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L’ours blanc, le géant du Grand Nord en voie danger. Ses caractéristiques et conditions de vie



L'ours blanc est aussi appelé ours polaire et dans le jargon scientifique on le nomme « Ursus maritimus ». Cet animal solitaire, enveloppé de fourrure blanche et crème, erre sur la banquise à environ 1 000 kms du pôle nord. Ne vous fiez pas à sa bonne tête et à son aspect nounours... Il s'agit du plus grand carnivore existant sur la terre. En
Sibérie, on en a recensés qui pesaient près d'une tonne ! Dressé sur ses pattes arrière, il peut atteindre 3,30 m de haut ! C'est vous dire s'il s'agit d'un animal impressionnant... L'ours blanc est un prédateur redoutable non seulement par sa taille et sa force mais aussi parce que son pelage blanc ou crème (il devient crème avec l'âge) se fond avec les paysages aux alentours. De loin, on ne peut distinguer que des petits yeux noirs et un museau noir. Parfaitement adapté à son environnement glacial, l'ours blanc dépend de lui pour sa survie. En effet, il ne pourrait pas vivre ailleurs que dans les glaces et c'est bien là son drame car le réchauffement climatique transforme peu à peu son écosystème, ce qui présente une menace réelle pour sa survie. Malgré son poids, il est très adroit sur la banquise en répartissant ses kilos sur ses quatre pattes. Sa durée de vie est en moyenne de 20 à 25 ans et il peut parcourir des distances incroyables sur la banquise quand il n'hiberne pas. Sur cette étendue glacée sans végétation ni repères, personne ne sait comment il peut retrouver sa tanière en automne après des mois de balade sur la banquise. Il faut dire que ses sens sont très développés. Sa vue et son ouïe sont bien aiguisées mais son flair peut le mener à rejoindre sa proie à partir d'une soixantaine de kilomètres. Chose surprenante aussi, quand le vent glacial souffle, on peut noter une différence de 80°C entre la température extérieure et la température corporelle de l'ours blanc. En fait, l'ours polaire descendrait de l'ours brun qui est arrivé on ne sait pourquoi il y a des milliers d'années sur la banquise. Il a dû s'adapter à son nouvel environnement devenant essentiellement carnivore puisque la végétation était absente de son écosystème. Peu à peu, ses pattes sont devenues palmées pour mieux nager et elles se sont recouvertes d'un pelage beaucoup plus dru pour adhérer à la glace. Vous pouvez remarquer lors de reportages ou en admirant des photographies que sa tête est plus allongée que celle de son ancêtre l'ours brun. Là aussi, il y a eu adaptation pour que le museau puisse s'infiltrer dans des trous de glace afin d'attraper ses proies favorites : les phoques. Pour hiberner, l'ours blanc privilégie un endroit face au sud, caché par une congère et protégé du vent. Dans ces tunnels, la température peut être maintenue à 0° bien qu'à l'extérieur, il fait souvent -30°. Durant presque six mois, ses fonctions sont simplement ralenties. Il s'endort sans manger ni boire. Son métabolisme n'est utilisé qu'à 50 %. Etonnant non ? Pour se reproduire, la femelle doit emmagasiner de la graisse durant les périodes plus chaudes car elle est habituellement fécondée en juin et met bas cinq mois plus tard. Les oursons naissent donc en hiver avec une périodicité de 1 à 4 tous les trois ans. La population des ours blancs ne se reproduit donc pas très vite. À noter qu'en naissant, les oursons ne mesurent qu'une vingtaine de centimètres : ils sont donc minuscules par rapport à leur mère et ils ne pèsent qu'environ 600 grs ! Naissant en hiver, lors de la période d'hibernation de la mère, ils doivent plus ou moins se débrouiller pour trouver ses tétines et se cacher dans sa fourrure afin de se protéger du froid. Les petits évoluent ainsi et deviennent un peu plus remuants trois mois plus tard. C'est ainsi qu'en mars, lors du printemps, la Maman Ours Blanc sort enfin de sa léthargie et de sa tanière. C'est alors l'époque de tous les dangers pour les oursons car ils ont parfois affaire à des loups affamés ou à de vieux ours agressifs. À cette époque de leur vie, leur mortalité atteint 50 %. Ils suivent leur mère qui leur montre les techniques de chasse ainsi que les zones d'hibernation. S'ils sont très joueurs entre eux, il est à noter que les liens affectifs qui les lient à leur mère sont très forts. Puis, à l'âge de trois ans environ, les ours blancs quittent leur mère pour vivre leur vie de vagabond solitaire. Ce prédateur pêche et chasse. Il peut nager à 8 kms/h et plonger à plusieurs mètres et son énorme couche de graisse qui peut atteindre 10 cms lui permet de flotter sans problème dans les eaux glacées et d'attraper toutes sortes de poissons. Pour chasser, il se balade et sent le vent. Il s'attaque principalement aux phoques et peut tuer de très grosses proies quand les phoques émergent. Sa technique est de l'assommer avec sa grosse patte puis de l'attraper avec ses longues griffes. Lors des migrations, l'ours blanc passe de la banquise permanente au milieu de l'océan Arctique, aux banquises saisonnières qui fondent un peu en été et qui sont le domaine de prédilection des phoques et des ours blancs. On trouve l'ours blanc dans la mer du Groenland et dans la mer de Béring ou encore dans la baie d'Hudson et la baie James au Canada. Quand la glace fond, il arrive que l'ours blanc se faufile alors sur la terre ferme et peut ennuyer les humaines en fouillant dans leurs décharges. Depuis une dizaine d'année, le réchauffement climatique est un réel danger pour les ours blancs. En effet, la banquise a de plus en plus de mal à se former et les ours ne peuvent donc chasser le phoque. De plus, si les femelles n'ont pas suffisamment de graisse, elles ne pourront mettre bas et s'occuper de leurs oursons. D'ailleurs, le poids des ours blancs a nettement diminué depuis une dizaine d'années. C'est pourquoi désormais, l'ours blanc est répertorié sur la liste rouge des espèces menacées dans la catégorie « vulnérable » par l'UICN. Ainsi, l'on a découvert des ours blancs noyés, victimes de cannibalisme ou cherchant de la nourriture à proximité des communautés arctiques. Il faut aussi noter « la chasse aux trophées » qui continue dans certains pays ou chez les Inuits. La population des ours blancs est pourtant désormais protégée.

Date de création : 03/10/2007 17:09
Contributions de Catherine
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ours blanc
Ours blanc


Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :

La porcelaine Noritake doit son appellation à un village japonais.



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Il y a un commentaire pour cet article :
Le 07/01/2008 à 16:47:48, fannoche a écrit :

;-) Je trouve cela très important que quelqu'un se décide à mettre une loi sur les ours blancs en voie de disparition, car si on continue comme cela, c'est la disparition pure et simple qui les attends



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