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La loi sur l’autonomie des universités suscite polémiques et blocages : pourquoi ?



Votée cet été, la loi sur l'autonomie des universités de Valérie Pécresse suscite à nouveau la polémique en ce début novembre. Mais qui a-t-il donc dans cette loi qui puisse fâcher certains étudiants ? Le texte initial présenté le 4 juillet en Conseil des ministres avait déjà provoqué des troubles. Il avait été remanié car
étudiants et professeurs avaient manifesté leur mécontentement. De fait, le caractère optionnel de l'autonomie, la sélection en première année de master et la limitation des conseils d'administration à 20 membres... Tout cela avait été retiré du texte. De même, la possibilité à des personnes extérieures de participer à l'élection du Président d'université avait été exclue. On évoquait aussi en concertation avec Roselyne Bachelot l'intégration des cursus des professions paramédicales et sages-femmes dans le système LMD (licence, master, doctorat). Voici donc les principales dispositions de cette loi, votée par la majorité UMP et Centriste, mais dont le texte a toujours été contesté par les syndicats étudiants et enseignants. Le Président d'université est élu pour quatre ans pour un mandat renouvelable une fois. Il est élu par les membres du conseil d'administration, eux-mêmes élus. Une fois élu, il peut nommer des personnalités extérieures au conseil d'administration. Le titre de Président d'université peut être accordé aux enseignants-chercheurs, aux chercheurs, aux professeurs et maîtres de conférences ou autres personnels assimilés peu importe leur nationalité. Que fait-il ? Le Président d'université préside le conseil d'administration, représente l'université à l'extérieur ou en justice, conclut les accords et conventions. Il gère les recettes et les dépenses et a autorité sur le personnel de l'université tout en étant responsable de la sécurité et de l'accessibilité aux personnes handicapées. Le conseil d'administration compte de 20 à 30 membres avec des représentants des enseignants-chercheurs, des personnalités extérieures, des représentants des étudiants et des personnels techniques et administratifs. C'est le conseil d'administration qui détermine la politique de l'université par le vote du budget, l'approbation des accords et des conventions ainsi que du rapport annuel d'activité et de l'adoption du règlement intérieur. Le limiter à 20 membres était peut-être donc empiéter sur le pouvoir des étudiants et des enseignants bien plus représentatifs en nombre que les membres extérieurs par exemple. Dans la nouvelle loi sur l'autonomie des universités, le conseil d'études et de la vie université dispose désormais d'un vice-président étudiant et un comité technique paritaire est créé dans chaque établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel. Il peut être consulté sur la politique de gestion des ressources humaines. Voilà pour les aspects techniques qui ne changent pas grand-chose à ce qui existait déjà. Penchons-nous maintenant sur les nouvelles compétences des universités. Elles bénéficient dans un délai de 5 ans « des responsabilités et des compétences élargies en matières budgétaire et de gestion des ressources humaines ». Le contrat pluriannuel prévoit le montant global du budget et sa répartition avec les montants affectés à la masse salariale, les crédits de fonctionnement et d'investissement. Par ailleurs, et c'est peut-être un des points d'achoppement, ce contrat fixe le pourcentage maximum de la masse salariale que l'établissement peut consacrer pour le recrutement d'agents contractuels (ce qui veut dire qu'une université pourra préférer augmenter son seuil d'agents contractuels au détriment d'emplois durables). D'ailleurs, en ce qui concerne les enseignants-chercheurs, lorsqu'un emploi est vacant, ils seront soumis à un examen fait par un comité de sélection composé de personnel pour moitié au moins extérieur à l'établissement. Il se pourrait donc qu'avec ce système, l'on voit affluer des professeurs venus de l'étranger, de grande notoriété certes, mais que l'on aura préféré aux enseignants français sur place depuis des dizaines d'années. En ce qui concerne les étudiants, chacun peut encore s'inscrire dans l'établissement de son choix et un bureau d'aide à l'insertion professionnelle est créé. Alors qu'est-ce-qui fâche dans tout ça ? Pourquoi certains étudiants minoritaires bloquent-ils l'entrée des facs empêchant les autres de travailler ? La loi a pourtant été votée depuis plusieurs mois après concertation et avec l'accord des principales organisations étudiantes (Unef, Fage, Uni). Pourtant, certains d'entre eux veulent toujours son abrogation. Sur 84 universités, l'on a compté 45 assemblées générales dans les universités, les facs les plus mobilisées étant Aix Marseille, Rennes 2, Rouen, Lille 3, Tolbiac, Toulouse 1 et 3, Paris 8 et Nanterre. Cinq sont bloquées. Il s'agit pour la plupart de facs de lettres ou de sciences humaines. Après avoir réussi à sauver certaines revendications comme empêcher la sélection à l'entrée des Masters et réussi à avoir un plus grand nombre de sièges pour les étudiants dans les conseils d'administration, aujourd'hui on nous explique que cette loi est dangereuse et mauvaise et qu'il faut la retirer purement et simplement. D'autres appellent à renégocier certains aspects. Les revendications portent aussi sur le budget alloué aux universités qui a pourtant été fixé à 1,8 milliard d'euros. L'autre question posée est le pouvoir d'achat des étudiants et des logements bien trop chers à louer, ce qui est là une vérité. Pour résumer, certains étudiants craignent avec l'autonomie des universités, l'apparition d'universités à deux vitesses, celles qui pourront avoir des subventions privées car bien situées et enseignant des matières prisées des chefs d'entreprise (techniques ou gestion par exemple) par rapport à d'autres universités déjà mal loties en équipements et qui ne pourront trouver d'investissements privés vu les enseignements dispensés (lettres, psycho, socio, etc.). Reste que la loi a été votée depuis plus de trois mois et que le public comprend mal de telles revendications et de tels blocages qui empêchent les plus nombreux de suivre normalement leurs cours.

Date de création : 08/11/2007 15:08
Contributions de Catherine
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loi sur l’autonomie des universités
loi sur l’autonomie des universités


Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :

Philippe de Champaigne, exposition au Palais des Beaux Arts de Lille jusqu'au 15/08/2007



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Il y a un commentaire pour cet article :
Le 12/11/2007 à 19:06:20, leeloo a écrit :

enfin un article qui éclaire un peu, merci beaucoup ! je crois que les étudiants ne sont pas assez informés de ce qu'est vraiment cette loi, personnellement je suis contre les blocus, université ( ou gare car les étudiants veulent apparement les bloquées également pour faire une action "marquante")car c'est l'action d'une minorité ! D'après ce que j'ai pu entendre, certains ont peur de l'augmentation des frais d'inscription dûe à leur autonomie, si quelqu'un peut m'en dire plus la dessus je veux bien ! mais cela m'étonnerait fort que ces frais augmente de manière vraiment forte, et puis les bourses éxistent, enfin je ne suis pas très calée sur ce sujet, mais je trouve dommage qu'une minorité gêne les autres, mais bon, tout ce qui est nouveau, tout ce que tente de faire le gouvernement pour certains, c'est toujours sujet à des grèves ou manifestations. Il faudrait bien savoir le contenu avant.



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