L'UICN (union mondiale pour
la nature) unanimement reconnue, a dévoilé le 12 septembre son nouveau recensement annuel des espèces vivantes. Or, le constat est toujours aussi dramatique : la tendance est toujours à la disparition massive de certaines espèces de plus en plus nombreuses. Ainsi, selon l'UICN « un
mammifère sur quatre, un
oiseau sur huit, un tiers de tous les amphibiens et 70 % de toutes les plantes évaluées sont en péril ». L'UICN est une organisation internationale qui comprend 110 agences gouvernementales, 850
ONG et près de 10 000 scientifiques originaires de 181 pays. Sur les 41 415 espèces végétales et animales recensées, le constat est de plus en plus alarmant chaque année. Ainsi la liste rouge des espèces menacées est plus importante encore cette année puisque l'on a recensé 16 306 espèces menacées d'extinction soit près de 40 % et 188 de plus par rapport à 2006. Outre les grands singes que l'on sait être terriblement menacés d'extinction à cause du défrichage de leurs forêts, l'on compte désormais d'autres espèces jusque-là épargnées appartenant à la catégorie des
reptiles, des vautours, des
amphibiens, des poissons, des coraux mais aussi des plantes à fleurs et des algues. Quant au
dauphin du Yangtze, un cétacé d'eau douce vivant dans les rivières chinoises, on croit que la race est éteinte. À part pour certaines espèces animales dont
la chasse et
la pêche sont les causes premières de la diminution (que ce soit pour la nourriture ou les produits dérivés), la cause principale de ces menaces de disparition tient à la destruction des espaces naturels. En effet, lorsque la forêt est défrichée, les territoires de vie des espèces sont réduits. Les barrages, les travaux d'irrigation et les transports fluviaux sont aussi pour beaucoup dans l'extinction de certaines espèces à cause de l'exploitation du sable et de la
pollution notamment. Ainsi le gavial, crocodile au long museau vivant en
Inde ou au
Népal pourrait bien disparaître. Le
gorille des plaines est lui en danger critique car la moitié de sa population pourrait disparaître jusqu'en 2011 ainsi que l'orang-outan de Sumatra dont la race pourrait être éteinte en 2020. Force est de constater que ce constat alarmant n'entraîne toujours pas de réactions suffisantes pour protéger la biodiversité dont l'érosion s'accélère. Cette crise est mondiale et ne pourra être résolue qu'à force d'efforts conjugués sur le plan international et à tous les niveaux de la société. Bien sûr, l'on évoque surtout l'
Amazonie et l'
Afrique mais tous les pays du monde sont concernés y compris la France qui abrite 641 espèces menacées. Un bilan est d'ailleurs en préparation avec le Muséum d'histoire naturelle pour relever toutes les espèces présentes en
France et dans les territoires d'outre-mer. Elle fait partie, à ce titre, des dix pays abritant le plus grand nombre d'espèces menacées. Le nombre d'espèces éteintes au niveau mondial a été évalué à 785, 65 autres n'existant qu'en captivité pour les animaux ou en culture pour les végétaux. Outre la déforestation, le
réchauffement climatique et El Nino ont des incidences notamment sur les coraux qui apparaissent pour la première fois dans la liste rouge. Idem pour les
algues des
îles Galapagos. Le seul succès enregistré concerne la perruche verte de l'
île Maurice dont les effectifs sont repartis à la hausse. Toutes ces disparitions programmées ont des incidences sur la chaîne alimentaire qu'il s'agisse des plantes ou des
animaux et si la situation perdurait, elle pourrait avoir des conséquences désastreuses non seulement pour la biodiversité mondiale mais pour les ressources terrestres car chaque espèce a un rôle dans la préservation de l'équilibre alimentaire !
Date de création : 03/10/2007 12:13
Contributions de Catherine

Espèces en danger
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