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Bataille des Ardennes, la dernière offensive allemande avant la capitulation



Depuis le débarquement en Normandie, les Américains et les Anglais dirigent les opérations sur le front ouest, les Allemands ne menant plus que des batailles défensives. Forts de leur succès, ils sont surpris le 16 décembre 1944 quand retentit un feu d'artillerie sur les hauts plateaux des Ardennes à 5 h 30 du
matin, atteignant la première armée américaine. Selon les secteurs, les bombardements durent entre 20 et 90 minutes... Alors que tout semblait gagné pour les Alliés depuis 18 mois, voilà que les Allemands reprenaient l'offensive... Hitler avait, seul, préparé cette opération déjà depuis septembre au lendemain du débarquement. Il ne révéla son plan que le 24 octobre à ses généraux Westphal et Krebs, chefs d'état-major de Von Runstedt et du feld-maréchal Model. Le but d'Hitler en passant par les Ardennes, maillon faible du front américano-anglais, était de s'emparer d'Anvers afin d'anéantir les Britanniques. N'ayant plus alors à la table des négociations que les Américains et les Soviétiques, Hitler pariait sur une paix séparée et une coopération avec les Américains pour lutter contre les Soviétiques. Pour mener à bien l'opération, il fallait compter sur l'effet de surprise. Le secret fut bien gardé. D'abord fixée au 27 novembre, la date de l'opération fut repoussée au 16 décembre pour que les différentes armées puissent se coordonner. Il fallait aussi procéder à l'acheminement du matériel, de nuit, afin de ne pas éveiller les soupçons des Alliés. Les canons étaient tirés par des véhicules ou des chevaux, les Panzers étaient couverts de paille. Les aviateurs américains qui survolaient le front étaient tout simplement étonnés. Le résultat fut un rassemblement de 30 divisions allemandes à près de 130 kms de la ligne d'attaque. Cela représentait 250 000 hommes, 2 000 canons, entre 1 000 et 1 500 chars, 1 500 avions... Cette préparation fut gigantesque. Hitler aux commandes des opérations, discutait du plan en détails au grand dam de Von Runstedt et de Model qui auraient préféré une opération de moins grande envergure. Mais Hitler savait se montrer persuasif... Du côté des alliés, on ne comptait que 6 divisions américaines, soit 82 000 hommes non préparés à une attaque surprise. Ainsi, le 16 décembre, après les feux d'artillerie, les blindés entrent en jeu. Le temps facilite les choses : il fait du brouillard empêchant les avions alliés d'intervenir. Face à la surprise, les unités américaines sont complètement désorganisées. Elles le sont d'autant plus que des Allemands déguisés en Américains appliquent « l'opération Greif ». Ils sèment la panique à l'arrière en répandant de fausses rumeurs, font sauter des dépôts de munitions, coupent les câbles téléphoniques, etc... Même si le stratagème est découvert, il suffit à éveiller tous les soupçons et à surévaluer la puissance allemande. Ainsi, les Américains perdent un temps précieux à contrôler n'importe quel véhicule et n'importe quel soldat ou officier pour savoir si oui ou non, il s'agissait bien de forces alliées. Eisenhower, qui est à Versailles, envoie toutes les forces blindées disponibles ainsi que des divisions de parachutistes. Elles arrivent à Houffalize puis à Bastogne, un grand carrefour routier. Comme prévu, les avions ont du mal à intervenir. Mais les Panzers allemands ont du mal à percer le front à Monschau mais progressent en direction de Spa, lentement cependant. La 9me division blindée SS attaquée par les parachutistes américains, doit rebrousser chemin. Houffalize est finalement conquise par les Allemands alors que Bastogne résiste jusqu'à l'intervention américaine de la 3me armée de Patton. À l'ouest, l'armée allemande est stoppée, au sud, elle atteint presque Dinant tandis que les autres troupes arrivent à 6 kms de la Meuse. Le rêve d'Hitler part en miettes quand les Américains déploient toutes leurs forces d'autant plus les conditions atmosphériques se sont améliorées et que les bombardiers peuvent agir. C'est l'annonce de la défaite allemande quand les troupes nazies se replient. Dès le 22 décembre, Von Runstedt et Model avaient demandé l'autorisation de repli à Hitler, qui, fidèle à ses habitudes, avait refusé. La retraite se fit donc de manière complètement désordonnée, l'armée allemande subissant de lourdes pertes, tant en hommes qu'en matériels. Le 20 janvier, les Allemands se retrouvent au point de départ en ayant perdu 100 000 hommes, 800 chars et 1 000 avions. Côté allié, ce seront aussi de lourdes pertes avec près de 83 000 hommes et 800 blindés, mais les Américains ont des réserves. Les pertes allemandes seront irréparables, précipitant ainsi la fin du conflit mondial. Pour les alliés, la bataille des Ardennes aura différé de trois semaines l'invasion de l'Allemagne nazie, en facilitant au vu des pertes ennemies, les combats sur le Rhin. Une fois de plus, la mégalomanie d'Hitler lui aura fait perdre la bataille.

Date de création : 16/08/2007 11:14
Contributions de Catherine
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Bataille des Ardennes
Bataille des Ardennes


Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :

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