L'Agence Spatiale Européenne est généralement connue sous l'abréviation ESA, qui signifie en anglais « European Space Agency ». Agence concurrente de la NASA, l'Agence Spatiale Européenne est l'entité à l'échelle européenne chargée principalement de mettre en oeuvre la politique en matière d'aéronautique et de coordonner ainsi un vaste ensemble de projets qui englobe pas moins de 17 Etats
de l'Europe élargie. Apparue en remplacement de deux entités en charge de l'élaboration des lanceurs pour l'un, et en vue de faire progresser les recherches dans le domaine du spatial pour l'autre, l'ESA voit le jour dès l'année 1975. Cette nouvelle organisation verra rapidement son importance s'accroître en quelques années d'existence, à tel point qu'elle préfigurera dignement la future « Europe spatiale » tant rêvée par les instances et institutions européennes. Il faut bien comprendre que l'Agence européenne est apparue dans un contexte tendu entre les européens et les américains. En effet, du fait même de précédents échecs en cascade subis par l'Aéronautique européenne, notamment de par les mésaventures du programme Ariane, la coopération euro-américaine en matière d'aéronautique fut sensiblement touchée, à tel point que des projets de lancement en commun furent annulés. Qui plus est, les européens eux-mêmes ne croyaient plus en l'avenir de leurs programmes spatiaux. C'est seulement en 1973, lorsque fut repris le programme « Ariane » que les trois géants de l'Europe spatiale (
Allemagne,
France et
Grande-Bretagne) parvinrent à redonner vie à l'Aéronautique européenne, et consécration en fut faite lorsque l'Agence Spatiale Européenne vit le jour en 1975. Ayant ainsi été revigoré par le programme Ariane et les différents lancements qui se sont succédés, l'Agence européenne est aujourd'hui au coeur d'une multitude de programmes scientifiques très larges et qui comprennent des études de l'atmosphère terrestre, des applications technologiques en matière de télécommunications... L'importance de l'ESA se manifeste par le fait que les pays adhérents se situent parfois aux confins de l'Europe orientale et n'intègrent pas forcément l'Union européenne. Concernant les modalités de fonctionnement de l'Agence, les langues adoptées lors des réunions et assemblées au sein du Conseil de l'Agence sont les langues des trois pays « fondateurs », c'est-à-dire l'allemand, le français et l'anglais. Dans la hiérarchie organisationnelle de l'Agence, un directeur général se trouve au sommet, et dans les strates de la Direction se trouve un Conseil de l'Agence à la tête duquel on a un Président puis il y a également un conseil ministériel. Mais si l'Agence européenne a acquis aujourd'hui une renommée à la hauteur de celle de la NASA, c'est grâce à ses projets de qualité, dont le projet « Galileo ». Des plus innovants, le projet « Quichotte » est également révolutionnaire puisque le programme en charge de ce projet sera précisément de dévier en temps utile la trajectoire de tout corps céleste, dont notamment les astéroïdes qui présenteraient pour
la Terre un danger imminent de collision. L'ESA a d'ailleurs toujours mené une politique de vulgarisation de l'aéronautique auprès des citoyens européens, et c'est à ce titre que le directeur général de l'Agence, Jean-Jacques Dordain, prend soin à l'heure actuelle de multiplier les portes ouvertes, expositions et politiques de vulgarisation afin de rapprocher les jeunes des réalités, enjeux et perspectives d'avenir de l'
Europe dans ce secteur. D'autant plus que l'Agence Spatiale Européenne prend aujourd'hui une part active dans la promotion de la Station Spatiale Internationale, de telle sorte qu'une véritable collaboration internationale se manifeste sur le plan de l'aéronautique, afin que l'humanité profite des avancées de la technologie. Quoi qu'il en soit, sans doute ne faudrait-il jamais perdre de vue le fait l'ESA ne constitue pas une institution ou un organe subsidiaire de l'
Union Européenne puisque c'est une organisation internationale totalement indépendante, notamment financièrement. En effet, ses ressources proviennent d'un auto-financement que ses 17 membres versent à titre contributif. Il faut signaler que le calcul du prorata de la part de chaque Etat se fait en fonction du
PNB ou Produit National Brut de chaque pays. Mais les éventuelles donations au-delà du prorata obligatoire sont tout à fait libres. Toutefois, à bien y regarder, la part contributive de chaque citoyen européen au financement indirect (par le reversement au fisc d'une taxe spéciale) des activités spatiales de l'Agence est encore trop faible comparativement à celui de la NASA américaine. Enfin, l'ESA a encore du chemin à faire pour pouvoir être à la hauteur de la concurrence internationale en matière de défis aéronautiques.
Date de création : 13/08/2008 15:36
Contributions de Chris

Agence Spatiale Européenne
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