Aristide Louis Armand Bruand, avait substitué, par la suite à son nom, la lettre d pour la lettre t, Aristide Bruant.
Aristide Bruant, c'était Aristide Louis Armand Bruand, il était né à Courtenay, près de Sens dans le
département du Loiret. Il est mort à Paris le 11 février 1925. Aristide Bruant né dans une
famille bourgeoise. Des revers de fortune, amèneront à ce que Aristide Bruant devienne apprenti
bijoutier chez un joaillier, à l'âge de 17 ans. Aristide Bruant s'engagera durant la Guerre de 1870, dans la compagnie des "gars de Courtenay", en tant que franc tireur, démobilisé, il ira travailler à la Compagnie des chemins de fer du Nord. Il commencera alors, à composer des chansons et commence à faire de la scène en 1873. En 1881, on le retrouve au cabaret du Chat noir, un cabaret de Montmartre, créé par Rodolphe Salis, qui était un haut lieu de la bohème de la fin du XIX° siècle, on pouvait y rencontrer, le
peintre Willette, les poètes Charles Cros, Albert Samain et Jean Richepin, l'humoriste
Alphonse Allais, ce cabaret était décoré dans un style Louis XIII. Aristide Bruant s'était marié en 1891, avec Mathilde de Tarquini d'Or, une cantatrice d'
opéra comique, avec laquelle il s'est produit de temps à autres au Théâtre Royal, au Little-Palace. Aristide Bruant avait un fils, qui fut tué le 16 août 1917 sur le plateau de Craonne, dans le
département de l'Aisne et en
région Picardie, durant la
première guerre mondiale de 1914-1918. La vie d'Aristide Bruant a été bouleversée par la
mort de son fils, qui était capitaine des Zouaves et Saint-Cyrien.
Quand le Chat Noir déménagea du 84, boulevard Rochechouart à la rue Victor Massé, Aristide Bruant le racheta, à Rodolphe Salis et le baptisa le Mirliton, l'affiche du cabaret fut réalisée par
Toulouse-Lautrec. Le soir de l'ouverture, il n'y avait que trois clients et Bruant, complètement dépité, se mit à les « engueuler ». Cette façon très curieuse, d'accueillir la clientèle, fit de ce cabaret, sa renommée. C'est au Mirliton que Xanrof et Maurice Legay, firent leur début, en tant que chansonniers, le Mirliton était très en vogue, à
la mode, il connut la gloire. Ce cabaret était un lieu ou le Tout Paris, venait, on y invectivait la clientèle, par des insultes. En 1895, Aristide Bruant, abandonnera son cabaret pour faire des tournées, en
France et à l'étranger, notamment en
Afrique du Nord. Il gérera aussi, le café-concert à ses débuts, en compagnie de son épouse, « l'Époque », boulevard
Beaumarchais, qu'il abandonnera en 1905, pour retourner à Courtenay, sa ville de naissance.
A noter, qu'Aristide Bruant racheta aussi le cabaret du
Lapin Agile, une véritable institution de la vie de la Butte Montmartre, qui était voué à la démolition, en 1902, mais il ne l'exploita jamais personnellement, il en laissa la gérance au fils de « Frédé » Frédéric Gérard, qui était prénommé Paulo, il le revendit d'ailleurs à ce dernier en 1922 pour une bouchée de pain, étant devenu riche et célèbre. Aristide Bruant en 1922, se consacrera plus à l'
écriture, tout en continuant de chanter ponctuellement.
C'est entre les années 1905 et 1914, qu'Aristide Bruant, enregistrera ses plus grands succès.
Il repose auprès de son épouse, Mathilde Tarquini d'Or décédée en 1945, au cimetière de Subligny, près de Courtenay, en
Bourgogne et non à Montmartre, où le couple vint terminer ses jours.
Les chansons d'Aristide Bruant, sont nombreuses, on peut citer, Nini peau d'chien, Les canuts, A Batignolles, A Biribi, A Grenelle, A la Bastille, A la Bastoche, A la Chapelle, A la Glacière, A la Goutte d'Or, A la Roquette, A la Villette, A Mazas, A
Montmartre, A Montrouge, A Pantruche, A Saint-Lazare, A Saint-Ouen, Ah ! Les salauds !, Au
bois de Boulogne, Au bois de Vincennes, Auprès de ma blonde, Aux Bat.d'Af, Belleville-Ménilmontant, Bonne année, Casseur de gueules, Coquette, Crâneuse, Dans la rue, Fantaisie triste, Jeanneton prend sa faucille (Figarette), La noire, Le chat noir, Le trente et un du mois d'août, Les loupiots, Les marcheuses, Les petits joyeux, Les prisons de
Nantes (La fille du geôlier), Les quat' pattes, Lézard, Marchand d'crayon, Marche des dos, Ronde des marmites, Rose Blanche (Rue Saint-Vincent).
Aristide Bruant, a aussi participé aux journaux Le Mirliton, de 1885 à 1894, La Lanterne de Bruant, de 1897 à 1899. Ecrit des romans, « Les Bas-Fonds de
Paris », « Les Trois Légionnaires », « Serrez vos rangs ! », « L'Alsacienne, », « Tête de Boche », « Fleur de Pavé », « Captive », « Le Coeur cassé », « Les Princesses du Trottoir », « Les filles Méjasson », des pièces de
Théâtre, « La Loupiote », « Coeur de Française », « L'Homme aux grands pieds », « Aux bat' d'af' », un
dictionnaire d'argot, « L'Argot au XX° siècle ». Aristide Bruant fit une dernière apparition sur la scène de l'Empire, en 1924. Aristide Bruant avait pour bons amis, Georges Courteline,
Francis Carco, Toulouse Lautrec.
Date de création : 24/04/2008 08:47
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Aristide Bruant
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