Disparu depuis peu, Philippe Noiret était né en 1930 dans la ville de
Lille. Comédien et acteur, il évolue au sein d'une
famille de
commerçants et passe durant son enfance, de grands moments dans la ville de
Toulouse, à laquelle il restera d'ailleurs très lié. Son père est un passionné de littérature et transmet son attrait pour les auteurs français à son fils. Peu brillant à l'école, Philippe Noiret est élève au lycée Janson de sailly puis intègre un lycée de
Seine et Marne. A cette période, il rejoint la
chorale des « Petits chanteurs à la croix de bois », expérience qui lui permettra de se rendre à Saint Pierre de
Rome en 1949 pour une représentation. Après trois échecs successifs à l'
examen du
baccalauréat en 1950, il quitte l'école et décide de suivre des cours d'art dramatique à
Paris. Après avoir été l'élève de Roger Blin, il suit des cours au Centre dramatique de l'ouest et c'est en ce lieu qu'il rencontrera Jean-Pierre Daras. Sur les conseils avisés d'Henry de Montherlant, qui voit en lui un véritable avenir du cinéma et du théâtre, Philippe Noiret va intégrer en 1953 le
théâtre National Populaire. Retenu par Jean Vilar et Gérard Philippe, l'acteur va rejoindre la troupe pour une durée de sept ans, et interprètera une multitude de grands rôles classiques dans des pièces telles Le Cid, de
Corneille, ou encore Le Malade Imaginaire. C'est en 1960 que sa carrière d'acteur prendra un essor considérable. Après son premier passage en 1956, dans le film d'Agnès Varda intitulé « La pointe courte », Philippe Noiret s'illustrera dans l'oeuvre cinématographique de Louis Malle « Zazie dans le métro ». En 1966, « La vie de château », de Jean-Paul Rappeneau, rencontre un vif succès et permet au
Comédien de se classer parmi les meilleurs acteurs du cinéma français. Un an plus tard, il s'illustre en bon vivant dans le film d'Yves Robert « Alexandre le Bienheureux ». Puis c'est le grand
Alfred Hitchcock qui fera appel à lui en 1969 pour « L'étau ». Quelques années plus tard, il joue aux côtés de
Michel Piccoli, Ugo Tognazzi et
Marcello Mastroianni, dans « La grande bouffe », de Marco Ferreri. En 1973, ce film fera scandale au
festival de Cannes. Philippe Noiret fait également carrière en
Italie, avec un second film sous la direction de Marco Ferreri intitulé « Touche pas à la femme blanche ». Plus tard, le film de Guiseppe Tornatore « Cinéma Paradisio » le rendra célèbre aux yeux du monde entier. En 1976, il est à l'affiche avec
Romy Schneider pour « Le vieux fusil », oeuvre pour laquelle l'acteur remportera sa première récompense, un César. Après sa rencontre avec Bertrand Tavernier dans « L'horloger de Saint-Paul », va débuter une grande histoire d'
amitié entre l'acteur et le réalisateur, les liant ainsi pour de nombreux autres films comme « Que la fête commence », ou « La vie et rien d'autre », pour ne citer que ces deux oeuvres. Au cours de l'année 2000, c'est la consécration de sa carrière d'
acteur, pour laquelle Gille Jacob lui remet le Trophée du meilleur ouvrier de
France. En juillet 2005, il est décoré de la
Légion d'honneur, récompense qu'il avait jusqu'à présent toujours refusée. Le 23 octobre dernier, le
cinéma français perdait l'un de ses plus grands acteurs, qui s'éteint à
Paris, des suites d'un
cancer.
Date de création : 21/08/2007 16:35
Contributions de Amandine Neirinck

Philippe Noiret
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