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La disparition des abeilles : une catastrophe pour l’homme ?



Je ne sais pas si vous avez remarqué qu'aucune abeille n'était venue vous ennuyer cet été. Le fait est là : les abeilles disparaissent sans que l'on sache pourquoi. Quelle importance me direz-vous ? A part le miel, elles ne servent à rien ! Détrompez-vous, les abeilles ont un rôle primordial sur la reproduction et le développement de nombreuses
plantes, hormis les fleurs. Cette disparition est désignée par le terme peu sympathique de « syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles ». Ce phénomène est, en outre, observable dans une grande partie du monde et touche aussi les abeilles sauvages. L'ampleur de cette catastrophe a des allures d'épidémie mais sa source reste inexpliquée. Ainsi aux Etats-Unis, près de 25 % des ruches auraient disparu lors de l'hiver 2006-2007 mais de nombreux pays européens sont aussi touchés avec des pertes locales de l'ordre de 90 % depuis les années 2000. Si les services vétérinaires semblent désemparés, cette disparition jugée très préoccupante par les apiculteurs, trouve des échos dans les milieux scientifiques, écologistes et même économistes. En effet, il faut savoir que l'abeille est très importante eu égard à son rôle pollinisateur. En effet, elle récolte du pollen qu'elle transmet à une autre fleur ou plante favorisant ainsi la reproduction de l'espèce végétale. En outre, l'abeille a toujours été considérée comme un sentinelle indicatrice sur l'état de l'environnement en collectant certaines doses de polluants. Et voilà bien le hic avec la disparition des abeilles domestiques ou des abeilles sauvages. Elles ne rentrent plus dans leur ruche ni même à proximité. Si ce phénomène a déjà été observé dans le passé, cette fois, la disparition de ces insectes bienfaisants est préoccupante voire alarmante tant elle est importante même chez les abeilles domestiquées. En une seule nuit, une colonie entière peut disparaître même si la reine, abandonnée, et qui semble en bonne santé, continue de pondre. Pourtant, il n'y a plus assez d'ouvrières abeilles pour s'occuper du cheptel. Ainsi la production de miel chute fortement et il semblerait que d'ici peu, ce nectar dont on connaît les vertus, devienne une denrée rare. Si les premières disparitions ont eu lieu dans les années 1990, le phénomène s'amplifie en 2007 dans le monde entier. Aux Etats-Unis, la disparition des abeilles menace la production des pommes, des amandes, des avocats, des cerises, des oignons, des concombres, du coton, de l'arachide, du melon, cultures qui dépendent à 90 % de la pollinisation des abeilles. Près de 35 états sont touchés et un quart des ruches ont disparu. En Europe, le constat n'est guère meilleur car l'on compte des pertes importantes en France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne ou encore aux Pays-Bas. On a suspecté les pesticides avec l'insecticide Gaucho, les désherbants, les parasites comme le Varroae destructor ou l'Acarapis woodi et la loque européenne... Mais tout cela n'explique pas un tel effondrement. L'on a aussi accusé la contamination de la cire par des toxiques amenées par les abeilles elles-mêmes ou les OGM qui produisent leur propre insecticide ainsi que les virus ou bactéries ou une infection fongicide (par champignons). On a dit aussi que dans certaines ruches, les abeilles étaient stressées pour cause de rentabilité. Un autre élément semblerait entrer en cause : le développement du téléphone portable et de ses ondes électromagnétiques ainsi que de la Wi-Fi qui perturberait le système immunitaire des abeilles. Cette thèse n'est pas à prendre à la légère car ces ondes émises pourraient perturber les abeilles bien plus qu'on ne le pense. Il semblerait en effet que ces ondes puissent interférer avec le système de navigation des abeilles, les empêchant de rentrer chez elles, dans leur ruche. Quoi qu'il en soit, une phrase a été attribuée à Albert Einstein : « si les abeilles venaient à disparaître, l'humanité n'aurait plus que quatre années devant elle ». Car la question se pose, quel est le rôle de la pollinisation ? Il se trouve que l'abeille joue un rôle central en ce domaine et sans abeille, c'est toute la chaîne complémentaire qui relie l'animal au végétal qui est déréglée. Sans abeille, certaines espèces végétales disparaîtraient ce qui entraînerait aussi, par voie de conséquence, la disparition de certaines espèces animales herbivores. Le cycle de la vie et de la reproduction végétale, animale et humaine s'en trouverait bouleversé. Il faut savoir que le tiers des cultures qui permettent de faire vivre la planète dépend des animaux pollinisateurs (oiseaux, chauves-souris, insectes). Or, ces populations animales déclinent selon un rapport du National Research Council des Etats-Unis et spécialement, en ce qui concerne la population des abeilles domestiques ou non.

Date de création : 01/09/2007 16:57
Contributions de Catherine
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