La médecine du sport a pour objet le diagnostic, le traitement et la prévention des blessures d'origine sportive. Pour ce faire, cette branche de la médecine étudie les effets de l'activité physique sur le corps humain. On reconnaît deux types d'activité physique : l'isotonique et l'isométrique. L'isotonique est une activité provoquant un effort musculaire prolongé et une
résistance faible, les
sports isotoniques sont donc par exemple la
course à pied, la
natation ou la
gymnastique. Si par contre l'effort musculaire est bref et la résistance élevée comme dans l'
haltérophilie et la
musculation, on parlera d'activité isométrique. Cette dernière provoque le développement des muscles volumineux alors que l'exercice isotonique est plutôt bénéfique pour le système cardio-vasculaire. L'effort provoque dans notre système cardio-vasculaire une augmentation de sang expulsé par le coeur à chaque contraction et le développement de petits vaisseaux sanguins qui apportent l'oxygène aux
muscles. Ce sont ces modifications qui permettent de prolonger une activité soutenue. Pas plus l'activité isotonique que l'isométrique ne peuvent augmenter le nombre de fibres musculaires mais les deux, surtout la première, les rendent plus épaisses et augmentent leur potentiel de stockage en glycogène, véritable carburant de l'activité musculaire. La médecine du sport s'attache à soigner les traumatologies sportives qui changent avec le type de sport pratiqué. Les footballeurs et les basketteurs se blessent généralement au genou soit par torsion, soit par pression latérale. Pour les coureurs de fond, le genou est souvent aussi en cause, mais la «
fracture de marche » est une pathologie plus fréquente. En cas de pratique excessive, l'avant du tibia s'affaiblit, provoquant des douleurs et parfois un effritement osseux. Chez les gymnastes, on constate plus de déchirures ligamentaires. La majorité de ces troubles disparaît avec du repos mais la prévention des blessures dépend avant tout d'une bonne préparation physique. Les progrès faits en matière d'équipement protègent de mieux en mieux les athlètes, comme les casques pour le
hockey ou les
lunettes pour le
squash par exemple. Au niveau de la formation, pour pratiquer la médecine du sport, il existe un nouveau diplôme d'enseignement, le DESC de Médecine du Sport, qui s'adresse aux internes en formation, toutes spécialités confondues. Renforçant la reconnaissance de la spécialité, dans le contexte d'équivalence de diplômes européens, il donne également au médecin du sport plus d'autorité face aux diverses composantes du sport en
France. La formation comprend obligatoirement 4 semestres de stages et de
formation théorique. Le premier semestre doit être orienté vers la traumatologie du sport, le second vers la physiologie et les explorations à l'effort, tous deux dans le cadre de la dernière année d'internat. Sur l'un des deux derniers semestres, un doit impérativement se dérouler dans une structure extra-hospitalière ayant en charge des sportifs tels que les fédérations ou les établissements d'Etat. Les domaines spécifiques de la
médecine du sport comprennent la législation, le dopage, la physiologie de l'exercice, la pathologie, le handicap ou encore la spécificité de la pratique en fonction de l'âge et du sexe. L'obtention du diplôme demande la validation des
stages théoriques et pratiques ainsi que la présentation d'un mémoire original.
Date de création : 31/08/2007 15:31
Contributions de Regine

Médecine du sport
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :