Louis Hémon était né le 12 octobre 1880, à
Brest dans le
département du Finistère, il est mort le 8 juillet 1913, à Chapleau, dans l'Ontario, au Canada.
Louis Hémon, était issu d'une famille bourgeoise, il était le dernier enfant, d'une fratrie de 3, il avait un frère
et une soeur, sa mère était Louise Le Breton, son père était Félix Hémon, ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de lettres classiques, ardent républicain qui distribuait, en cachette, des poèmes des Châtiments (recueil de poèmes satiriques, publié en 1853), c'était de la part de Victor Hugo, « une arme », qui était destinée à discréditer et à abattre le régime de
Napoléon III, qu'il détestait et auquel il vouait une fureur vengeresse et un mépris et dédain, sans égal.
Après une jeunesse passé à Paris, ou son père avait été muté, le jeune Louis apprécie et lit les livres de
Guy de Maupassant,
Victor Hugo,
Paul Verlaine,
Joseph Rudyard Kipling, il fait aussi beaucoup de
sports et pratique le
canoë, la
natation, le
rugby, la boxe. Les études, qu'il fait, ne le passionnent pas, dans un auto-portrait publié à la une du quotidien sportif "Le Vélo", il écrit, je le cite : « jeunesse terne - dix ans d'externat dans un lycée noir - études sans éclat - toute combativité disparaît devant la lente oppression du thème grec ». Il obtient, tout de même, une licence de
droit à la
Sorbonne, puis part faire son service militaire. Au retour de ses obligations militaires, il est admis au concours de l'administration coloniale mais affecté en
Algérie, Louis Hémon décide de partir pour
Londres, il renonce ainsi à son concours et à faire une carrière diplomatique. Arrivé en Angleterre, où il restera pendant 8 ans, il fera son entrée dans la littérature, en faisant des articles et des chroniques, pour des journaux de sport, Louis Hémon, écrira son premier roman en 1908-1909, « Colin-Maillard », ce roman traite des événements politiques, il écrit ensuite, « Battling Malone, pugiliste », un roman sur la
boxe, puis « Monsieur Ripois et la Némésis », ou il évoque ses histoires d'amour. En
Angleterre, il aura une histoire d'
amour, avec Lydia O'Kelly, qui accouchera d'une fille, issue de cette relation, mais à son
accouchement, elle se met à souffrir de troubles mentaux et est internée dans un
asile psychiatrique. L'enfant est confiée à la soeur de Lydia O'Kelly. Louis Hémon décide alors de partir , c'est ainsi qu'il embarque, le 18 octobre 1911, pour le Canada. Durant le reste de sa vie, il ne reverra jamais Lydia O'Kelly et sa fille. Il arrive au Québec, à Montréal, ou il resta jusqu'en juin 1913, faisant pour survivre, le métier d'agent d'assurances et écrivant des articles de journaux destinés aux européens du Québec. Louis Hémon se rend au lac Saint-Jean. Il séjourne à Péribonka, puis à Saint-Gédéon, où il travaille chez un fermier, Samuel Bédard. C'est là qu'il a écrit Maria Chapdelaine. Ce roman allait, le rendre célèbre, par la suite, à titre posthume, dans le monde entier, car, Louis Hémon ne connut jamais la célébrité durant sa vie, car il est
mort accidentellement à Chapleau, le 8 juillet 1913, tué par une locomotive de train, alors qu'il marchait le long de la voie ferrée. Ce n'est qu'en 1915, que le roman Maria Chapdelaine apparait au Québec, mais il sera vraiment réellement connu qu'en 1921, après avoir été publié chez Bernard Grasset, éditeur à
Paris. Ce roman, fut publié à plusieurs millions d'exemplaires et traduit en plus de 20 langues. Maria Chapdelaine, a depuis était porté au
cinéma, au
théâtre, plusieurs fois, et notamment par Julien Duvivier, en 1934, Marc Allégret, en 1950 et Gilles Carle, en 1982. Maria Chapdelaine a aussi donné naissance à des feuilletons, à la
télévision et à la
radio, mais aussi, à une
BD (bande dessinée). Qu'évoque le roman de Maria Chapdelaine, c'est un récit de la vie paysanne québécoise, comme un symbole d'aliénation, tant individuelle que collective de l'époque, au Canada français et en
France. Ce roman a été récupéré, pour le mettre au service d'une idéologie nationaliste, qui prêche la fidélité au passé et aux traditions. On pensait fortement, qu' « au Québec rien ne devait mourir et rien ne devait plus jamais changer ». Maria Chapdelaine est le récit, d'une la lutte pour la survie nationale, qui est fondée sur la famille et la religion, Maria Chapdelaine, reçut un premier accueil, plutôt froid de la part des institutionnels, mais ensuite, il fut récupéré par les institutions, dont l'église catholique et les élites du
Québec, de ce temps. Un petit résumé du roman, Maria Chapdelaine est une jeune fille belle et modeste. Elle vit avec sa famille à l'écart du village, dans la forêt. C'est l'endroit ou son pére et ses frères défrichent des forêts pour bénéficier de terrains ou ils cultiveront des céréales. Les femmes s'occupent de la maison et du ménage. La beauté et sa gentillesse, font que Maria doit faire un choix parmi trois prétendants, Eutrope Gagnon leur seul voisin, Lorenzo Surprenant qui la séduit avec les richesses de l'
Amérique et François Paradis, qui est bûcheron.
Laura, la mère Chapdelaine tombe gravement malade et meurt. Maria Chapdelaine choisira alors, Gagnon, ce dernier va assurer la survie et la pérennité de sa
famille et de la collectivité. Maria Chapdelaine est devenu un mythe littéraire, pour les canadiens et les français.
A noter, qu'au
Canada a été fondée, La société des Amis de Maria Chapdelaine, à
Montréal en 1935, et qu'un Musée Louis Hémon a été ouvert à Péribonka, dans l'Ontario, en 1938.
Date de création : 27/05/2008 08:44
Contributions de Olive2

Louis Hémon
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