Gustave Courbet est né à Ornans, dans le
département du Doubs, le 10 juin 1819, il est
mort à La Tour-de-Peilz, dans le
canton de Vaud en Suisse, le 31 décembre 1877.
Les parents de Gustave Courbet, possédaient des
terres agricoles et étaient éleveur de bovins, son père était Régis Courbet, sa mère, Sylvie Oudot,
la famille Courbet était composée de 5 enfants, 1 garçon et 4 filles. Gustave Courbet entra au petit séminaire d'Ornans où il reçut un enseignement artistique avec un professeur de dessin qui était un grand admirateur et disciple de la peinture préromantique d'Antoine-Jean Gros, (peintre français du courant néoclassicisme), il n'avait que 12 ans. Il entra ensuite, au collège Royal de Besançon, dans la classe des beaux-arts, ou il continue à parfaire les dessins, avec un professeur et directeur de l'École des Beaux-Arts de Besançon, Charles-Antoine Flajoulot, qui était un ancien élève de Jacques-Louis David, qui lui, était le peintre, chef de file de l'Ecole picturale néoclassique. Après son cycle d'études à
Besançon, Courbet partit en 1939, pour Paris, ou il suivit en parallèle des
études de droit et des études de peinture chez le peintre Charles de Steuben, qui avait le titre de baron, un peintre relatant dans ses toiles des sujets d'histoire, inspiré par la royauté et l'empire, Charles de Steuben avait été l'élève de Prud'hon, Gérard et Robert Lefebvre. Un des amis de Gustave Courbet, l'emmena à l'atelier de Nicolas-Auguste Hesse, un autre peintre d'histoire, qui encouragea à la peinture Gustave Courbet. Ce dernier visita le
Musée du Louvre, pour étudier les grands maîtres, tels
Vélasquez, Ribera, Zurbaran, des peintres du siècle d'or espagnol. Il sera aussi attiré par la peinture de Théodore Géricault, peintre romantique français, litographe et
sculpteur, qui est l'auteur du tableau, « Le Radeau de la Méduse », influencé par ce peintre, Gustave Courbet copie une tête de cheval réalisée par Géricault.
Courbet s'installera au
Quartier latin, ou il ouvre son premier atelier, il peint un premier autoportrait dit Autoportrait au chien noir, en 1842. Il deviendra ami à ce moment de
Charles Baudelaire et de Jules-François-Félix Husson, dit Champfleury, tous deux écrivains et poètes. Courbet fréquente la bohème parisienne, à la brasserie Andler, un lieu ou tous les artistes élaborent de grandes théories. Gustave Courbet, part en 1849, faire un voyage en
Hollande, où il va faire la découverte des oeuvres picturales de
Rembrandt et de Frans Hals. Rentrant des
Pays-Bas, Courbet retourne s'installer à Ornans, où il abandonne le style romantique, il se consacre alors a la peinture réaliste. Il se met à rejeter toute idéalisation en art. Il pense que les plus nobles sujets pour un artiste, sont les travailleurs et les paysans, parmi ses peintures de l'époque on trouve, en 1849, « Les Casseurs de pierre », en 1850, « L'enterrement à Ornans », qui font partie de ses tableaux les plus célèbres. Ses idées républicaines et socialistes lui feront refuser la médaille de la
Légion d'honneur proposée par
Napoléon III. Il eut aussi, maille à partir avec la Colonne Vendôme, en effet, Gustave Courbet a du répondre de son déboulonnage devant les tribunaux de la Troisième République. Il alla en prison 6 mois, à Paris, à
Versailles et à
Neuilly, et fut condamné en 1873, par le maréchal de Mac-Mahon, de payer sur ses biens propres la reconstruction de la Colonne Vendôme. Courbet est alors, acculé à la ruine après la chute de la Commune, ses biens mis sous séquestre, ses toiles confisquées. Il s'exile alors, en
Suisse, à La Tour-de-Peilz, près de Vevey, où il continua de peindre, notamment le célèbre portrait de Baudelaire. Courbet fut un peintre révolutionnaire, il portait en lui une vision réaliste et poétique du monde.
Parmi les toiles de Courbet, nous pouvons citer, L'Embouchure de
la Seine, exposée au
Palais des Beaux-Arts de Lille, Courbet au chien noir, Portrait de Juliette Courbet, Le Sommeil, Les Demoiselles des bords de Seine, Proudhon et ses enfants, exposées au Petit Palais de
Paris, Les Amants dans la campagne, Portrait de Chenavard, exposées au Musée des Beaux-Arts de
Lyon, Portrait de l'artiste dit L'Homme à la ceinture de cuir, Portrait d'
Hector Berlioz, Le Ruisseau couvert ou Le Ruisseau du Puits noir, Femme nue au chien, L'Atelier du
peintre, Un enterrement à Ornans, toiles exposées au Musée d'Orsay de
Paris, Portrait de Baudelaire, L'homme à la pipe, Les Baigneuses, La Fileuse endormie, Portrait d'Alfred Bruyas, Courbet au col rayé, La Rencontre ou Bonjour Monsieur Courbet, Le Bord de la mer à Palavas, exposées au Musée Fabre de
Montpellier. On trouve aussi exposer des toiles de Courbet à l'étranger, notamment à
Dublin, au National Gallery of Ireland Collection,
Metropolitan Museum of Art de New York, au Musée de
Cologne en
Allemagne, au Kunsthaus de
Zurich,au Murauchi Art Museum, de
Tokyo, aux Musées royaux des Beaux-Arts de
Belgique, à
Bruxelles, au Philadelphia Museum of Art, de
Philadelphie, au Nationalmuseum de
Stockholm, au Cleveland Museum of Art de
Cleveland, au Musée cantonal des beaux-arts, de
Lausanne, etc...
Date de création : 14/06/2008 11:33
Contributions de Olive2

Gustave Courbet
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :