Le fils d'Henri Ier de Montmorency naît en 1595 à Toulouse et devient aussitôt le filleul d'Henri IV. Ce dernier fait promulguer l'Edit de Nantes trois ans plus tard apportant enfin le calme en
France après les terribles guerres de religion. Mais
Henri IV est assassiné par Ravaillac le 14
mai 1610 et les troubles reprennent de plus belle. Les Protestants sont à nouveau menacés et se regroupent derrière le duc de Rohan pour reprendre les armes. En Languedoc, les combats font rage et finalement Louis XIII accepte de maintenir les dispositions de l'Edit de
Nantes par la paix de
Montpellier, ville qui était une place de sûreté accordée aux Protestants. Mais Rohan a des ambitions politiques et se heurte à Richelieu. Il faut dire que celui-ci fait raser bon nombre de forteresses et après le siège de La Rochelle, il s'attaque au Languedoc. De nombreuses villes à majorité protestante sont saccagées comme
Privas ou encore Alès. Finalement, en 1629, les Protestants n'auront plus aucun privilège politique ni aucune place de sûreté. Durant cette période, Henri II de Montmorency s'illustre dans les guerres contre les Protestants notamment à
La Rochelle et se rapproche de Gaston d'Orléans, le frère de Louis XIII. Gaston a des ambitions politiques lui aussi et en 1630, il essaie d'organiser un soulèvement contre son frère, le roi. Henri II de Montmorency est influencé par Marie de Médicis, la propre mère du roi, qui est opposée à Richelieu. En effet, Marie avait été peu à peu écartée du pouvoir et en voulait à son fils Louis. C'est ainsi qu'avec la bénédiction de la reine-mère, Henri II de Montmorency rejoint le Languedoc dont il est gouverneur. La région est bien mal en point, Richelieu s'étant accaparé non seulement les impôts mais aussi les places fortes comme le fort de Brescou près d'
Agde. Le
Languedoc se révolte et se déclare indépendant le 22 juillet 1632 bien que les villes de Toulouse, de
Carcassonne et de
Narbonne restent fidèles au roi. Montmorency et ses troupes errent alors dans le pays jusqu'à la bataille de Castelnaudary le 1er septembre. L'affrontement est terrible. Montmorency est blessé et capturé. Jugé par les capitouls, il est condamné à mort pour crime de lèse-majesté. Après avoir rendu son bâton de maréchal au roi, il est décapité dans la cour d'honneur du Capitole le 30 octobre 1632. Il aura fallu fermer toutes les portes pour empêcher les Toulousains d'intervenir pour le sauver. Cette exécution fut un avertissement de
Richelieu et de Louis XIII à l'adresse des grands seigneurs. Effectivement, ceux-ci resteront tranquilles une bonne quinzaine d'années, la mort de Montmorency ayant frappé les esprits. Celui qui avait été nommé Vice-roi de la Nouvelle-France de 1620 à 1625, fut le dernier de la lignée des Montmorency, l'une des plus grandes familles seigneuriales de l'époque. Tous ses biens furent confisqués avant de revenir à la maison de Condé. Une plaque commémorative retrace cet événement dans la cour de la
mairie de
Toulouse.
Date de création : 29/10/2007 10:45
Contributions de Catherine

Henri II de Montmorency
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :