Vous avez tous entendu parler du chef-d'oeuvre « Moby Dick » à moins que vous ne l'ayez lu. Sachez que son auteur, Herman Melville était un romancier et poète américain très peu reconnu de son vivant alors qu'il est, de nos jours, considéré comme l'un des plus grands écrivains de la littérature mondiale. Né à New York près de
Manhattan le 1er août 1819, Herman Melville grandit dans une famille de huit enfants. Il est le troisième de cette famille nombreuse dont le père se nommait Allan Melvill (le « e » sera rajouté plus tard) et était d'origine écossaise alors que sa mère, Maria Gansevoort, était d'origine hollandaise. À noter que les grands-parents de Melville ont joué un rôle important lors de la guerre d'Indépendance américaine. Venu de
France, Allan Melvill, le père, tente de lancer sur le marché américain des produits nouveaux mais en 1826, l'
Amérique connaît une grande crise économique et la concurrence est rude. Pour subsister, la famille doit faire appel au grand-père maternel, le général Peter Gansevoort, considéré comme un héros de la révolution américaine. Finalement, tout le petit monde déménage pour s'installer à Albany, capitale de l'état de New York, pour être plus proche des Gansevoort. Allan trouve un travail en temps qu'employé dans une usine de fourrures mais il décède d'une
pneumonie en janvier 1832. Les garçons Melvill doivent alors quitter le collège, dont Herman. C'est son frère aîné qui a l'idée d'ajouter un « e » à son patronyme pour monter un commerce. De fait, toute la famille s'appelle désormais « Melville ». Herman Melville de son côté, a 13 ans et il entre dans une
banque avec l'appui de son oncle Peter Gansevoort. Cependant, sa vue décline et Herman Melville doit quitter son emploi. Il se rend dans le
Massachusetts, à Pittsfield très exactement, pour travailler dans une ferme tenue par un autre de ses oncles. Mais le travail des champs n'est pas véritablement une panacée et Herman retourne à
Albany. Ce qu'il veut, c'est poursuivre des études. Il entre à nouveau au lycée et se passionne pour les oeuvres de Walter Scott, de James Cooper ou encore de Byron. Courageux, Herman aide aussi son frère aîné dans son commerce le soir, après l'école. Mais en 1837, une nouvelle crise financière s'abat sur le pays ce qui se traduit par une
faillite pour le frère aîné. Toute la
famille Melville doit à nouveau déménager et se rend à Lansingburgh. Herman Melville a alors 17 ans et il devient instituteur (bien sûr, vous pouvez considérer qu'il était bien jeune pour enseigner mais à cette époque, c'était monnaie courante). Il reprend ensuite des cours au collège. Deux ans plus tard, ne sachant que faire, Herman Melville prend la mer en devenant mousse sur un navire partant en direction de l'
Angleterre et de
Liverpool (cette traversée va l'inspirer plus tard quand il rédigera « Redburn »). Revenu aux
Etats-Unis, Herman Melville, occupe à nouveau un poste d'
instituteur mais ne percevant pas de salaire, il préfère s'engager dans la conquête de l'Ouest. Il part dans l'
Illinois mais en revient déçu. Il se rend alors à Nantucket, grand port de pêche à la baleine. Il est engagé sur un baleinier qui parcourt le Pacifique et visite les
îles Galapagos ainsi que les
Marquises. De son expérience des baleines, Herman Melville va écrire ce chef-d'oeuvre qu'est Moby Dick. L'histoire d'une baleine blanche pourchassée par le capitaine d'un baleinier. Cette aventure émouvante mêle aussi une suite de portraits psychologiques et d'analyses sociales à la simple histoire du baleinier chassant la
baleine. Débordant d'imagination, Melville a aussi recours à ses connaissances dans les domaines de la mythologie, de la philosophie, de la science mais aussi de l'histoire et de la littérature. Si « Moby Dick » rencontre le succès, il n'en est pas de même avec les oeuvres postérieures d'Herman Melville. Pour vivre, il devient agent des douanes à New York sans pour autant cesser d'écrire d'autres oeuvres moins connues du public comme « White-Jacket », « Pierre ou les ambiguïtés », « The Confidence Man », « Barbleby the scrivener » ou encore des pièces sur la
guerre de Sécession ou des oeuvres poétiques dont la plus célèbre est « Clarel » et bien d'autres. Herman Melville décède à
New York le 28 septembre 1891. Bien sûr, « Moby Dick » reste son oeuvre maîtresse et sera adaptée plusieurs fois au
cinéma. À lire absolument !
Date de création : 26/10/2007 17:34
Contributions de Catherine

Herman Melville
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