Boulogne-Billancourt est tellement connue que les
animateurs télé parisiens ne prennent même plus la peine de préciser « Billancourt » sans même savoir que Boulogne, c'est aussi Boulogne-sur-Mer, le premier port de pêche français. On devrait peut-être appeler le
CSA pour ça ?
Sous-préfecture du
département des Hauts-de-Seine dans la
région Île-de-France, Boulogne-Billancourt est, en termes de population et de
densité, équivalente à n'importe quel quartier de Paris, d'ailleurs on ne voit plus vraiment la frontière entre les deux villes car Boulogne-Billancourt est délimitée par
la Seine, le XVIe
arrondissement de Paris et par le
Bois de Boulogne qui fait lui, partie de Paris. Etalée sur 6,16 km2, elle abrite plus de 110 000 habitants nommés « Boulonnais ». C'est donc, après Paris, la commune la plus peuplée d'Île-de-France. Son histoire remonte à 1100 et Boulogne-Billancourt n'était guère plus qu'un petit village de bûcherons qui exploitaient la forêt de Rouvray. C'est Philippe V le Long, fils de
Philippe Le Bel maudit par les
Templiers, qui va y faire construire une église. Et comme l'Histoire n'est pas vaine, elle sera la copie de l'église Notre-Dame de
Boulogne-sur-Mer. D'ailleurs, l'église de Notre-Dame de Boulogne-sur-Seine deviendra l'église Notre-Dame de Boulogne-la-Petite. Lieu de pèlerinage, elle verra passer d'illustres personnages se recueillir en son sein comme
Jeanne d'Arc,
Du Guesclin et le Pape Sixte V, familièrement appelé « Sixte Quint ». Rattachée à la paroisse d'Auteuil, Boulogne-Billancourt, village agricole, a ensuite vu apparaître la blanchisserie avant de devenir un lieu de villégiature pour les Parisiens en mal de campagne et pour les rois adeptes de la chasse. À
la Révolution française, Boulogne sera une
commune complètement différente de Billancourt dépendant d'une abbaye. Par la suite, l'industrialisation fera son oeuvre et les deux villes seront réunies sous
Napoléon III sur les conseils du
Baron Haussmann. Cela sera fait en 1859 et la ville prendra son véritable nom en 1924 sous l'appellation Boulogne-Billancourt. Entre-temps,
Louis Renault va installer une usine
automobile sur l'île Seguin. Le nom de « Renault » sera finalement rattaché à Boulogne-Billancourt avec l'arrivée de nombreuses entreprises sous-traitantes en mécanique mais aussi d'entreprises pionnières de l'aviation, dont l'épopée de
Louis Blériot peut témoigner. C'est aussi à Boulogne-Billancourt que le
cinéma français verra le jour dès 1908 avec le studio « L'Eclipse ». Les années 30 seront un âge d'or pour Boulogne-Billancourt qui sera reconnue comme capitale culturelle dans tous les domaines (
peinture,
sculpture,
architecture,
arts décoratifs). Ainsi de grands noms sont rattachés à la ville comme
Marc Chagall, Tony Garnier ou
Le Corbusier. Boulogne-Billancourt va prendre de plus en plus d'importance et la population va s'accroître rapidement. Il fallait donc adapter les infrastructures. Ce sera la première ville à recevoir le
métro après
Paris. L'
hôtel de ville va être conçu par Tony Garnier en 1934 (il est aujourd'hui classé aux
Monuments Historiques). Ville d'art, mais ville ouvrière également, Boulogne-Billancourt va vivre des grèves dures à quatre reprises. Lors de la
Seconde Guerre mondiale, la ville va subir des bombardements destinés à détruire les usines Renault. Mais, à partir des années 1980, les activités tertiaires vont prendre le relais dans les secteurs informatique, de l'audio-visuel et de la
publicité. Ainsi, l'on y trouve toujours
Renault mais aussi
TF1,
Bouygues, les sièges de
Monoprix, d'Henkel, de
Neuf Cegetel, de
la Française des jeux, de Rhodia, de SFP, de Thomson, de Pierre Fabre, etc., ce qui fait de Boulogne-Billancourt, l'une des communes les plus riches de la région parisienne et par là même de
France.
Date de création : 11/02/2008 18:04
Contributions de Cathy
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