Pour devenir avocat d'affaires, il faut être non seulement titulaire d'un diplôme de maîtrise en droit ou diplôme équivalent mais également répondre à des critères de moralité et de nationalité. En France, l'exercice du métier d'avocat d'affaires impose d'être français, ressortissant d'un état membre de l'union européenne ou d'avoir obtenu une dérogation pour les avocats étrangers de pays
n'appartenant pas à l'
union européenne. De plus, aucune condamnation pénale pour agissements contraires à l'honneur, à la probité ou aux bonnes moeurs ne doit entacher le casier judiciaire. Quand tous ces critères sont respectés, le candidat peut s'inscrire à une formation dans un Institut d'Etudes Judiciaires qui va le préparer à l'examen d'entrée à l'Ecole de Formation du Barreau. Une fois l'examen d'entrée obtenu, le cursus comprend une formation théorique et pratique de dix huit mois, puis la préparation du Certificat d'aptitude à la profession d'avocat qui seul permet de prêter serment et d'exercer la profession d'avocat. Si lors de ses études, le candidat a déjà abordé le domaine des affaires entre autres, une spécialisation et un certificat sont nécessaires pour exercer le métier d'avocat d'affaires. Cette formation complémentaire comprend l'étude du droit des sociétés, du droit commercial et le domaine du contentieux. Elle prépare aux différentes fonctions qui constituent le métier d'avocat d'affaires, entre le travail au bureau, les entretiens avec les clients et les audiences au tribunal. Les réformes qui se multiplient depuis quelques années dans le domaine de la vie des entreprises imposent aux juristes de se tenir informés des dernières évolutions et de se former à leur mise en application pour limiter les risques juridiques croissants. Le métier d'avocat d'affaires implique traditionnellement des connaissances pointues et actualisées sur le droit des sociétés et des contrats, les garanties et le recouvrement, les responsabilités et le contentieux ou encore le droit immobilier. Sont venus s'y ajouter ces dernières années le droit de l'informatique, des télécoms et de l'Internet, afin de suivre l'évolution de la société. Comme pour toutes les autres spécialisations juridiques, le métier d'avocat d'affaires implique de prêter serment avant de pouvoir exercer, lors d'une cérémonie solennelle au cours de laquelle sont rappelés les principes essentiels de la profession d'avocat. Ce serment engage l'avocat pour toute sa vie professionnelle, durant laquelle il devra respecter le code de déontologie de sa profession et le secret professionnel qui constitue une garantie majeure dans un État de
droit. Le jeune avocat d'affaires peut ensuite intégrer un cabinet avec des confrères, s'inscrire au barreau de sa ville ou exercer en profession libérale. Le métier d'avocat d'affaires peut s'exercer dans des secteurs très variés, on l'a vu dans les différentes disciplines inscrites dans sa formation. Selon son tempérament, on le retrouve dans les entreprises, où il joue un rôle de conseiller juridique, aussi bien que dans un cabinet individuel ou dans les cabinets ministériels ou il devient législateur pour encadrer les réformes de l'Etat. Il est aux cotés des dirigeants lors des fusions et des cessions des plus grandes entreprises ou défend des droits d'auteurs d'un artiste, et peut également apporter son expertise dans les opérations financières aussi bien à la Bourse que sur
Internet. L'avocat d'affaires contemporain cumule les activités juridique et judiciaire, conseille et défend le particulier comme l'entreprise. La spécificité du métier d'
avocat d'affaires consiste à savoir s'adapter à la société de son temps sans renoncer à son indépendance, qui est sa raison d'être.
Date de création : 12/09/2007 12:17
Contributions de Regine

Métier d’avocat d’affaires
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :