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Le Lapin Agile, un cabaret de la Butte Montmartre à Paris



Le Lapin Agile est un cabaret de Paris situé au sommet de la Butte Montmartre, au numéro 22, de la rue des Saules dans le XVIII° arrondissement. Ce cabaret existe toujours, c'est le plus ancien des cabarets de Paris. Son
histoire, le bâtiment, fut construit en 1795, il changea plusieurs fois de nom, il fut d'abord une auberge, qui portait le nom de « Au Rendez-vous des voleurs », qui devint en 1869, le cabaret des « Assassins »,en 1875, il devint le cabaret « Le Lapin Agile », à cause de son enseigne, qui avait été peinte par l'humoriste, le contestataire, le caricaturiste, qui fut régulièrement persécuté par la censure André Gill, qui représente un lapin s'échappant d'une casserole. A noter qu'André Gill, avait réalisé des caricatures de toutes les figures de son temps, à savoir, Richard Wargner, Jules Vallès, Gambetta, Raspail, Victor Hugo, Dumas, Courbet, Nadar, Bizet, Charles Dickens, Émile Zola, Victor Schoelcher, Jules Verne, etc... Le Lapin de Gill s'est alors transformé en "agile". L'original de l'enseigne du Lapin Agile, est conservé au Musée de Montmartre. Ce cabaret fut racheté, en 1886, par une ancienne danseuse de french cancan, Adèle Decerf, qui portait le surnom de « la mère Adèle », elle en fit un café concert, restaurant qui portait le nom de « A ma campagne »,cet établissement était fréquenté assidûment, par le chansonnier Aristide Bruant, le peintre, Henri de Toulouse-Lautrec, le romancier et dramaturge, Georges Courteline, le poète et l'inventeur Charles Cros, Alphonse Allais, l'écrivain et l'humoriste, Jehan-Rictus, le poète, Pierre Mac Orlan, l'écrivain, de romans, chansons, poèmes. Adèle Decerf, céda à Berthe Sébource, son établissement, vers 1900. Berthe Sébource s'y installa en compagnie de sa fille Marguerite Luc, appelée Margot, qui devint plus tard l'épouse de Pierre Mac Orlan. Aux deux femmes, et en 1903, viendra s'adjoindre, Frédéric Gérard, dit « le père Frédé », ce dernier avait été vendeur de quatre saisons, propriétaire d'un autre cabaret qui avait été détérioré lors d'une bagarre, il donna une nouvelle vie au cabaret, pour animer les soirées, il y jouait de la guitare et du violoncelle, il chantait et faisait chanter les uns et déclamer les autres, ce cabaret devient alors, le lieu de rendez-vous des écrivains, des chansonniers, des poètes et des peintres montmartrois jusqu'à 1914 , on y retrouve, Picasso, qui vient souvent à la terrasse avec sa chienne Frika et qui y peint des toiles, notamment le portrait de Frédé, de Margot, Utrillo, Derain, Braque, Modigliani, Guillaume Apollinaire, Max Jacob, André Salmon, Pierre Mac Orlan, Francis Carco, Roland Dorgelès, Gaston Couté, Jules Depaquit, Caran d'Ache, Forain, Jehan Rictus, Charles Dullin, Paul Fort, etc... c'est le lieu de rassemblement de la bohème, de la faune de Montmartre, le temple des artistes. Affublé d' une casquette de breton, d'une barbe, d'une pipe légendaire, Frédé et le cabaret, deviennent une véritable institution de la vie de la Butte Montmartre. Ce cabaret devait être démoli, pour empêcher sa démolition, il fut racheter par Aristide Bruant, en 1902, ce dernier en laissa la gérance à Fredé. Aristide Bruant le rétrocédera en 1922, au fils de Frédé, Paulo. Dans son roman « Le Château des brouillards », Roland Dorgelès mentionne des incidents créés par les voyous et les mauvais garçons, au Lapin Agile, des bagarres se produisaient de temps en temps, elles ne surprenaient personne, même la police ne se déplaçait pas et l'une de ces attaques est relatée dans une partie du roman « Le Quai des brumes » de Pierre Mac Orlan. La violence devait atteindre son paroxysme, en 1910, lorsque l'un des fils de Frédéric Gérard, « Frédé », Victor dit Totor, fut abattu d'une balle dans la tête derrière le bar du Lapin Agile. Sous l'occupation allemande durant la seconde guerre mondiale, et après cette guerre de 1939-1945, Le Lapin Agile, deviendra le fief, d'autres artistes, comme le guitariste Alexandre Lagoya, Léo Ferré, Claude Nougaro, Rina Ketty, Yvonne Darle, Pierre Brasseur, Georges Simenon, André Pasdoc, Claude André Puget, Pierre Asso, Jacques Pills, Clément Duhour, Pierre Dudan, Jean-Roger Caussimon, Ida Presti, Georges Brassens, François Billetdoux, André Reybaz, Annie Girardot, Jacques Esterel, Jacques Debronckart, Georges Zamfir, Frédéric Lodéon, Pierre-Yves Artaud, Eric Robrecht. Depuis 1972, le Lapin Agile est devenu gestionnaire, d' Yves Mathieu, fils d'Yvonne Darle, et beau-fils de Paulo Gérard. Au Lapin Agile, de nos jours, on boit toujours, les traditionnelles cerises à l'eau de vie. Yves Mathieu, chanteur, s'emploie désormais, à sauvegarder l'ambiance et surtout à sauvegarder le patrimoine de la chanson française et surtout de favoriser l'éclosion de nouveaux talents, dans le même esprit que Frédé et Paulo. Le Lapin Agile, est un lieu, une pépinière de communion entre le public et les nouveaux artistes peu ou non connus, poètes, comédiens, auteurs-compositeurs, instrumentistes virtuoses, humoristes, chanteurs et chanteuses. Si vous partez en vacances ou visiter la capitale, il faut absolument passer une soirée dans ce temple de la tradition française et parisienne, qu'est le Lapin Agile. Dans le Spectacle actuel " Chanson, Musique, Humour, Poésie ", on retrouve l'atmosphère des veillées d'antan, où chacun écoute l'autre et partage avec lui son plaisir. Très haut lieu de la vie parisienne. NB.- C'est au Lapin Agile, que Roland Dorgelès, Warnod et Depaquit , réaliseront une grande supercherie, en effet, Dorgelés, détestait les toiles de peintures cubistes de Pablo Picasso, que son ami Guillaume Apollinaire était un grand défenseur et qu'il adorait, il fixa une toile vierge sur un mur et fit peindre, devant huissier, par Lolo, l'âne de Frédé, à qui il avait attaché un pinceau à la queue, le tableau intitulé « Coucher de soleil sur l'Adriatique », tableau signé du nom de « Boronali », anagramme d'Aliboron, l'âne de la fable de Jean de la Fontaine, cette peinture fut présentée, au Salon des Indépendants, et , la critique fut enthousiaste. Cette toile de peinture, fut d'ailleurs vendue 400 francs, une très belle somme pour cette époque.

Date de création : 16/04/2008 09:42
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Roland Dorgelès, écrivain, membre et président de l'Académie Goncourt Francis Carco, écrivain, poète, journaliste, mémorialiste et auteur de chansons


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