La psychologie du sport en France et en
Europe est une spécialisation qui est apparue après la
seconde guerre mondiale. Afin d'élever sensiblement le niveau des performances des sportifs et des équipes, les médecins apportent leur aide à la mise au point de méthodes d'entraînement
rationnelles. Dans un premier temps, ils étudient les comportements sur les terrains de sports d'un point de vue uniquement biologique. L'angle physiologique est donc la première étape de travail pour arriver à l'amélioration des performances. Cependant, la suprématie des sportifs issus des pays communistes, conditionnés autant au niveau doctrinal que physique, amène les chercheurs à prendre conscience de l'importance des facteurs psychologiques. Les psychologues commencent donc à être mis à contribution et la psychologie du sport devient peu à peu une discipline à part entière. En 1965 se tient à
Rome le premier Congrès Mondial de Psychologie du Sport, organisé par la Fédération Italienne de Médecine du Sport. En
France, il existe aujourd'hui un DESS psychologie et sport à l'
université de
Montpellier et un DESS avec une option psychologie du sport à celle de
Reims. La formation permettant de devenir psychologue du sport comporte une première partie générale avec un DEUG, une
licence et une maîtrise en psychologie puis ensuite une spécialisation grâce à un DESS. Il est fortement recommandé aux candidats à l'inscription en DESS d'avoir déjà une première expérience de la discipline à travers des stages pratiques. Les débouchés professionnels sont encore peu nombreux car même si les sportifs sont de plus en plus conscients de l'intérêt de la psychologie, ils n'y viennent pas encore spontanément. Toutefois la psychologie du sport a également des besoins au niveau de la formation et la recherche. Le psychologue consultant a pour patients les athlètes et les équipes, bien sûr, mais aussi les entraîneurs, les éducateurs, les parents et plus généralement tous ceux qui côtoient des sportifs de haut niveau. Les sportifs eux-mêmes sont désormais tous physiquement et techniquement très performants et le
travail porte donc sur la condition psychique, le fameux « mental » qui fait gagner. Pour les équipes, la psychologie du sport intervient pour entretenir ou restaurer la cohésion et régler les conflits. Les entraîneurs consultent par exemple en cas de doute sur une décision à prendre ou une sélection à faire en début d'année. Le psychologue peut également leur fournir un éclairage psychologique sur le comportement, les difficultés ou la motivation des joueurs...Un aspect moins connu de la psychologie du sport est la
formation qu'elle apporte dans le domaine des risques du surentraînement et de ses conséquences psychologiques, ainsi que dans la prévention du dopage. Dans ce cadre, le ministère de la Jeunesse et des Sports a mis en place un numéro vert gratuit : 0 800 15 2000, « Ecoute dopage » dont les appels sont anonymes et confidentiels. Des
psychologues du sport répondent aux questions du public du lundi au vendredi de 8 heures à 12 heures et de 14 heures à 20 heures. Par ailleurs, l'aide du psychologue du sport peut se révéler très précieuse également en cas de blessure d'un sportif, afin de lui permettre de surmonter l'attente de la guérison, la culpabilité de laisser tomber l'équipe, le déni de la souffrance et l'isolation qui en découle. Dans certains cas, la blessure peut être en rapport avec un conflit psychique, entraînant une tension musculaire due à un
stress éventuel, des blessures apparemment inexplicables, des blessures à répétition, une perte de sensations, une image du corps perturbée... Face aux exigences et aux performances actuelles du monde sportif, la psychologie du
sport ne peut que se développer afin de garantir l'intégrité mentale des athlètes que l'on pousse à leur maximum pendant un temps puis qu'on laisse sur le coté une fois leur potentiel épuisé...
Date de création : 31/08/2007 09:55
Contributions de Regine

Psychologie du sport
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