Eh oui ! On parle toujours du
chômage mais sachez qu'en France, de nombreuses offres d'emploi ne sont pas pourvues faute de main-d'oeuvre qualifiée. Le bâtiment est le parent pauvre des secteurs qui recrutent car les entreprises ont de plus en plus de mal à trouver des maçons qualifiés pratiquement introuvables pour 80 % des
recruteurs. Qu'il s'agisse de
gros-oeuvre, de second-oeuvre, ou même de l'encadrement, tous les métiers du bâtiment sont touchés selon la Fédération du bâtiment. Dans la métallurgie, le constat est le même, on manque de soudeurs, tourneurs, fraiseurs ou encore de chaudronniers. Le phénomène est tel que les entreprises sont prêtes à débaucher des ouvriers qualifiés avec à la clé, des hausses de salaires non négligeables. Les chauffeurs routiers qualifiés sont eux aussi plébiscités et les entreprises de transports manquent de bras. Il faut dire que cette profession est mal perçue comme pour celles qui concernent le bâtiment ou la métallurgie. Il faut se lever tôt, travailler dur parfois dans des conditions pénibles malgré des salaires sans doute beaucoup plus enviables que ceux accordés aux « bureaucrates ». Dans l'hôtellerie-restauration, c'est la même pénurie de main-d'oeuvre. Les petits restaurateurs ne savent plus comment faire pour attirer les jeunes. Ceux qui ont en effet poursuivi une formation spécialisée préfèrent rejoindre les grandes enseignes de type Accor. Là encore, les horaires difficiles et décalés, le
stress des heures de pointe, sont, semble-t-il un frein à l'emploi. N'oubliez pas les nouveaux services de proximité. Avec le développement des
services à domicile et des
aides aux personnes âgées, on recrute des
aide-ménagères et des
aide-soignants. Que dire aussi de l'informatique boustée par le développement des nouvelles technologies et du parc
informatique en France ? Là encore, les informaticiens qualifiés sont débauchés et l'
ingénieur informaticien devient une denrée rare que l'on s'arrache à prix d'or. Malgré les formations qui se sont multipliées, les effectifs ne suffisent pas à satisfaire les offres d'autant plus que les pays limitrophes comme l'
Allemagne ou la
Belgique n'hésitent pas à proposer des conditions de travail et de salaire bien supérieures. Pour les premiers secteurs cités (bâtiment, métallurgie, hôtellerie-restauration), l'image des conditions de travail est dure à changer même si les formations se multiplient et que les salariés sont de plus en plus chouchoutés par les entrepreneurs. Le secteur des commerciaux recrute toujours autant. En effet, il est bien difficile de trouver des commerciaux motivés, doués et talentueux, et quand on les trouve, d'autres entreprises se mettront sur les rangs pour se les approprier. N'oublions pas non plus l'agroalimentaire et le secteur de la grande distribution qui cherche désespérément des bouchers qualifiés (un chef boucher peut atteindre un salaire de 4 000 euros avantages compris). Alors si vous désirez vraiment trouver un travail à l'issue d'une formation, il vaut sans doute mieux délaisser les filières philo, socio, enseignement, secrétariat et administration, et préférer être « col bleu » plutôt que « col blanc ». Bien sûr, cela n'est qu'une photographie ponctuelle des
offres d'emploi en
France Car rien ne dit que tout cela ne va pas évoluer d'ici quelques années. En attendant, si vous ne savez pas vers quoi vous orienter et si vous n'avez pas d'idée précise sur ce que vous voulez faire, posez-vous la question car mieux vaut être maçon, chaudronnier, soudeur,
aide-soignant ou informaticien en
France plutôt que de faire des années d'études pour devenir enseignant ou même
avocat !
Date de création : 17/10/2007 15:01
Contributions de Catherine

Les secteurs qui recrutent
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