Pierre Mac Orlan était de sa véritable identité, Pierre Dumarchey, il était né à
Péronne, dans le
département de la Somme, le 26 février 1882, il est mort à Saint-Cyr-sur-Morin, dans le
département de la Seine-et-Marne,
le 27 juin 1970, à l'âge de 88 ans. Son père était
commissaire de police, quant à sa mère, d'après ce que l'on sait, elle décéda en 1889, Pierre Mac Orlan avait un frère cadet, Jean qui était né en 1887. Son père, veuf, confia la garde de ses 2 enfants à leur oncle, qui exerçait la profession d'inspecteur de l'Éducation nationale à Orléans
Pierre Mac Orlan, avant la
première guerre mondiale de 1914-1918, fut un grand voyageur, en effet, il ira à Paris où il fréquentera la bohème montmartroise, Londres, Rouen,
Brest,
Bruges,
Palerme,
Naples, Mayence, etc... ou il accompagnait en tant que secrétaire, une dame aisée, avant de se consacrer à l'
écriture. On sait en réalité très peu de chose sur la jeunesse de Mac Orlan, mais il on y regarde de plus près, on retrouvera des épisodes de cette jeunesse dans les divers romans, qu'il a écrit par la suite. En effet, il traduira, sa vie passée, dans les écrits et les chansons.
A Orléans, Mac Orlan, ne fut pas un élève très brillant, il fit la connaissance de Gaston Couté, qui devint par la suite, un poète et chansonnier, qui lui fit découvrir le poète, de la fin du
Moyen Age, François de Moncorbier dit François Villon. A cette époque, il écrit des chansons, qu'il se plait à envoyer à son « idole »
Aristide Bruant, grand écrivain et chansonnier de l'époque, le grand ami du peintre
Toulouse Lautrec, le créateur de chansons comme Nini peau d'chien, chanson qu'il a écrit, à l'occasion des 100 ans de la
prise de la Bastille, etc...
Marc Orlan, rêve de Paris et surtout du quartier de
Montmartre, ou évolue à l'époque une faune, d'artistes, de chanteurs, de peintres, d'écrivains. Mais ira faire un bref séjour à Rouen, à l'École normale, car son oncle devenu son tuteur voulait que Pierre devienne instituteur, en 1889, laissera tomber ses études pour se rendre à Paris, car il voulait devenir peintre. Pierre Mac Orlan entraînera avec lui son frère Jean. Ils vécurent 2 ans, à Paris, dans une misère noire... au milieu des artistes et des voyous de la capitale. Son frère, s'enrôle dans la Légion Etrangère et Pierre rentre à
Rouen. Il ne reviendra à
Paris, qu'en 1905, il habite dans une chambre du célèbre Bateau Lavoir, il passe son temps, le soir, en compagnie de poètes, d'écrivains et de peintres, comme
Pablo Picasso,
Maurice de Vlaminck,
Max Jacob, André Salmon,
Roland Dorgelès,
Guillaume Apollinaire avec lesquel il établira une grande amitié, tout ce petit monde se rencontre au Lapin Agile, il épousera en 1913, Marguerite Luc, qui est belle-fille de Frédéric Gérard, le tenancier du «
Lapin Agile. ». Cette union, fut plus qu'orageuse, pendant 50 ans. Pierre Mac Orlan, fut ensuite mobilisé en 1914, pour la guerre, d'ou il revint après avoir été blessé. Au retour de la guerre, Pierre Mac Orlan, connut la célébrité par ses romans, Le Nègre Léonard, Maitre Jean Mullin, La Cavalière Elsa, Marguerite de la nuit, Le Quai des brumes, ces romans lui valent les compliments de
Marcel Proust et d'Antonin Artaud. Il devient aussi directeur artistique des Editions d'Art de
la Renaissance du Livre. Il fait des reportages, à l'étranger, notamment en
Allemagne, ou il décrit la montée du nazisme et d'
Hitler, fait une interview de
Benito Mussolini, fait un reportage sur les méthodes la police anglaise, Scotland Yard, fait des articles sur la Prohibition en
Amérique, sur la
Légion Etrangère ou son frère était devenu légionnaire, son frère est d'ailleurs
mort en 1929, des suites d'une hémorragie cérébrale. Il fait de nombreux autres voyages dans le cadre de ses reportages. Il fait aussi de nombreuses chroniques pour la
radio et participe à de nombreuses émissions radiophoniques.
Mac Orlan devient en 1950, membre de l'Académie Goncourt, en 1967, reçoit les insignes de commandeur de la
Légion d'honneur et se retire dans sa maison de Saint-Cyr-sur-Morin, ou il continuera à écrire ses romans. Pierre Mac Orlan est l'auteur de 130 livres, et de 65 chansons.
Ces romans, nouvelles et contes, nous en citerons quelques uns, La Maison du retour écoeurant, Les Dés pipés ou les aventures de Miss Fanny Hill, Le Bal du pont du Nord, La Petite Cloche de Sorbonne, La croix, l'ancre et la grenade, Marguerite de la nuit, la Vénus internationale, L'Ancre de miséricorde, La Bandera, Le Mystère de la malle n°1, Les Contes de la pipe en terre, Capitaine Alcindor, Babet de Picardie, Le Carrefour des Trois Couteaux, La Nuit de Zeebrugge ou le Bal du Pont du Nord , etc... Ces chansons, La chanson de Margaret, "Fanny", "Chansons pour accordéon", La fille de
Londres, etc... quelques citations de Pierre Mac Orlan, « On dit que l'argent n'a pas d'odeur : le pétrole est là pour le démentir », « Pour donner de l'attrait à la prison, il faudrait qu'elle ne fût point gratuite », « Parmi tous ceux qui font profession d'être insupportables, le chercheur de la vérité est certainement parmi les plus désolants », « Quand on possède le goût des gens exceptionnels, on finit toujours par en rencontrer partout », « Le hasard est une force merveilleuse, une force comparable à un Dieu voyageur chargé de documents, de fiches et de dossiers, de portraits aussi».
Notons que Pierre Mac Orlan, a été toute sa vie, un passionné de Rugby, dès que les
télévisions couleur ont vu le jour, il fut un des premiers a en acheté une, pour pouvoir différencier la couleur des maillots des joueurs de
Rugby. On dit que Pierre Dumarchey avait pris le nom de Mac Orlan, en souvenir de la ville d'
Orléans, Mac Orl(é)an(s) quand on l'interrogeait au sujet de ce pseudonyme, il disait, que Mac Orlan venait du souvenir de sa grand-mère qui était écossaise et à qui il rendait hommage.
Date de création : 14/04/2008 11:42
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Pierre Mac Orlan
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