Fils d'émigré italien, John Fante est né dans le Colorado en 1909 et décédé en 1983. Son oeuvre d'écrivain couvre une période très riche en bouleversements et en progrès aux
Etats-Unis, principal décor de ses romans. Fils d'une
famille croyante et conservatrice, John Fante a une enfance
de turbulent gamin des
rues mais fortement marquée par l'école jésuite qui brime sa curiosité. Il commence à écrire très tôt et ses premières nouvelles sont remarquées par le célèbre H. L. Mencken, rédacteur en chef de la fameuse revue littéraire « The American Mercury », alors qu'il n'a encore que vingt-six ans. Suivront des romans et d'autres nouvelles qui racontent toutes la vie de l'auteur, mais avec une dose d'arrangements avec la vérité qui donne toujours envie de savoir la suite. Personnage cher au coeur de Charles Bukowski qui voit en lui un maître, John Fante est un romancier sensible, enflammé et charismatique. Son premier roman, « Bandini » paru en 1938, décrit les déboires d'un jeune fils d'immigrés Italiens aux prises avec ses passions, l'art, la philosophie, les femmes, et qui cherche à se faire une place dans son
Colorado natal. La part d'
autobiographie est déjà là, qui nous rend complice de John Fante et de qu'il veut bien nous laisser voir de lui. Son écriture est élégante et le personnage de Bandini, manipulateur, joueur et jouisseur, entre dans la lignée des héros inimitables qui marquent les esprits. Le succès qu'il rencontre auprès du public amène l'auteur à écrire trois autres romans pour constituer avec « Bandini », un cycle autobiographique en quatre pièces, constitué de « La route de
Los Angeles », « Demande à la Poussière », et plus tardivement de « Rêves de Bunker Hill ». En parallèle à son travail de romancier, John Fante entame en 1952, grâce au succès de « Plein de Vie », une carrière de scénariste à Hollywood où il s'installe avec sa jeune femme, Joyce, éditrice. Mais, dans le fond, John Fante admet qu'il ne considère sa vie et son
travail à
Hollywood que dans un but alimentaire, et que l'
écriture de ses romans demeure le centre de ses pensées. Jusque l'âge de soixante-quatorze ans, John Fante dicte à sa femme Joyce les épreuves de « Rêves de Bunker Hill » car le
diabète l'a rendu aveugle. Il a eu avec son épouse quatre enfant, dont l'
écrivain Dan Fante. Les ouvrages de John Fante ont été publiés tardivement en
France, « Grosse Faim » par exemple est un recueil de nouvelles écrites entre 1932 et 1959, publié en 2001 chez Bourgois. Pour terminer, si vous avez la curiosité de lire un des romans truculents de John Fante, pourquoi ne pas commencer par « Mon chien stupide », qui conte l'histoire d'
amour poignante entre un chien peu recommandable et une truie placide... Sous ses dehors de comédie, c'est notre rapport aux
animaux, et aussi aux autres, qui est mis en question, dans ce
livre bien écrit, qui se lit avec
bonheur et qui finit trop vite !
Date de création : 13/08/2007 15:27
Contributions de Regine

John Fante
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