Avec l'automne arrive le plaisir de cueillir les champignons dans les sous-bois. Un peu de
soleil, un peu de pluie et le tour est joué... Vous pourrez cuisiner de magnifiques gibiers en sauce ou tout simplement une omelette parfumée. Oui mais... La cueillette des champignons est réglementée ! D'abord, s'ils peuvent pousser n'importe
où, les champignons appartiennent au propriétaire du terrain. Sachez donc où vous mettez les pieds ! Il peut s'agir d'un champ mais aussi d'un bois et gare à vous si vous ramassez des champignons sans autorisation : cela est assimilé à un vol et vous pouvez être sanctionné par une amende allant jusqu'à 750 euros ! Renseignez-vous d'abord pour avoir l'autorisation du propriétaire du sol. Pour cela, une solution existe, le
cadastre qui va vous donner les coordonnées du propriétaire du terrain. Souvent, ils vous donnent leur autorisation car ils ne connaissent pas les espèces qui sont comestibles. Quant aux cèpes ou aux girolles, en général un propriétaire privé va vous accorder son autorisation pour peu qu'il s'agisse de proportions de cueillette raisonnable. En ce qui concerne les forêts domaniales donc appartenant à l'Etat, la cueillette est tolérée pour une consommation personnelle (donc il est interdit d'en faire commerce). Une exception vise les Chanterelles. Cette interdiction est partielle ou totale et vise à protéger des espèces (là encore il faut vous renseigner). Pour connaître toutes ces réglementations, il faut vous renseigner à l'Office national des Forêts et à leurs agences départementales car certaines communes peuvent opposer leur veto au ramassage des champignons par arrêté municipal. On fixe en général, la limite de la cueillette de 3 à 5 kilos par personne et par jour. Il faut savoir aussi que si le ramassage des champignons est autorisé, les habitants de la commune n'ont pas un droit de priorité sous peine de discrimination. D'autres mairies louent leurs terrains à des associations et elles seules fixent les conditions de ramassage. Il faut alors se procurer auprès d'elles une carte d'adhérent. Son prix est différent selon les structures mais dans certains cas, il peut atteindre des sommes astronomiques (près de 100 euros). Cependant, d'autres tarifs peuvent être journaliers et donc beaucoup plus abordables. Parfois pourtant, ces associations peuvent privilégier les gens des
communes en leur facilitant l'accès aux champs de champignons. Le but ? Éviter que des personnes viennent charger des camions complets pour revendre leurs récoltes en faisant un substantiel
bénéfice (c'est notamment le cas dans le
Cantal ou en
Lozère où dans certains lieux, les champignons se ramassent presque à la pelle). Reste que vous ne pouvez les vendre sans autorisation. Vous ne pouvez vendre que les champignons qui ont poussé sur votre propriété. Si vous vendez sur un marché, la mairie va vous demander un « droit de place ». Si vous vendez devant votre porte, là aussi il faut une autorisation de la
mairie ou du conseil général ou de la
préfecture. Et là, vous avez l'obligation, si vous vendez en gros, d'être inscrit au registre du commerce. Sinon, vous pouvez être soupçonné du délit de travail dissimulé et l'amende cette fois peut atteindre 45 000
euros avec trois ans de prison. Les agriculteurs ne sont pas concernés par cette mesure. Enfin, il y a des précautions à prendre pour la cueillette des
champignons. Si vous connaissez bien les différentes espèces, coupez-les en laissant la partie inférieure pour la reproduction, sinon, ramassez le champignon en entier en le tirant délicatement afin d'identifier les racines qui pourront vous renseigner sur le fait qu'ils sont comestibles ou non. On recense en effet une quinzaine de variétés mortelles. Le mieux est de vous procurer un bon guide ou de vous renseigner auprès de la société mycologique de
France à
Paris http://www.mycofrance.org/
Date de création : 28/09/2007 12:24
Contributions de Catherine

Cueillette des champignons
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