L'ensemble des bâtiments qui abrite l'Hôpital Militaire du Val de Grâce, ont été fondés en 1621 et embellis tout au long du XVII° siècle par la reine Anne d'Autriche, qui était, rappelons le, l' épouse de Louis XIII et la mère de Louis XIV.
L' Hôpital Militaire du Val-de-Grâce, est situé à Paris, dans le 5°
arrondissement, au 74, Boulevard de Port Royal. Cet Hôpital militaire, occupe la place de l'ancien couvent de religieuses bénédictines, du même nom ainsi que son église, de style classique et baroque, qui a été conçue par François Mansart et réalisée par Jacques Lemercier, c'est
Louis XIV, qui posa la première pierre, de cette église, le 1° avril 1645 et la construction s'acheva à la fin des années 1660. Depuis la
Révolution Française. Les symboles de la royauté furent effacés et La Convention, par décret du 31 juillet 1793, réaffecta l'ensemble monumental, de ce qui est devenu l' hôpital militaire puis hôpital d'instruction des Armées, du Val de Grâce. En 1993, elle devient École d'application du Service de santé des Armées et constitue le premier "centre hospitalier universitaire" militaire français.
Un nouveau bâtiment a été construit en 1979 et abrite un Hôpital moderne, de 350 lits, 40 autres lits étant réservés au service ambulatoire, sur cinq étages et deux sous-sols, dans des spécialités cliniques différentes, à savoir, Anesthésiologie – Réanimation, Chirurgie urologique, Chirurgie viscérale et vasculaire,
Maladies cardio-vasculaires, Médecine interne et gastro-entérologie,
Néphrologie, Neurochirurgie,
Neurologie, Oncologie – Radiothérapie, Ophtalmologie, ORL, Psychiatrie, Urgence Soins Intensifs Cardiologiques. Viennent s'adjoindre, des Services techniques communs, comme,
Anatomie – Pathologie, Biochimie toxicologie chimique, Biologie clinique,
Médecine nucléaire, Radiodiagnostic, Pharmacie hospitalière, Service d'information médicale. Cet hôpital dispose d' un
caisson hyperbare servant notamment pour les intoxications au
monoxyde de carbone.
L'hôpital militaire du Val de Grâce, fonctionne sur des règles précises. Cet Hôpital se trouve sous l'égide du Ministère de la Défense, cet établissement accueille en priorité les malades, actifs ou
retraités, issus de l'armée ainsi que leurs
familles. Environ 40 % des patients de l'hôpital relèvent directement du Ministère de la Défense. Les autres n'ont aucun lien avec l'armée, contrairement à la majorité des employés. Donc vous savez maintenant que l'Hôpital du Val de Grâce, est ouvert aux civils, comme aux militaires, cet hôpital participant à la mission du service public hospitalier avec l'Assistance publique et les hôpitaux de
Paris. Le Val de Grâce est l'hôpital qui se doit d'accueillir, en cas de problèmes de santé, le
Président de la République ainsi que le
Premier ministre en fonction, qui disposent d'une chambre qui leur est strictement réservée et qui se trouve dans l'aile droite de l'hôpital. La chambre est attenante à une salle de travail. Ont été hospitalisés au Val de Grâce, ces dernières années,
François Mitterrand, Jean-Pierre Raffarin,
Jean-Pierre Chevènement,
Jacques Chirac,
Nicolas Sarkozy, Raymond Barre, à 83 ans, est décédé quant à lui au Val de Grâce, de même que L'
Abbé Pierre à 94 ans.
L'Hôpital du Val de Grâce accueille aussi des personnalités étrangères, comme l'ont été, Mokhtar Ould Daddah, Hassan II, Gilchrist Olympio,
Abdelaziz Bouteflika, etc...
En
France, nous comptons actuellement neuf hôpitaux d'instruction des armées (HIA) à savoir, l'HIA Legouest à
Metz, l'HIA Val-de-Grâce à
Paris, l'HIA Bégin à Saint-Mandé, l'HIA Percy à Clamart, l'HIA Clermont-Tonnerre à
Brest, l'HIA Desgenettes à
Lyon, l'HIA Robert Picqué à
Bordeaux, l'HIA Sainte-Anne à
Toulon, l'HIA Laveran à
Marseille. Voué prioritairement au soutien médical des forces, particulièrement des forces en opération, le service de santé des armées, au travers de ses hôpitaux, s'est très largement ouvert aux activités non militaires en accueillant sans restriction une clientèle civile dont la proportion s'est accrue au cours des dernières années. Tout à chacun peut s'y faire soigner, soit en hospitalisation, soit en soins externes. Il n'y a aucune restriction, à l'accès aux hôpitaux des armées, ceux-ci étant ouverts aux patients, assurés sociaux dans les hôpitaux des armées. dans les mêmes conditions que les établissements civils.
Cette évolution résulte de l'excellent niveau des prestations médicales et techniques, délivrées par les hôpitaux militaires, reconnus dans le milieu civil, mais aussi d'un choix délibéré du service de santé, qui est désireux d'assurer à ses hôpitaux un volume d'activité suffisant pour rentabiliser les équipements et surtout entretenir la pratique des équipes chirurgicales.
Cette activité « extérieure », apporte désormais au service de santé la majorité de ses ressources financières. Avec la réorganisation, du
Ministère de la Défense et du Service de Santé des Armées, des hôpitaux militaires (9 centres hospitaliers) ont fermé dans certaines grandes villes, comme
Lille,
Strasbourg,
Nancy,
Cherbourg,
Bourges, etc...
Date de création : 04/06/2008 15:47
Contributions de Olive2

Hôpital Militaire du Val-de-Grâce
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