envoyer la page à un ami Ajouter aux favoris Version imprimable dico de la beauté dico des célébrités dico des marques dico de la musique dico des finances annuaire Histoire


La bataille de Bir Hakeim, une victoire héroïque des Forces Françaises Libres



Du 27 mai au 11 juin 1942 eut lieu la bataille de Bir Hakeim, opposant les forces françaises libres dirigées par le général Koenig, à l'Afrika Korps, l'armée motorisée italo-allemande conduite par le redoutable général Rommel. Pendant 16 jours, la première brigade française libre résista vaillamment au rouleau compresseur italo-allemand, permettant aux Britanniques de se replier et
d'attendre leurs nouvelles troupes afin de gagner la bataille d'El Alamein... Voici cette histoire... Au début de l'année 1942, les Britanniques se heurtent aux forces germano-italiennes en Libye, à Tobrouk, port stratégique entre la Libye, colonie Italienne, et l'Egypte, protectorat britannique. Les Français occupent alors le sud du dispositif de la 8me armée britannique à Bir Hakeim, un petit point d'eau désaffecté au milieu du désert de Libye. Cette position n'est alors qu'un point d'appui du dispositif britannique à l'extrême gauche. Mais Bir Hakeim revêt dès lors une importance particulière. En effet, seule cette position peut empêcher Rommel d'encercler les forces alliées par le Sud après la chute de Tobrouk. Si la position tombe, les chars allemands peuvent envahir le Caire et s'approprier le canal de Suez, but indéniable de Rommel. La brigade française libre est assez hétérogène, formée de 3 700 hommes répartis en 6 bataillons, la plupart de la Légion étrangère. Elle comprend des Républicains Espagnols connaissant la guérilla, des forces de Bazorka, d'origine géorgienne, des hommes de Centrafrique, d'autres du Pacifique sous les ordres du colonel Roux, des fusiliers marins du commandant d'Amyot d'Inville et des forces de l'infanterie de marine du commandant Savey. On y trouve aussi un régiment d'artillerie, des compagnies nord-africaines, de sapeurs-pompiers, etc... L'armement est lui aussi complètement hétéroclite, avec quelques canons, des chenillettes... et la garnison ne dispose au départ que de 10 jours de ravitaillement et de 20 000 obus. Quant au terrain, miné par les Français, il ne s'agit que d'un désert aride sans possibilités de mise à couvert et sans obstacles naturels. Le but de Rommel est d'encercler les forces britanniques en prenant facilement, le petit bastion français de Bir Hakeim. Le 27 mai au matin, Bir Hakeim est d'abord attaqué par les Italiens et la division blindée « Ariete ». Les assaillants pénètrent dans le point fort mais sont repoussés par les Français. 40 chars italiens restent sur le terrain. À partir du 1er juin, les Allemands et les Italiens encerclent Bir Hakeim. Leur supériorité numérique est écrasante ainsi que leurs forces d'armement. La position française est attaquée par de l'artillerie, des obus, des bombardements, jusqu'au 10 juin sans que les Français ne baissent les bras. Malgré une infériorité numérique, un armement moins performant, les Français ripostent fermement en étant soutenus de temps à autre par l'aviation britannique. Tirs d'artillerie, bombardements aériens harcèlent la Brigade qui pourtant ne cède pas un pouce de terrain et qui, en outre, inflige de lourdes pertes à l'ennemi. Les vivres commencent à manquer mais un groupe de volontaires courageux réussit à faire pénétrer un convoi de trente camions de nuit. Cette incroyable audace recule l'échéance. Rommel lance alors un ultimatum pour exiger une reddition. Koenig lui répond : « nous ne sommes pas ici pour nous rendre ». La résistance française dès le 8 juin, devient héroïque. Le 10 juin, à bout de forces, les Français reçoivent enfin l'ordre d'évacuer. Sans eau, sans vivres, pilonnés par l'artillerie allemande, les légionnaires se battent jusqu'au bout contre les panzers et les bombardiers. Au bout de deux heures, fatigués de ces maudits Français, les Allemands décident de remettre leurs assauts au lendemain. Ils ne savent pas que les Français n'ont pratiquement plus de munitions. La sortie de Bir Hakeim doit avoir lieu à 23 h, les Anglais sont prévenus mais le déminage du terrain pose problème. Un étroit passage a été déminé pour permettre l'évacuation au lieu des 200 m prévus. Les Français foncent alors et peu de véhicules sautent sur le reste des mines. C'est la ruée vers le sud-ouest et les petits groupes disséminés réussissent à neutraliser les trois lignes de défense ennemies. Les forces du capitaine Lamaze s'illustreront particulièrement. Celui-ci sera tué. La plus grande partie des effectifs réussit malgré tout à traverser les lignes ennemies. Les Britanniques voient arriver les premiers Français vers 4 h du matin. Ils ramènent avec eux des blessés et du matériel encore utilisable. La sortie est un succès complet et Rommel, ne sachant pas que Bir Hakeim est désertée, lance un nouvel assaut le matin. Le 11 juin, la Luftwaffe qui a épuisé tout son carburant dans ses 1 400 raids sur Bir Hakeim, ne peut plus bombarder les colonnes françaises et britanniques. Rommel raconta : « une fois de plus, la preuve était faite qu'un chef français (...) peut réaliser des miracles, même si la situation est apparemment désespérée ». Avec cette résistance acharnée, la Première Brigade Française libre permit aux Britanniques de se dégager et de redresser la situation à El Alamein. Le retentissement de cette victoire française fut immense, rassurant les résistants français mais prouvant aussi aux Alliés que la France avait encore un rôle à jouer. Rommel verra ses ambitions ruinées au Moyen-Orient malgré ses 90 000 hommes et ses 575 panzers, armes redoutables, bien plus mobiles que les 994 chars britanniques. Rommel, intervenant lui-même et ayant fait intervenir aussi la Luftwaffe, dira : « sur le théâtre des opérations africaines, j'ai rarement vu combat plus acharné. ». Au total, 2 619 hommes des Forces Françaises Libres, réussiront à rejoindre les Britanniques sur les 3 703 hommes au départ. À l'inverse, du côté de l'axe italo-germanique, les pertes seront lourdes : 3 300 tués, blessés ou disparus, 277 prisonniers, une cinquantaine de chars détruits, 7 avions, 42 Stukas... Adolf Hitler déclara : « Il nous faudra après la guerre, nouer une coalition capable de contenir militairement un pays capable d'accomplir des prouesses sur le plan militaire qui étonnent le monde comme à Bir Hakeim »... Il oublia bien vite son admiration pour ses ennemis et donna l'ordre d'exécuter les prisonniers français au nombre de 814, ce que Rommel refusa de faire...

Date de création : 09/08/2007 19:44
Contributions de Catherine
Votez cet article :   Très bien    Bien    A revoir


bataille de Bir Hakeim
Bataille de Bir Hakeim


Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :

Aix-la-Chapelle, entre art barbare et symbole du pouvoir chrétien au VIIe siècle.



tests gratuits
Vous avez un peu de temps ? Amusez-vous avec nos jeux et tests gratuits!


cvs gratuits
Vous recherchez un emploi ? Inspirez vous de nos exemples et modèles de cv gratuit








Il y a aucun commentaire pour cet article :



Nom ou pseudo :

Commentaire : (les commentaires abrégés en SMS seront supprimés)
Vos commentaires sont soumis à modération. Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.

:-) ;-) :-/ :-| LOL :-D :( :-C 8-) :-o ;-( 8-O



Recopiez le code de l'image dans la case :

confirmation de votre commentaire




Navigation:
Masques au concombre à réaliser à la maison, selon votre peau Omaha Beach : la plage du jour le plus long pour l’opération « Overlord » en 1944


A voir dans notre annuaire :
  Rubrique > Histoire (207 sites)
  Rubrique > Guerres (19 sites)
  Rubrique > Seconde guerre mondiale (6 sites)


[Retour au guide Aquadesign]