Né dans le
nord de la France, à
Valenciennes très précisément, Jean Lefebvre s'illustra à la fois au théâtre et au
cinéma, cependant, à ses débuts, c'est en tant que
chanteur de cabaret
qu'il voulut se faire connaître. En effet, vers la fin des années quarante, Jean Lefebvre se spécialise dans les rôles comiques, qu'il habite à la perfection au sein d'une troupe appelée « Les Branquignols ». On le retrouvera alors dans « La belle américaine », en 1961, ou en compagnie de
Jean Gabin dans « Le gentleman d'Espom » une année plus tard. Au cours des années cinquante, on l'aperçoit dans des seconds rôles au sein de films tels que « Et dieu crée la femme », aux côtés de
Brigitte Bardot, mais également dans « Les diaboliques », ou encore dans le film intitulé « Un drôle de dimanche ». La majorité des rôles tenus par l'acteur furent burlesques. Avec la trilogie de « La septième compagnie », Jean Lefebvre et Pierre Mondy nous donnent une vision très parodique de la
France en guerre, et si certains parlent de ces films comme donnant une navrante image des conflits franco-allemands, nombreux restent les inconditionnels de l'irrésistible Pitivier. Aux côtés de l'exquis
Louis de Funès, Jean Lefebvre sera également à l'affiche d'une longue série d'épisodes du «
Gendarme à
Saint-Tropez ». Il y campe le personnage de Lucien Fougasse, dès lors très célèbre maréchal des logis. De nombreux réalisateurs confieront à Jean Lefebvre des premiers rôles, et restera fidèle à certains d'entre eux pendant de longues années, citons alors Georges Lautner ou encore Michel Audiard (« Les tontons flingueurs »). Dotés de titres populaires et peu communs, Jean Lefebvre s'illustra également au sein de films tels « C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule », « La situation est grave...mais pas désespérée », ou encore « On est pas sortis de l'auberge ». Qualifié de bon vivant, Jean Lefebvre tenta de faire de sa vie un
bonheur de tous les instants. Peu avant sa mort, nous avions pu voir l'acteur à l'affiche de la pièce intitulée « Les Jumeaux », au
théâtre. Dans le film « Les vignes du seigneur », sa prestation d'acteur est soulignée. Côté coeur, l'acteur fut marié quatre fois. Pendant la
deuxiéme guerre mondiale, Jean Lefebvre fut mobilisé. Il fit partie des libérateurs du
pays en 1944. En 1950, il se marie à Micheline Reine Grasser, de laquelle il
divorce douze années plus tard. En 1967, il épouse Catherine Chassin. Tous deux divorcent en 1973, pour se marier finalement un an plus tard...et divorcer à nouveau en 1977. Enfin, à
Las Vegas, en 1994, Jean Lefebvre épousera Brigitte qui restera présente à ses côtés jusqu'à sa
mort. En 1999, véritable adepte du loto, Jean Lefebvre avait reçu de la
Française des jeux plus de trois millions et demi d'
euros, grâce au
loto. Une partie de cette somme avait alors contribué à lui faire réaliser son
rêve, ouvrir un restaurant au
Maroc (Marrakech). Reflétant l'homme qu'il était et son
mode de vie, l'
acteur choisit de nommer ce lieu « La bohème ». Il s'éteint en 2004 à
Marrakech, à la suite d'une crise cardiaque.
Date de création : 24/08/2007 10:39
Contributions de Amandine Neirinck

Jean Lefebvre
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