Vincent Scotto, est né à Marseille dans le
département des Bouches du Rhône, le 21 avril 1876. Il était le fils d'immigrés italiens, Pasquale Scotto d'Aniello et Antonia Intartaglia, ses parents étaient natifs de l'
île de Procida, la plus petite et la moins connue des îles du
Golfe de
Naples, dont font également partie
Ischia et
Capri, en
Italie. Il était issu d'une
famille nombreuse. Son père, était charpentier et travaillait aux carénages du Pharo à Marseille. Vincent Scotto est mort à Paris, le 15 décembre 1952.
A 7 ans, Vincent Scotto, joue de la guitare et commence à étudier, dans une institution religieuse, les bases du
solfège, chez les frères Maristes. Adolescent, Vincent Scotto commence a écrire de la musique et de chansons pour les artistes qui passent à Marseille, en accompagnant les
chanteurs à la guitare, il anime aussi les noces et banquets de la région et en même temps, exerce des petits boulots, livreur,
ébéniste, etc... Puis en 1906, il commença sa carrière de chanteur en s'accompagnant à la
guitare, dans sa ville natale de Marseille. C'est à ce moment qu'il rencontra le chanteur Polin, un chanteur, comique troupier de café-concert, qui était en tournée dans le Midi, Polin entendit la chanson franco napolitaine, le « Navigatore », sur des paroles de Villard. Polin demanda alors à Christiné, auteur, compositeur et éditeur français, d'écrire de nouvelles paroles, la chanson devint « La petite Tonkinoise », qui devint un tube, ainsi que sur la chanson,
« Le P'tit objet » plus connu après, sous le titre, « Mademoiselle Rose ». Après la mort de sa mère, en 1906, Vincent Scotto, part pour Paris, ou ses débuts sont difficiles, il obtient au bout de quelques mois, la consécration avec, « Ah ! si vous voulez de l'amour », fort de ce nouveau succès, il écrit alors les musiques de « J'ai deux amours », pour
Joséphine Baker, « Prosper », pour Maurice Chevalier, « Marinella », «Tchi-Tchi», «Tant qu'il y aura des étoiles», pour Tino Rossi, « Le plus beau tango du monde », pour Alibert, « La Trompette en bois », pour Georges Milton, « Elle vendait des p'tits gâteaux », pour
Félix Mayol, « Je ne suis pas bien portant »,pour Ouvrard Fils, pour
Fréhel « Où est-il donc ? », « La Java bleue », pour
Edith Piaf, « Les Mômes de la cloche », pour « Esther Lekain », Ah ! Si vous voulez de l'amour, « Sous les ponts de Paris », chanson composée pour Georgel et qui fut interprétée par la suite, par Aimé Doniat,
Maurice Chevalier,
Lucienne Delyle,
Patachou,
Tino Rossi, Fernand Gignac, Les Compagnons de la Chanson, Zizi Jeanmaire, Francis Lemarque, « Les prisons de Nantes », etc... Vincent Scotto composa beaucoup de musiques de films de Marcel Pagnol, 200 films, au total, à son actif, comme Fanny, La fille du Puisatier, Angèle, La fille du Boulanger, Topaze, César, etc... . Il interpréta même l'un d'entre eux, en 1934, dans le film « Joffraï », Jofroi, fermier vieillissant, a vendu son verger de la Maussan à Fonse. Quand celui-ci vient en abattre les vieux arbres, Jofroi veut le tuer. Bientôt tout le village est bouleversé...Vers les années 1930, il compose,
la musique des opérettes marseillaises, créées par Alibert comme, « Un de la Canebière », « Au pays du soleil », « Arènes joyeuses », « Trois de la marine », « Au pays du soleil », des opérettes à grand spectacle, comme, en 1948, Violettes Impériales, en 1950, La danseuse aux étoiles, etc... Vincent Scotto meurt à
Paris, le 15 décembre 1952, un an avant la création de sa dernière oeuvres, « Les Amants de Venise ». Vincent Scotto, est l'auteur de 4000 chansons, dont plus du tiers ont été de grands succès, 200 musiques de films, 60 opérettes, interprétées par les plus grands, Alibert, Paulette Merval, Marcel Merkès, etc... . Vincent Scotto est enterré au cimetière St Pierre de
Marseille, aux côtés de son beau-fils Alibert,
mort un an avant lui. Vincent Scotto s'était marié, en octobre 1896, avec Marguerite, Alexandrine Monier. Deux ans après était née, Antoinette, fille unique du couple, qui se maria en novembre 1923, avec le chanteur Henri Allibert, dit « Alibert ». Vincent Scotto, est un nom incontournable dans l'histoire de la chanson française. Au
carnaval de Dunkerque, on peut toujours entendre, dans les rues de la ville, les fameuses chansons souvent aux paroles grivoises, « Ah, si vous voulez d'l'amour, n'attendez pas un jour, prenez l'bonheur qui passe », « Rosalie, elle est partie, si tu la vois, ramène la moi ». Un Prix Vincent Scotto est décerné par la
SACEM (Société des Auteurs Compositeurs), depuis 1948, ce prix est destiné à récompenser chaque année la meilleure chanson populaire de l'année. Pendant 45 ans, il a fait chanter les plus grands interprètes de France.
Marcel Pagnol qui était son ami, rapporte que Vin cent Scotto lui avait dit, je le cite « J'ai fait 4000 chansons dans ma vie. Il y en a au moins 2000 qui ne valent rien, et 1000 pas grand chose. Ensuite 800 acceptables, 150 excellentes et enfin 50 qui ont fait le tour du monde et qui me plaisent. J'ai perdu mon temps en composant toutes les autres, mais si je n'en avais pas écrit 4000, je n'aurais pas écrit celle là. ». Il est resté une figure emblématique du Sud de la
France. Et comme tout se termine par une chanson... voici quelques paroles de la célèbre chanson, La petite tonkinoise,
Pour qu'j'finisse mon service,
Au Tonkin je suis parti,
Ah, quel beau pays, mesdames !
C'est l'Paradis des petites femmes,
Elles sont belles et fidèles,
Et je suis devenu l'chéri,
D'une petit femme du pays,
Qui s'appelle Mélaoli,
Refrain,
Je suis gobé d'une petite,
C'est une Anna, c'est une Annana, une Annamite,
Elle est vive, elle est charmante,
C'est comme un z'oiseau qui chante,
Je l'appelle ma p'tite bourgeoise,
Ma Tonkiki, ma Tonkiki, ma Tonkinoise,
Y en a d'autres qui m'font les doux yeux,
Mais c'est elle que j'aime le mieux...
Date de création : 04/06/2008 08:30
Contributions de Olive2

Vincent Scotto
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