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L'époque coloniale à Madagascar



Depuis le passage du premier européen Diégo Diaz sur les côtes de Madagascar, alors qu'il naviguait vers les Indes en 1500, Madagascar fut, au cours des centaines d'années qui ont suivi, très convoité par ceux qui pratiquaient le commerce des épices. De ce fait, dès 1642, la France tenta
d'établir une colonie en s'installant au sud-est et en créant la ville de Fort-Dauphin en l'honneur du futur roi. Cependant, de violents accrochages ont amené les colons à quitter le fort, après la tuerie de 1674, pour l'île Bourbon, l'actuelle île de La Réunion. Près d'un siècle plus tard, les français sont convaincus que pour développer leurs comptoirs commerciaux dans l'Océan indien, il leur fallait l'Ile Dauphine mais la Grande-Bretagne aussi avait des vues sur la Grande Ile. Ainsi, les deux nations conquérantes n'eurent de cesse de lancer des offensives afin de s'en emparer. Néanmoins, c'est de la succession des souverains malgaches, les uns favorables à l'implantation occidentale et dans ce cas encore, à l'une ou à l'autre, et les autres complètement hostiles, que se jouait leur réussite de domination. Au temps de Radama I qui trouva chez les britanniques des ressources afin de moderniser son armée, d'agrandir son royaume, d'instruire ses sujets et d'adopter le christianisme, les anglais ont dominé pour une certaine période. Mais avec sa femme Ranavalona I qui dès son couronnement en 1828 renia tous les changements ayant traits aux étrangers, ceux-ci sont tout de suite renvoyés de l'île. Puis pendant le bref règne de Radama II qui a approché les moeurs et les idées européennes depuis son enfance, les deux puissances coloniales furent autorisées à revenir en 1861. Sa tragique mort en 1863 valut au Premier Ministre Rainilaiarivony de diriger le pays durant plusieurs années, avant l'époque coloniale proprement dite, en prenant pour épouses les souveraines Rasoherina, Ranavalona I, Ranavalona III, l'une après l'autre. Ce fut un dirigeant averti que durant 30 ans, il tenta de sauvegarder la souveraineté du pays en éludant les revendications françaises à l'égard de celui-ci. Et pourtant, les affrontements de 1883 à 1885 donnèrent suite à un traité, ébauche de protectorat métropolitain. Voyant la méfiance de Rainilaiarivony vis-à-vis de ce texte et que ce dernier espérait une rivalité franco-britannique, l'Angleterre céda l'Ile Rouge à l'Hexagone et garda en contrepartie Zanzibar par le Traité de Berlin en 1885. Ensuite, les évènements se précipitèrent : envoi d'un ultimatum présentant à Rainilaiarivony un protectorat qu'il refusa tout simplement. La bataille s'engagea dès octobre 1894 pour aboutir à l'inclination de Ranavalona III devant la tutelle, le 30 septembre 1895. La chute de Tananarive a eu pour effet de réveiller les sentiments patriotiques des malagasy qui produisirent des révoltes et des massacres soulevés par des insurgés, les Menalamba. Pour contrer, Paris envoya le Général Galliéni après l'annexion de la Grande Ile le 6 août 1896, avec pour mission de temporiser les sentiments de révolte et de pacifier l'île. Pour ce faire, il abolit la monarchie en exilant Ranavalona III à l'île de La Réunion puis en Alger, et en pratiquant l'esclavage. Pour se procurer de la main-d'oeuvre, un système de prestations fut mis en place : 50 jours de travail par an furent exigés des hommes de 16 à 60 ans. Cet état de chose fut remplacé par l'impôt qui s'y substitua en 1901. Ensuite, le régime colonial fit participer des soldats autochtones à la répression des rebelles et en recruta d'autres civils « indigènes » pour l'aider à mettre sur pied l'administration coloniale. Pour la perception fiscale, il fit également appel au Fokonolona et à des chefs locaux. Des postes de prestige furent rendus accessibles à ceux qui avaient une connaissance raisonnable de la langue de Molière. Effectivement, pour asseoir la domination, Galliéni avait la conviction que l'éducation et la propagation de la culture occidentale étaient des armes redoutables pour stabiliser la politique de colonisation. Il entama alors de nombreux travaux, il créa des écoles privées laïques pour les futures élites et en parallèle, d'autres établissements relativement professionnels et destinés aux éventuels auxiliaires pour la colonie. Afin de pallier au manque de médecins, il inaugura une école de médecine en 1897 qui forma des praticiens locaux et bâtit des hôpitaux. En outre, il envisagea d'essayer de nouvelles cultures comme le coton, le sisal... Des routes et des chemins de fer furent construites également dans presque toutes les régions du pays. Mises à part les agitations conduites par une société secrète Vy (fer) Vato (pierre) Sakelika (ramification) ou VVS en 1916 et les manifestations ayant pour origine la requête de naturalisation, l'empire ne connut aucun incident majeur jusqu'au soulèvement du 29 mars 1947. Sévèrement réprimé, cet évènement ouvrit quand même la voie à des dispositions favorables à l'indépendance de Madagascar, avec dès le mois d'octobre 1958, l'abrogation de la loi d'annexion de l'île.

Date de création : 04/08/2008 14:04
Contributions de Chris
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L'époque coloniale à Madagascar
Epoque coloniale à Madagascar


Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :

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