L'essence actuellement utilisée comme
carburant dans la plupart des moteurs thermiques ou des moteurs à explosion à allumage commandé est en fait un mélange d'hydrocarbures, auxquels sont souvent ajoutés d'autres produits, tels des combustibles ou des adjuvants. On trouve en moyenne dans l'essence: vingt à trente pourcent d'alcanes (des
hydrocarbures saturés en fait), cinq pourcent de cycloalcanes (des hydrocarbures saturés cycliques), trente à quarante cinq pourcent d'alcènes (des hydrocarbures non saturés), et enfin trente à quarante cinq pourcent d'hydrocarbures aromatiques, de la famille du benzène. Pour l'essentiel, ces produits sont issus de la distillation du pétrole. Lorsque survient une pénurie de
pétrole, il sera aussi fait appel à la distillation des schistes bitumineux, notamment comme cela s'est pratiqué il y a quelques dizaines d'années dans l'exploitation de la mine des Télots, à
Autun. Pour l'octane, c'est en fait la combustion d'un mélange d'air et de vapeur d'octane qui produit une déflagration, déflagration dont le front de flamme dans le mélange se propage à une vitesse inférieure à la vitesse du son (soit, pour obtenir un ordre de grandeur, vingt mètres par seconde)....Au contraire, pour l'heptane, la combustion provoque une détonation, et le front de flamme se déplace plus vite que le son et engendre une onde de choc. Actuellement et au vu des technologies mises au point, un moteur à détonation aurait une durée de vie très courte par rapport aux moteurs à explosion actuels. L'expression « moteur à explosion » est cependant peu précise, car les déflagrations (tout comme les détonations d'ailleurs) sont toutes les deux des explosions ! Il apparaît donc plus judicieux d'employer le terme de « moteur à combustion interne »... Depuis les années soixante dix et les deux grands
chocs pétroliers, les constructeurs automobiles et les politiques d'état ont été obligés de réduire globalement la consommation des principaux modèles automobiles, notamment pour faire face à l'épuisement des ressources pétrolières d'ici quelques dizaines d'années. On notera qu'en France, la consommation moyenne du parc
automobile passe ainsi d'un peu plus de huit litres aux cent kilomètres à sept litres en 2004. La consommation du "véhicule neuf moyen" qui est commercialisé en France en 2005 est, elle, de six litres aux cent kilomètres... Par ailleurs, et pour la quatrième année de suite, la consommation globale annuelle de super et de gazole a nettement reculée en
France, pour revenir au niveau qu'elle avait en 1996, c'est à dire vingt neuf millions de mètres cubes ! Cette baisse sensible s'explique notamment par la hausse du prix de l'essence, qui entraîne une diminution du kilométrage parcouru, diminution favorisée par le vieillissement de la population française (on retrouve cette tendance tant en
Allemagne qu'en
Grande-Bretagne) mais aussi par une nette diminution de la vitesse, aidée par des contrôles
radar de vitesse en nette augmentation...
Date de création : 29/08/2007 15:25
Contributions de Ludovic

Essence
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