La cravate a traversé les siècles, on entend souvent dire d'ailleurs que le mot cravate descendrait du mot Croate, pour référer aux mercenaires croates qui officiaient sous le règne de Louis XIII. Ceux-ci s'étaient habitués à porter un
foulard noué autour du cou. Dans la réalité, des traces du mot cravate remonteraient au XIVe
siècle, où il était utilisait couramment en France et en
Italie. Cependant « croate » en langue croate s'écrit Hrvat, un mot à la prononciation se rapprochant fortement du mot français cravate. Il reste donc tout à fait possible que le port de cet accessoire était monnaie courante dans la tenue des soldats croates du roi. En
Europe, le port de la cravate semblerait avoir débuté au XVIIe siècle, époque à laquelle le port de la cravate supplante les fameux jabots de dentelle, qui avaient eux mêmes remplacer les fraises, très encombrantes et pour le moins inconfortables. Sur le moment, la cravate prend la forme d'une large bande de coton ou de lin, avec des
broderies et de la
dentelle. Pour nouer la cravate, on l'enroule autour du cou, puis on la noue sur le devant en laissant pendre les deux extrémités. Sous le règne de
Louis XIV, la cravate devient un
accessoire de mode et d'habillement incontournable. Elle est le plus souvent assemblée à partir de rubans multicolores. Le Roi Soleil, qui fait de la cravate une véritable institution, ira même jusqu'à créer la fonction de cravatier, qui dépendra alors du « Grand Maître de la Garde Robe », le cravatier a alors, le statut d'écuyer et appartient aux services de la chambre du roi. Sa fonction consiste alors à ajuster la cravate du roi, puis à le parer des boutons de manchettes, des
bijoux et
diamants. A la fin du XVIIe siècle, la cravate de Steinkerque fait son entrée, elle apparaît lors de la bataille des Flandres de Steinkerque. Cravate au noeud simple, on la dispose en passant l'un des pans dans la boutonnière. La cravate de Steinkerque laisse la place au début du XVIIIe siècle, à la nouvelle mode de la cravate stock. La cravate stock, à la fin du XVIIIe siècle s'apparente à un ruban noir qui entoure le cou et qui maintient la chevelure derrière la tête. Très populaire, la cravate stock est très prisée lors de ce siècle, on la retrouve d'ailleurs dans de nombreuses reconstitutions historiques de l'époque. En dépit des débats passionnés sur la place sociale que tient cet accessoire,
la Révolution Française ne fera pas disparaître la cravate. A la du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, les français adoptent une cravate très bouffante, qui porte le nom de Garat, faisant référence au célèbre comédien l'ayant popularisée. Les Britanniques, quant à eux ne portent que la cravate blanche aux noeud complexes, comme le plus grand dandy de l'époque, Brummell. Ce type de cravate, peu de temps après, devient la mode en
France. Quelques temps plus tard, vue la difficulté de nouer et faire le noeud de cravate à ce genre d'accessoires, fait son entrée la cravate « Régate », qui représente certainement la digne ancêtre de la cravate actuelle. Au même moment apparaît d'ailleurs le noeud papillon moderne. C'est en 1924, que le cravatier new-yorkais Langdorf aura la fameuse idée de couper les extrémités de la cravate en diagonale et de la confectionner en trois parties pour simplifier son usage. C'est donc à cette époque, que la cravate prend son aspect qu'on lui connaît actuellement. D'après certain, la cravate rimerait depuis les années 1980 avec anachronisme et symbolisme traditionnels dans le milieu des affaires, et par la même deviendrait un véritable symbole des professionnels guindés. Il existe donc aux
Etats-Unis et dans les pays dits développés, une mode qui s'appelle le « Friday Wear » qui consiste le vendredi, veille de
week end à ne pas porter la cravate. Véritable accessoire, pour parfaire une tenue habillée ou décontractée, la cravate suit
la mode et les tendances. La cravate a même ses magasins spécialisés comme Tie Rack, qui est sans conteste le spécialiste des cravates de haute qualité, des foulards, des écharpes et des accessoires de mode comme pochette, boutons de manchettes, pinces à cravates. La cravate serait-elle indémodable ? Il faut penser que oui, surtout dans le milieu des affaires où elle représente la touche de distinction et de raffinement, et même d'originalité, ou lors des grandes cérémonies et fêtes comme les
mariages, communions,
Noël,
fêtes de fin d'année et
Saint Sylvestre... où elle parfait la tenue habillée et solennelle des hommes ! Pour exemple que la cravate reste indémodable, Tie Rack qui a d'abord ouvert son premier magasin à
Londres en 1981, possède maintenant 260 magasins dans 26 pays, et ne cesse d'ouvrir de nouveaux magasins entièrement dédiés à la cravate et aux accessoires comme, pochettes, boutons de manchettes et pinces à cravates. Il existe de nombreux noeuds de
cravate, on en dénombre plus de 80... les plus connus sont les dix classiques : le noeud classique, le double noeud, le demi-noeud Windsor, le petit noeud, le noeud croisé, le double simple, l'ascot, le prat, le Fink et finalement, le noeud papillon !
Date de création : 27/11/2007 07:15
Contributions de Olive
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