L'OAS, Organisation Armée Secrète, est une organisation terroriste qui a sévit en Algérie et en France au début des années 1960. Selon certains historiens, comme Rémi Kauffer, l'OAS aurait été à l'origine d'environ 1700 ou 2000 homicides. L'OAS est probablement née, au cours de l'année 1960. A cette période, la France est en pleine guerre d'Algérie. Le président de la République,
René Coty, ne sait comment gérer cette crise, et rappelle le Général Charles de Gaulle. Après le fameux discours du « Je vous ai compris », De Gaulle annonce l'autodétermination de l'Algérie. Les partisans de l'Algérie française ressentent cette annonce comme une trahison. Les plus extrémistes d'entre eux se regroupent pour former, ce qui deviendra l'OAS. Parmi les fondateurs de l'organisation, on trouve Raoul Girardet et Jacques Soustelle. Cette association va se battre pour tenter de garder l'Algérie française et pour se venger de la trahison du Général de Gaulle. La première victime de l'organisation est un
avocat nommé Pierre Popie, ce dernier, avait déclaré à la
télévision « l'Algérie française est morte ». L'organisation montre ainsi pourquoi elle se bat et jusqu'où elle est prête à aller. Le 21 avril 1961, l'OAS et ses quatre principaux acteurs, quatre généraux de l'Armée Française, (Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller), tentent de prendre le pouvoir à Alger, mais sans succès, c'est ce que l'on appelle le putsch d'
Alger. Il faut savoir, que certains historiens datent la naissance de l'OAS à cette période, d'autres au cours de l'année 1960. La détermination de l'OAS est mise à l'épreuve suite à cet échec. Mais l'organisation persiste et environ un an après le putsch des généraux, l'OAS tente une nouvelle mission. Le 22 août 1962, alors que le
Général Charles de Gaulle et sa femme se rendent à
Colombey-les-deux-églises, la voiture, une DS du Président est mitraillée par les hommes de l'OAS. Cet attentat est appelé "attentat raté du Petit Clamart". A la suite de cet attentat de nombreux hommes de l'OAS furent arrêtés et emprisonnés. Un d'eux fut même condamné à mort, et a été mis à
mort le 11 mars 1963. Au cours de l'année 1962, six cent quatre-vingt trois membres de l'OAS sont arrêtés. Après les procès, cent dix-sept membres de l'OAS seront acquittés, les autres seront condamnés à des peines de
prisons avec ou sans sursis. Sur tous les membres de l'organisation, seul trois ont été exécutés, Roger Degueldre, Claude Piegts et Albert Dovecar. Au total, la
police aurait arrêté, près de 3700 membres de l'OAS. En 1964, les condamnés dont la peine n'excédait pas quinze ans de prison, furent amnistiés. En 1966, une centaine de prisonniers sont amnistiés et les condamnations à leur encontre sont supprimées. En 1968 et en 1974, d'autres amnisties sont prononcées et d'autres condamnations effacées. En 1982, les officiers eux, sont réintégrés à l'armée. Toute l'histoire se finit en 1987, une dernière
amnistie étant prononcée, et les derniers « partisans » de l'OAS rejoignent le régime gaulliste. L'OAS a été, une des plus prolifiques organisations terroristes, qui a sévit en France. En trois ans, elle est à l'origine de nombreux homicides, l'OAS a provoqué des centaines d'attentats et a voulu tuer le
président de la République. L'OAS fait partie de l'histoire de
France, et du triste passage de la guerre d'
Algérie.
Date de création : 30/07/2007 10:30
Contributions de Anaïs

OAS
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