Le méthane est le principal composant du gaz naturel, mais aussi du biogaz. Le biogaz est lui issu de la fermentation de matières organiques végétales ou animales en l'absence d'oxygène. On le fabrique à l'aide de
bactéries méthanogènes qui vivent dans des milieux anaérobiques (c'est-à-dire sans oxygène donc...). Le méthane reste
le seul
hydrocarbure classique que l'on peur obtenir grâce à un processus biologique naturel. Au niveau domestique, on utilise principalement du
gaz naturel et donc du méthane fossile. L'utilisation du biogaz, du méthane renouvelable en somme, est quant à elle en plein développement, notamment dans des pays tels que l'
Inde, la
Suède, l'Allemagne, le
Danemark, le
Viet-Nam, le
Cambodge ou même la
Chine. A l'état naturel, le méthane se dégage des zones humides relativement peu oxygénées, comme par exemple les marais et les terres inondées. Le méthane se forme aussi dans l'estomac des
mammifères...et c'est d'ailleurs le principal composant des
flatulences ! C'est
Alessandro Volta (l'inventeur de la pile du même nom...) qui découvrira le méthane en 1776 alors qu'il s'intéresse à ce que ses contemporains appellent le « gaz des marais », l'ancien nom du méthane. C'est à cause des méfaits du grisou, responsable encore aujourd'hui de trop nombreuses catastrophes minières que seront mises au point les lampes de sécurité dans les mines de charbon, et notamment la lampe à acétylène. En effet, on trouve aussi le méthane sous terre, et il y est tout particulièrement explosif : les anciennes lampes des mineurs étaient des lampes à huile, dont la flamme faisaient exploser le méthane...Jusqu' au début des années quatre vingt dix, on pensait que le méthane n'avait que peu d'influence sur le
climat. En fait, il apparaît depuis 1976 que le méthane est un effet de serre, et que l'augmentation de son volume dans l'atmosphère provoque un
réchauffement climatique dont les effets dramatiques ne sont plus à prouver. Selon un grand nombre de scientifiques, le biogaz que l'on produit dans un certain nombre de décharges pourrait être bien mieux récupéré et valorisé, notamment sous forme d'
électricité, de chaleur ou voire même comme carburant pour les voitures ! Malheureusement, seules quelques expériences isolées dans des fermes ou des déchetteries sont en cours. On retrouve ces quelques programmes expérimentaux dans des région très froides, comme le nord de l'
Allemagne, de la
France, ou de la
Scandinavie... Pour autant, ne rêvons pas : la rentabilité économique de ces installations semble assez loin d'être acquise ! Affaire à suivre donc...
Date de création : 14/09/2007 14:46
Contributions de Ludovic

Le méthane
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