Moussorgski Modeste Petrovitch, était né à Karevo, un petit village russe de la province de Pskov, le 21 mars 1839, il est mort à Saint-Pétersbourg, le 28 mars 1881, il avait 42 ans.
Modeste Petrovitch Moussorgski, était le 4° enfant d'un petit propriétaire terrien, un paysan, la
famille Moussorgski, avait comme souhait de voir ce
fils, devenir militaire. Très jeune, Moussorgski apprit le piano, encouragé par sa mère. Il fut ensuite inscrit à l'Ecole Pierre et Paul de
Saint-Pétersbourg, qui était une école des cadets de la garde. Il continua tout de même à prendre des
cours de musique et de piano, pendant ses études à l'école militaire. Il se passionne aussi, en dehors de la musique, pour l'histoire, la philosophie, les langues, la littérature. Il découvre alors la musique de Glinka, de
Berlioz, l'opéra italien, la vie mondaine, la musique de salon et écrit ses premières mélodies. A la fin de ses études, il s'engage dans le régiment d'élite Préobrajenski, c'est là qu'il rencontre deux musiciens, en la personne de Alexander Porfirievitch Borodine et de Alexandre Sergueievitch Dargomyjski. Il rencontrera par la suite Mily Alexeïevitch Balakirev,Vladimir Stasov et César Cui. Moussorgski abandonne alors l'armée en 1857. Il rejoignit alors le groupe des Cinq, un groupe de compositeurs, ardents défenseurs de
la musique nationale et folklorique Russe qui était composait de, Alexandre Borodine, Mili Balakirev, Nikolaï Rimski-Korsakov et César Cui. Tous ses musiciens se rencontraient pour composer, mais Moussorgski n'étant pas argenté, car avec l'abolition du servage en
Russie, en 1861, ce fut la perte des revenus des propriétés familiales dont les rentes lui enlevaient tout souci matériel, il reprit alors un emploi et alla travailler en tant qu' employé administratif, aux Ponts et Chaussées, cette vie ne lui convenait pas, car il n'a pas beaucoup de temps pour composer et jouer avec le groupe des cinq. Il plonge alors dans l'
alcool, d'autant qu'il perd son père en 1863 et sa mère en 1865. Moussorgski, fait alors des crises d'
épilepsie, des crises de delirium tremens, ce qui lui fera perdre son travail en 1867. C'est à ce moment que Moussorgski tourne un regard tendre vers l'enfance et commence un cycle de mélodies dans lesquelles les enfants sont mis en scène, « Les Enfantines » . Après, il se mettra à composer des oeuvres symphoniques, comme des poèmes symphoniques, « une nuit sur le Mont Chauve », « La Défaite de Sennachérib », des opéras, qu'il ne termine pas, comme Salammbo, tiré du roman de
Gustave Flaubert , Le
Mariage,
Oedipe à
Athènes, des pièces chorales ou pour
piano, comme « Tableaux d'une exposition » qui furent par la suite orchestrées par
Maurice Ravel. De son oeuvre lyrique se détache surtout son opéra Boris Godounov, considéré comme l'un des plus beaux exemples de l'art lyrique.
Moussorgski, commença aussi la composition de deux opéras La Khovantchina , qui fut terminé par Dmitri Dmitrievitch Chostakovitch et La Foire de Sorotchinski, d'après Nicolaï Gogol, terminé par Nikolaï Nikolaïevitch Tcherepnine.
Le fin de la vie de Moussorgski fut très triste, car il buvait beaucoup et dépensait tout ce qu'il pouvait gagner, il était dépressif et alccolique, il n'avait plus de domicile et devait habiter chez des amis, il écrivait encore des oeuvres tristes et noires comme « Les Chants et Danses de la
mort ». Moussorgski avait écrit une fois, au critique Vladimir Stassov, je le cite,
« La vie partout où elle se montre, la vérité si amère qu'elle soit, un langage hardi et sincère, à bout portant. Voilà ce à quoi j'aspire, voilà ce que je veux, voilà où j'ai peur d'échouer ».
Date de création : 10/05/2008 07:23
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Moussorgski Modeste Petrovitch
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