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Aloïs Brunner, le bras droit d’Adolf Eichmann, condamné mais jamais rattrapé



Condamné par contumace à la prison à perpétuité le 2 mars 2001 devant la Cour d'Assise de Paris, Aloïs Brunner n'a cependant jamais été rattrapé. Né le 8 avril 1912 à Rohrbrunn en Autriche, dans la partie hongroise de l'empire autrichien, Aloïs Brunner grandit dans une famille de
petits paysans nationalistes, fortement catholiques et antisémites (la défaite de la Première Guerre mondiale était due aux Juifs selon eux !). L'adolescent pauvre, doit arrêter ses études à l'âge de 14 ans et trouve un emploi d'apprenti dans un grand magasin. Cinq ans plus tard, il adhère au parti nazi autrichien puis est admis dans les SA, les sections d'assaut nazies où il se montre enthousiaste. Finalement, le parti nazi est interdit en Autriche et Aloïs Brunner doit rejoindre la Légion autrichienne le 19 juin 1933 où il rencontre Adolf Eichmann qui sera un des principaux exécutants de la « Solution finale ». Sous couvert de son protecteur Eichmann, Aloïs Brunner va pouvoir extérioriser sa haine des Juifs. Après la Nuit de Cristal en novembre 1938, Brunner postule pour faire partie des SS. Il y est accepté le 10 avril 1939 sous le matricule 342.767 puis entre dans la police secrète (SD ou Sipo) dont relève la Gestapo. Là, on lui confie un poste à la section des affaires juives. Il entreprend alors un grand « nettoyage » de Vienne et, lorsqu'il quitte la capitale autrichienne, il ne reste plus que 8 300 Juifs. Tous les autres ont été tués ou déportés. Aloïs Brunner, qui s'était fait remarquer pour son efficacité pour le règlement de la question juive, rentre alors à Berlin en octobre 1942. Là encore, il s'occupe des déportations puis il est muté à Salonique en Grèce pendant quelques mois en 1943 où il fait déporter plus de 40 000 Juifs. Décidemment très efficace, sa hiérarchie le nomme à Drancy où il organise encore la déportation des Juifs à partir du 18 juin 1943, avec le grade de capitaine (SS Hauptsturmführer). Là encore, il se montre un collaborateur plus que zélé, faisant déporter hommes, femmes et enfants, dont le plus jeune n'avait que... 15 jours ! Ils iront tous à Auschwitz ou à Bergen-Belsen et l'issue de leur voyage sera pour la plupart, la mort. Aloïs Brunner, adepte fervent de la « Solution finale » rejoint ensuite la Slovaquie après avoir quitté Drancy le 17 août 1944. Là aussi, il continuera son travail faisant déporter 13 500 Juifs... À la fin de la guerre, Aloïs Brunner change d'identité se faisant passer pour un simple soldat de la Wehrmacht « Aloïs Schmaldienst ». Il bénéficie alors d'un incroyable coup de pouce du destin puisqu'un de ses homonymes (A. Brunner mais Anton Brunner et non Aloïs) est aussi un membre de la Gestapo et il est aussi capitaine SS. Anton Brunner est capturé et exécuté à Vienne par les Soviétiques. De fait, plus personne ne se penche sur le cas d'Aloïs Brunner que tout le monde croyait mort (on évoque même dans la presse la mort de Anton-Aloïs Brunner !). Il a désormais le champ libre et se sert de sa nouvelle identité « Schmaldienst » et trouve un emploi de chauffeur dans... l'armée américaine ! Il se procure un nouveau passeport et retourne en Allemagne, dans la région de Essen... Il y vit tranquille jusqu'en 1953. Mais à cette date, la justice allemande recommence la chasse aux criminels nazis. Aloïs Brunner se fait alors appeler Georg Fisher, part au Caire en Egypte puis en Syrie à Damas où il rejoint un centre d'accueil pour nazis en fuite. Il en prend la direction. Sept ans plus tard, sa présence en Syrie est révélée par un ancien espion de la police de sûreté (RSHA). Le 3 septembre 1961, un colis piégé attend Aloïs Brunner à la Poste de Damas, colis envoyé par le Mossad (services secrets israéliens). Si les deux postiers sont tués, Fisher alias Brunner n'est que blessé bien qu'il soit donné mort par la police. Brûlé au visage, Brunner a perdu l'oeil gauche. La dernière fois que cet homme a été vu, c'était à Damas en octobre 1992. Cet homme s'est rendu coupable de la déportation de 47 000 juifs autrichiens, 43 000 juifs grecs, 25 000 juifs français, il a été impliqué dans les rafles de Berlin ou des enfants d'Izieu. Au total, on peut estimer le nombre de Juifs déportés par Aloïs Brunner à 147 000 ! En Syrie, embauché en tant que conseiller du gouvernement, il mit en place des techniques de torture dans les prisons syriennes. Traqué sans relâche par Simon Wiesenthal, son extradition avait été réclamée par de nombreux pays dont l'Allemagne et la France mais sans succès. On prétend qu'il serait mort en 1996 et enterré au cimetière chrétien de Damas mais ceci fut contredit par des journalistes allemands. Il est pourtant probable que cet homme est mort en Syrie, ayant échappé à la justice pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Pourtant, le mois dernier, le ministère de la Justice autrichien promettait une récompense pour qui capturerait Aloïs Brunner et Aribert Heim...

Date de création : 20/08/2007 18:00
Contributions de Catherine
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Aloïs Brunner
Aloïs Brunner


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