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Indépendance de Madagascar



Les retombés des événements du 29 mars 1947 et la conjoncture interne après la seconde guerre mondiale ont précipité la marche vers l'indépendance de Madagascar. Le Référendum du 28 septembre 1958, élargi en Afrique Noire francophone, déboucha sur 78 % des votes pour le « Oui » chez les malgaches. Ce vote en faveur de la nouvelle
constitution française amena le Général de Gaulle lui-même a annoncé sur place, en août 1958, la décolonisation prochaine de la Grande Ile. Le 14 octobre de la même année, la première République fut instaurée et Philibert Tsiranana fut désigné Chef de Gouvernement ainsi que celui de l'Etat le 26 juin 1960, jour de la proclamation de l'indépendance de Madagascar. Cependant, bien au début de 1960, des négociations ont été faites afin d'établir et de maintenir des accords de coopération franco-malgaches. Ceux-ci devinrent ainsi les fondements des relations extérieures de l'Ile Rouge et eurent pour effet la contestation de la population face à ce régime. En effet, les gouvernants malgaches, en honorant ces traités, favorisaient beaucoup l'ancienne puissance coloniale alors que la situation économique du pays stagnait. Tsiranana fut accusé de néo-colonialiste par les gouvernés. D'une simple grève universitaire, l'on arriva à une véritable crise politique et sociale en mai 1972. Débordé, Tsiranana abandonna la présidence et le confia au Général Gabriel Ramanantsoa. Celui-ci décida alors de malgachiser les rouages de la société productrice ainsi que le système éducatif. Il fit évacuer la base navale de Diégo Suarez occupée par les français et renégocia les contrats établis avec la France en 1960, en espérant atténuer ainsi les craintes et les grognes de ses compatriotes à l'égard de la présence encore massive des français dans toute l'île. Le colonel de gendarmerie Richard Ratsimandrava qu'il désigna pour le succéder le 5 février 1975 fut assassiné 6 jours après pour des raisons aujourd'hui encore obscures. Un directoire militaire avec à sa tête, le jeune capitaine de Frégate Didier Ratsiraka prit le relais. Vers la fin de cette même année, Ratsiraka fit voter la charte de la Révolution socialiste en instituant ainsi une deuxième nation démocratique, avec lui en tant que président. Vinrent ensuite des années révolutionnaires orientées vers le socialisme où le nationalisme et la création des entreprises d'Etat étaient de rigueur. Cette mainmise du pouvoir étatique fut ressentie comme un autre moyen de domination par le peuple qui voyait leur niveau de vie se dégrader, leur liberté bafouée. Il n'y avait aucune liberté d'expression, la presse était censurée, la corruption faisait irrémédiablement son chemin. Ayant trempé dans l'élite parisienne, sortant de surcroît de l'école navale de Brest et s'inspirant du modèle du bloc communiste, Ratsiraka n'a pas pu comprendre les aspirations de ses concitoyens. L'opposition étant inexistante, il enchaîna deux mandats consécutifs en 1982 et 1989. A bout, les tananariviens avec les élites politiques effectuèrent en 1991 une marche sanglante vers le palais d'Iavoloha, un incident qui a contraint finalement le locataire de quitter les lieux. Par ailleurs et en parallèle, des manifestations ont éclaté un peu partout dans les 6 provinces. Avec la Constitution révisée, promesse d'application d'une démocratie, le Professeur Albert Zafy représentant l'intégrité et véhiculant les idées de transparence dans la conduite des affaires républicaines, de l'application de la décentralisation effective, remporta les élections présidentielles de 1992. Toutefois, son séjour à Iavoloha fut miné d'instabilités chroniques : la confrontation constante entre l'exécutif et le législatif lui valut sa destitution. Ce fut le retour en force de son ancien adversaire Ratsiraka au palais, malgré les contestations devant les soupçons de fraude électorale en 1996. En 2002, les résultats officiels du suffrage universel direct au mois de décembre 2001, reconnurent Marc Ravalomanana en tant que Président face au candidat locataire d'Iavoloha, après avoir néanmoins eu recours à une médiation internationale : Dakar I et Dakar II, à cause des 6 mois d'hostilité qui paralysaient le pays. Le 6 mai 2002 s'est accomplie l'investiture authentique du nouveau président élu. La reconnaissance des Etats-Unis ne se fit pas attendre, celles des pays occidentaux suivirent, puis celle de l'Hexagone fut présentée assez tardivement en juillet 2002 et enfin celle de l'Union Africaine en 2003. Réélu au mois de décembre 2006, Ravalomanana continue ses oeuvres en prônant la bonne gouvernance, la libéralisation, la réduction de la pauvreté avec un développement rapide et durable. Afin de multiplier les perspectives de partenariats aussi bien avec des investisseurs du nord que du sud, de l'Occident comme de l'Orient, il rajoute officiellement l'anglais comme outil de communication en terre malgache. L'Ariary redevient la monnaie courante dont l'unité équivaut à 5 Fmg. Désormais, la Grande Ile compte 22 régions actives et il poursuit ainsi son mandat en évitant de refaire les mêmes erreurs que ses prédécesseurs.

Date de création : 05/08/2008 14:57
Contributions de Chris
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