La Garde républicaine est l'héritière de tous les corps militaires qui, depuis les premiers rois francs, ont assuré la protection de la Cité, la sécurité des institutions et les honneurs pour les plus hautes autorités de l'Etat. Ainsi, du Guet Royal à la Garde Républicaine actuelle, plus de soixante corps se sont succédé sous les différents régimes. C'est au 18ème siècle qu'appararaît
pour la première fois l'usage de donner au Guet l'appellation de Garde de Paris. En 1789, la Garde de Paris est dissoute et ses éléments sont versés dans la Garde Nationale. L'arrêté du 4 octobre 1802 créé la Garde Municipale de Paris formée de 180 cavaliers et de 2 550 fantassins. Dès 1805, la Garde participe aux campagnes napoléoniennes. En 1807, à Dantzig, la Garde, dans des barques, prend d'assaut la corvette britannique "Dauntless". En 1808, elle prend le pont d'Alcoléa, ouvrant ainsi à l'armée française la route de Cordoue. En 1813, à la suite de conspirations du Général Malet, la Garde est dissoute et remplacée par la Gendarmerie Impériale, puis Royale à Paris. En 1830, la Garde Municipale est recréée pour être à nouveau dissoute en 1848. La Garde civique, formée à cette occasion, sera éphémère puisqu'en juin est constituée la Garde Républicaine. Elle comprend un régime d'infanterie et un régiment de cavalerie. Le premier
président de la République française, Louis
Napoléon Bonaparte, intègre définitivement ce corps à la Gendarmerie en 1849.
Les changements d'appellation ou de structures intervenus depuis n'ont jamais remis en cause cette appartenance. Sous le Second Empire, la garde s'appellera Garde de Paris. Le 4 septembre 1870, le gouvernement de la Défense Nationale lui redonne son titre de Garde Républicaine qu'elle conserve aujourd'hui encore. Durant la
première guerre mondiale, un tiers de ses effectifs rejoint le front pour combattre au sein des armées. En 1926, le drapeau et l'étendard reçoivent la croix de chevalier de la
Légion d'honneur des mains du président Doumergue. Durant la
seconde guerre mondiale, de nombreux militaires de la Garde vont participer à la Résistance. A la Libération, elle prend l'appellation de Garde Républicaine de Paris. Elle participe à la guerre d'
Indochine. En 1978, elle est réorganisée et ses missions sont redéfinies. Le régime d'Infanterie est scindé en deux régiments ayant chacun leurs propres missions. En 1979, la remise des drapeaux aux deux régiments d'infanterie par Valéry Giscard d'Estaing consacre cette réforme. Aujourd'hui, la Garde a pour vocation première d'assurer des missions de sécurité et d'honneur au profit des institutions de la République et des hautes autorités de l'Etat. Elle peut aussi participer au maintien de l'ordre à
Paris, sur décision du
ministre de la Défense. Elle reçoit des missions particulières mettant en oeuvre des moyens spécialisés (surveillance à
cheval des fôrets, escortes motocyclistes d'épreuves sportives à caractère national ou international). Elle prête son coucours à des opérations de relations publiques de la
Gendarmerie avec la participation de ses formations spéciales. Corps d'élite intimement lié à la vie de la Nation, la
Garde républicaine vient rehausser avec éclat les grands événements qui marquent l'histoire de la
France. Elle assume un glorieux héritage. Son culte et son respect des traditions, sa personnalité originale à travers la diversité de ses formations et la spécificité de ses missions font de la Garde l'instrument privilégié voué par excellence au service des plus hautes institutions de la République.
Date de création : 07/06/2008 21:33
Contributions de Chantal

Garde Républicaine
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