Isabelle Adjani est une actrice de
théâtre et de cinéma qui s'est construit au fil du temps une image de femme énigmatique et imprévisible. Depuis ses débuts au cinéma à l'âge de 14 ans dans « le petit Bougnat » jusqu'en 2006 sur les planches dans le rôle de la reine d'
Ecosse, Marie Stuart,
Isabelle Adjani bluffe le public et les professionnels et les charme tout en gardant ses distances. Car la belle actrice sait se montrer inaccessible, au point qu'elle avait jugé bon d'apparaître en direct dans le Journal de 20 heures de
TF1 il y a quelques années pour prouver qu'elle était bien vivante, afin de faire taire les rumeurs disant qu'elle serait atteinte du
sida ou morte. Née à Paris en 1955 d'un père algérien et d'une mère allemande, Isabelle Adjani débute comme actrice de cinéma en 1969 puis rejoint en 1973 la Comédie-Française où elle se distingue dans les grands rôles « classiques ». En parallèle, elle joue aussi au cinéma, et obtient son premier grand rôle dans « la Gifle» de Claude Pinoteau en 1974 puis interprète magistralement l'année suivante « Adèle H » sous la direction de François Truffaut. Devant le succès obtenu au cinéma, Isabelle Adjani quitte la
Comédie-Française pour jouer dans « le Locataire » de Roman Polanski et « Barocco » d'André Téchiné en 1976, « Violette et François » de Jacques Rouffio en 1977 avec
Jacques Dutronc et en 1979 « Nosferatu, fantôme de la nuit » de Werner Herzog. Mais l'actrice si belle, diaphane et fragile, montre qu'elle peut aussi jouer la comédie aux coté des membres du Splendid dans « Clara et les chics types » en 1981, et reçoit la même année son premier César pour un rôle beaucoup plus psychologique dans « Possession » d'Andrzej Zulawski. Suivront deux films en 1982, « Tout feu, tout flamme » de Jean-Paul Rappeneau et « Antonietta » de Carlos Saura, puis « Mortelle randonnée » en 1983 de Claude Miller où elle interprète une femme froide et énigmatique. Deuxième César pour « l'Été meurtrier » de Jean Becker en 1984, on voit ensuite Isabelle Adjani dans « Subway », réalisé par
Luc Besson en 1985, dans «
Camille Claudel » de Bruno Nuytten en 1988. En 1994, l'actrice incarne la « Reine Margot » de Patrice Chéreau, prestation saluée par l'ensemble de la critique et un nouveau grand succès public. Après un retour sur les planches en 2000 pour « la Dame aux camélias » de René de Ceccaty, Isabelle Adjani revient au
cinéma en 2002 pour « la Repentie » de Laetitia Masson et « Adolphe » de Benoît Jacquot, d'après Benjamin Constant. Isabelle Adjani a toujours été plutôt discrète sur sa vie privée mais se montre pour les bonnes causes, telles le MRAP et de Réseau éducation sans Frontières. Elle est Ambassadrice de la Fédération internationale des ligues des
Droits de l'Homme et marraine de l'association « Innocence en danger ». Fidèle à ses racines, Isabelle Adjani était aussi venue en 1988 en
Algérie, à la veille du référendum proposé par le Président Chadli, pour « soutenir la naissance d'une démocratie ». Actrice magnifique par son talent et sa beauté, Isabelle Adjani soigne son image de femme secrète et imprévisible, en dehors des causes humanitaires où elle se donne toujours beaucoup. La belle actrice a ainsi présidé un dîner de bienfaisance à l'occasion de la Journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants au Show Case, animé par Bernard de la Villardière et Ariel Wizman en novembre 2007.
Date de création : 29/02/2008 13:08
Contributions de Regine

Isabelle Adjani
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