Hervé Bazin, c'est de sa véritable identité, Jean-Pierre Hervé-Bazin, il était né à Angers, dans le
département du Maine-et-Loire, ou il est mort le 17 février 1996.
Hervé Bazin était né, dans une famille bourgeoise et très dévote. Toute son enfance, il la passa à Marans, cette enfance fut émaillée par de grands tourments, dus au
caractère de sa mère, une femme très autoritaire et un peu cruelle, il fit à cause de ses problèmes, beaucoup de fugues durant son
adolescence. Il fut un jour placé en pensionnat, puis ensuite fut inscrit, contre son gré, à la faculté de droit, alors qu'il voulait entreprendre des études littéraires ou de botaniques. Révolté, permanent, Hervé Bazin, refusa de passer ses examens à la Faculté de droit et ses parents fous de rage, l'inscrirent au cours de préparation de l'Ecole de Saint-Cyr, où il ne resta que 6 mois. Il rompit alors avec cette famille tyrannique et partit pour
Paris, où à son arrivée, il exerça différents petits boulots, pour vivre, c'est ainsi, qu'il sera tour à tour, ferrailleur, marchand ambulant, garçon d'ascenseur, en même temps, il écrivait des poésies. En 1946, il créa une revue poétique, qui portait le nom de « La Coquille ». A cette époque, Hervé Bazin écrivit beaucoup de romans et de poèmes, sans jamais les faire publier, car il pensait être un être raté, c'était un être angoissé psychologiquement. Hervé Bazin avait par ailleurs, des problèmes familiaux, de part son
divorce et ses liaisons amoureuses. En 1947, il reçut le prix Apollinaire, pour un recueil de poèmes publiés qui porte le nom de « Jours ». Sur les conseils de Paul Valéry, grand écrivain, poète, philosophe, épistémologue français, Hervé Bazin se tourna vers la prose. En 1948, il écrivit, « A la poursuite d'Iris », un recueil de 17 poèmes. C'est cette même année que parut le roman, qui eut un succès énorme, « Vipère au poing », qui raconte, les conflits, les relations qu'Hervé Bazin avait avec sa mère à qui, il vouait une haine profonde et démesurée !!! Ce roman est quelque part une
autobiographie, bien que les noms des principaux personnages sont différents. C'est ainsi que cette mère devint, Paule Rezeau, elle est surnommée « Folcoche », une contraction des mots, « folle » et « cochonne », cette femme est une marâtre, Jacques Rezeau, est le père, c'est un lâche, affectueux avec ses enfants, qui ne trouve pas le courage de s'opposer à Folcoche, son épouse, qui martyrise ses enfants. Les enfants Rézeau, Ferdinand Rezeau surnommé, Chiffe ou Frédie, est le frère aîné. Jean Rezeau surnommé, Brasse-Bouillon, qui est le clone, dans ce roman d' Hervé Bazin, Marcel Rezeau, surnommé Cropette, les différents précepteurs des enfants, qui se succèdent, le Père Trubel, le Père Vadeboncoeur, le Père Traquet,etc..., Alphonsine appelée Fine, la cuisinière sourde et muette. Dans cette histoire, Jean est devenu le principal souffre douleur de Folcoche. Elle multiplie les humiliations et lui, les représailles. C'est une guerre civile en famille, à la maison, Folcoche donne à Jean des soupes trop salées, des aliments avariés, elle déchire ses vêtements pour pouvoir l'accuser de négligence et le battre. Brasse Bouillon quant à lui, n'est pas en reste, il déchire la collection de timbres de Folcoche, arrose ses fleurs avec de l'eau de Javel. Les enfants, pour faire payer à leur mère sa piété se défoulent dans les églises, ils jettent les missels dans les bénitiers, détraquent les horloges, couvrent les murs de
graffitis, etc... Folcoche accuse ses enfants d'avoir voulu l'empoisonner.... Ce roman sera suivit, par d'autres romans avec les mêmes personnages que Vipère au poing, avec « La mort du petit cheval » et « Cri de la chouette ». Ces romans feront de lui un écrivain très apprécié du grand public.
Hervé Bazin fut récipiendaire de prix littéraires, il eut le Grand prix de littérature de Monaco en 1957, en 1960, il fut élu membre de l'Académie Goncourt, en 1973 il fut élu président de l'
Académie Goncourt, Hervé Bazin a obtenu le prix Lénine de littérature, en 1980. En 1995, Hervé Bazin avait déposé, sa correspondance personnelle et ses manuscrits, aux archives municipales de la ville de
Nancy, c'était sans compter que ses 6 premiers enfants, issus d'un premier mariage et contre l'avis de sa dernière épouse et de son dernier fils, ont fait vendre en 2004, à l'hôtel Drouot de
Paris, tous ces documents. Heureusement ces documents, 22 manuscrits et à peu près 9000 lettres, ont été rachetés par la bibliothèque universitaire d'
Angers, ces ouvrages ont été remis pour les études des chercheurs.
Parmi les livres écrits par Hervé Bazin, nous pouvons citer, L'École des pères, Le Démon de minuit, L'église verte, Madame Ex, Le Cri de la chouette, Les Bienheureux de la Désolation, Le Matrimoine, L'Huile sur le feu, Au nom du fils, Qui j'ose aimer, Contre vents et marées, Lève-toi et marche, La
mort du petit cheval, La Tête contre les murs, et Vipére au poing, que j'ai moi-même étudié en classe, qui m'a laissé un souvenir impérissable, d'une famille qui se comportait comme on ne doit pas se comporter en
famille,entre parents et enfants. Dans cette maison, c'était oeil pour oeil, dent pour dent, un peu la loi du Talion.... Ce livre m'a laissé un goût amer,d' un monde ou règne la souffrance, la méchanceté,la haine, la désolation. Une citation, décrit très bien cette façon de vivre pour des enfants, « Quand la loi redevient celle de la jungle, c'est un honneur que d'être déclaré hors la loi. » !!!
Date de création : 12/08/2008 12:10
Contributions de Olive2

Hervé Bazin
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