENA. La Prep'ENA de
Science Po Paris est la plus réputée, mais elle est seulement réservée aux diplômés d'
IEP qui satisfont aux tests de sélection.... La scolarité à l'ENA dure deux années. La première année est consacrée à deux stages de six mois, l'un dans une
entreprise publique ou privée, l'autre dans une administration, en France ( donc dans une
préfecture, une
mairie, un
conseil régional...) ou à l'étranger dans une
ambassade ou une organisation internationale. La deuxième année, les étudiants retournent sur les bancs de l'école pour suivre des
cours magistraux et des exercices d'application en groupe. Parallèlement aux conférences, des tables rondes permettent d'accueillir des intervenants extérieurs, tels que des
fonctionnaires, des universitaires, des hommes
politiques, des
journalistes, et ce pour entraîner les étudiants à fréquenter l' « élite » supposée de la
France.... Déterminés par le rang de sortie de l'ENA , les postes sont très variés. Certains sont purement juridiques, tel que celui de conseiller dans un tribunal administratif ou d'auditeur au
Conseil d'Etat. D'autres s'appuient fortement sur le
droit : conseiller dans une chambre régionale des comptes ou auditeur à la
Cour des Comptes.... Autres débouchés classiques : administrateur civil dans un ministère, ou
préfet....Ou encore inspecteur des
finances ou inspecteur des affaires sociales... Et pour ceux qui préfèreront l'expatriation, l'ENA mène aussi aux poste de secrétaire des Affaires étrangères ou d'attaché commercial à l'étranger... Bref, un bel éventail de carrières prestigieuses, mais réservées à une élite. A vous de vous situer !
Date de création : 26/07/2007 12:45
Contributions de Ludovic

Ecole Nationale de l’Administration
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