Du haut de ses 122 mètres, l'église Notre-Dame de Bruges possède l'une des plus hautes tours en briques d'
Europe mais aussi une collection d'art d'une extrême richesse avec comme pièce-maîtresse « La Vierge à l'enfant » de Michel-Ange. Construite au XIIIe siècle à la place d'une chapelle et d'une église romanes, l'église Notre-Dame de Bruges
abrite les mausolées du XVIe siècle de Charles le Téméraire et de Marie de Bourgogne, sa fille, ainsi que des tombes peintes des XIIIe et XIXe siècles. Elle est à ce titre, l'un des monuments historiques les plus visités de Bruges. Son choeur et son abside ont été réalisés en art gothique rayonnant français. Le choeur est particulièrement plein de souvenirs des ducs de Bourgogne qui gouvernèrent Bruges au XVIe siècle. Ainsi, l'on trouve un magnifique mausolée dédié à Marie de Bourgogne que Maximilien d'Autriche, futur empereur du Saint Empire romain germanique, fit ériger pour son épouse. Il fut achevé en 1502 et placé dans l'axe de l'église, devant le maître-autel. Ce n'est que plus tard que Charles-Quint décida d'y faire transférer les restes de Charles le Téméraire qui était enterré à
Nancy en 1477. Le mausolée de style Renaissance consacré à Charles le Téméraire, ciselé en cuivre doré et enrichi d'émail, fut ensuite déplacé en 1562 pour être à côté de celui de sa fille Marie de Bourgogne, héritière des possessions du duché de Bourgogne, décédée à Bruges en 1482. Dans l'église Notre-Dame de Bruges, l'on trouve aussi un triptyque de Bernard Van Orley,
peintre du XVIe siècle. Attaché à la cour de Marguerite d'Autriche, il peignait surtout des portraits et des tableaux religieux ou des ornements. Célèbre pour ses vitraux également, il est un des représentants de la
Renaissance flamande marquée par l'art italien. Au centre du triptyque, l'on trouve un tableau illustrant la Crucifixion et sur les volets le couronnement d'épines et le portement de croix puis la déposition et la descente aux limbes du Christ ressuscité. À voir aussi « l'Adoration des Bergers » de Pierre Pourbus qui date de 1574 ainsi que « La Vierge aux sept douleurs » d'Adrien Isenbrandt, peinture de 1530. Évidemment, outre les mausolées de Charles le Téméraire et de sa fille, « La Vierge à l'Enfant » de
Michel-Ange, placée dans une niche sombre de l'autel latéral, attire tous les regards. Il faut savoir que c'est la seule oeuvre qui ait quitté l'Italie du vivant du grand maître. Cette Madone achetée en
Italie par le marchand brugeois J. Mouscron, fut enlevée à plusieurs reprises mais a toujours regagné sa place. L'église Notre-Dame de
Bruges est toujours en activité pour les offices religieux mais étant donné les chefs-d'oeuvre qu'elle abrite, un prix d'entrée est exigé lors de vos visites, tarif qui peut-être combiné avec la visite du
Musée Gruuthuse juste à côté.
Date de création : 15/01/2008 17:35
Contributions de Catherine
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