Ce fut lors de la disloquation du continent unique qu'était la Pangée, que se sont constitués deux nouveaux continents, la Laurasie au nord et le Gondwana au sud, et suivie de la séparation du Gondwana que Madagascar s'est écarté du continent Africain, donnant ainsi naissance au Canal de Mozambique, long de 1500 kilomètres et large de 400 kilomètres. A l'intérieur du canal, se
meut une mer rejointe par de nombreux cours d'eau comme le
Zambèze qui vient du
Zimbabwe. Dans la partie nord du canal, situé entre la pointe de Madagascar et le continent Africain, se trouve l'archipel des Comores. Composés de trois îles, les Comores font partie de l'Union Comores Mayotte qui est une terre Française. Au centre du canal du Mozambique, se trouve Juan de Nova qui est aussi une propriété Française. Dans le Sud du canal, la France règne encore sur Europa et Bassas da India, des îles éparses de l'Océan Indien. Le climat dans le canal est assez agité car c'est le lieu où les
cyclones du sud-ouest viennent se manifester avant de perdre leur intensité. Le canal est un axe pétrolier important pour l'exportation du
pétrole vers le Moyen-Orient, vers l'
Europe et vers l'
Amérique et c'est aussi un axe emprunté par les portes-containers asiatiques. Vu cette forte fréquentation, il est exposé à de graves risques d'accidents qui entraîneraient inévitablement une pollution. Un projet de construction d'autoroute électronique dans ce canal réduirait considérablement ces risques et permettrait également un contrôle plus efficace de la pêche maritime dans cette zone et d'effectuer des sauvetages en haute mer. La réalisation de ce projet devrait être plus qu'imminente, malgré le manque de moyen financier des pays de l'Océan Indien. Actuellement, les plages où viennent pondre les tortues de mer sont encrassées par les
hydrocarbures issus du dégazage de pétroliers inconscients et insouciants de l'impact écologique de leur acte. Projet soutenu par la commission de l'Océan Indien et la
France, avec le financement de
la Banque mondiale, l'on attend impatiemment sa concrétisation prochaine. Comme les dernières mises au point administratif ont eu lieu en 2007, et que l'année 2008 commence à toucher à sa fin, l'on se demande ce que font les autorités concernées alors que ce bout du monde continue à se dégrader ainsi. Heureusement, l'
île de La Réunion commence à bouger avec le navire de la Marine La Grandière ainsi que les patrouilleurs de La Boudeuse et La Rieuse font leur possible pour combattre la pollution créée par les pétroliers qui déversent leurs résidus dans le canal. Comment se fait-il que des gens sans scrupule continuent de commettre de tels actes et puissent saccager ainsi l'habitat naturel d'un fossile vivant qu'est le coelacanthe, une espèce de poisson que les scientifiques croyaient éteinte depuis plus de 70 millions d'années jusqu'à ce que Marjory Courtenay Latimer en découvrit un, vivant, de deux mètres de long dans la pêche d'un chalutier revenant des côtes de l'
Afrique du Sud en 1938. Récemment, d'autres spécimens ont été capturés tous près des
Comores et aussi aux abords des côtes de Madagascar baignant dans le canal du Mozambique. On sait aussi que les habitants de ces îles dispersées dans le canal consommaient des coelacanthes. Aujourd'hui encore, les scientifiques vont à la recherche des coelacanthes dans l'espoir de pouvoir étudier un fossile vivant, apparu il y a 350 millions d'années dans son milieu naturel. Séparées de l'
Afrique depuis 160 millions d'années, la faune et la flore de la grande île de
Madagascar se sont développées autrement, ce qui explique le taux impressionnant d'espèces endémiques qu'elle renferme. Ce canal possède une énorme valeur scientifique car le développement des îles coralliennes et volcaniques qui y sont apparues représente à lui seul un objet de recherche de grande importance. Pourtant, les pêcheurs pillent et saccagent ces merveilles de la nature déjà disposées dans des zones isolées pour quelques sous. Actuellement, l'impact des activités de l'homme sur l'écologie atteint un niveau plus qu'inquiétant. Agissant ainsi, non seulement il continue de détruire l'éco système mais il gaspille aussi les chances de pouvoir le reconstruire grâce à la découverte de l'origine de la création. Cela semble utopique certes mais ne nous désespérons pas de trouver un jour des indices pour sauvegarder l'environnement de cette partie de
la terre. Le coelacanthe est un témoin de l'évolution de la vie sur notre
planète. Que faut-il de plus pour convaincre les plus sceptiques que nos chercheurs sont sur la bonne voie et qu'on doit lutter ensemble pour préserver l'
environnement dans le canal du
Mozambique qui représente à lui seul un
éco système divinement garni que ce soit pour les touristes ou pour les scientifiques ?
Date de création : 28/07/2008 10:10
Contributions de Chris

Canal de Mozambique
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