Il existe des produits financiers qui permettent de choisir à qui et à quoi va servir son placement, c'est ce que l'on appelle le financement solidaire. Certaines structures permettent même désormais d'investir de manière solidaire tout en conservant une rentabilité intéressante. Deux formules principales permettent à l'investisseur, qui ne cherche pas uniquement le profit, de
permettre le développement de l'
aide humanitaire mais également économique via des organisations comme le
commerce équitable. La première forme de financement solidaire, la plus simple, offre l'occasion de soutenir grâce à son apport financier un projet ou une association afin de faire du projet une affaire rentable. De plus, on s'engage alors à reverser une partie des éventuels bénéfices au projet en question. Si l'on désire s'engager plus avant, on peut investir dans du capital solidaire, celui d'une
ONG, par exemple. C'est à la fois une question de moyens et d'engagement personnel, mais qui demeure sécurisée car si le financement solidaire demande généralement de céder une partie de ses gains, par contre le capital bénéficie des mêmes garanties que tous les
investissements financiers en général. C'est donc sur l'attribution que l'on souhaite faire des
dividendes que porte l'engagement. Si la démarche de solidarité est plus engagée, on choisira un financement solidaire à faible retour financier, comme dans certaines coopératives qui ne reversent à leurs coopérateurs qu'un dividende de 3%, voire même parfois ne couvrent simplement que l'inflation. Mais si le gain financier est faible ou nul, la satisfaction que l'on peut retirer à agir pour une meilleure prise en compte du facteur humain, si souvent éludé dans les circuits économiques traditionnels, n'a pas de prix. Le financement solidaire, à l'instar des
réductions d'impôts accordées pour les dons aux
associations caritatives, constitue une nouvelle source de financement pour les projets et les actions humanitaires dont le gouvernement ne soutient pas assez
le budget. Le financement solidaire est donc un choix, une forme d'engagement solidaire au même titre que la consommation équitable, le
bénévolat, la militance ou encore le don... Cependant, une fois qu'on a fait le choix de s'engager dans une opération de financement solidaire, encore faut-il savoir où s'adresser pour être certain que son argent profite réellement à ceux qui en feront le meilleur usage. Il faut savoir que l'alternative du financement solidaire existe depuis plus de vingt ans et qu'un réseau issu du monde associatif, Reseau Financement Alternatif, ASBL, oeuvre depuis déjà quinze ans pour rapprocher les investisseurs et les organismes qui manquent de fonds pour se développer. L'aspect solidaire et éthique de ces opérations est rigoureusement contrôlé soit par le biais d'un cahier des charges que le promoteur du produit lui-même s'engage à respecter, soit via un label. Effectivement, de même que l'on a mis en place des labels bio, des organismes indépendants se sont spécialisé dans l'évaluation des entreprises éthiques et délivrent des certifications tel le label ETHIBEL, issu du monde associatif et devenu label européen de référence. Les critères solidaires auxquels doivent souscrire toute association, projet ou autre structure alternative pour bénéficier de l'épargne solidaire sont clairement définis. L'activité doit oeuvrer pour une société plus juste, respecter l'Homme et son environnement et adhérer aux valeurs de
développement durable . Au niveau économique, le projet doit présenter un objectif social cohérent, une structure financière viable, une totale transparence au niveau des comptes et de l'affectation des fonds sans oublier le respect de ses donateurs. Pour résumer, un financement solidaire fiable doit pouvoir illustrer les trois P, People pour améliorer la vie des gens, Planet pour s'assurer du respect de l'
environnement et Profit pour garantir une pérennité financière.
Date de création : 16/02/2008 17:54
Contributions de Regine

Le financement solidaire
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