François Mauriac, c'était François Charles Mauriac, il était né à Bordeaux, le 11 octobre 1885, il est mort à Paris, le 1° septembre 1970.
François Mauriac était né dans une famille bourgeoise et très catholique, du Bordelais. Son père mourut lorsque François était encore très jeune, le père de Mauriac était propriétaire de vignobles, « le Château Malagar ». Ce grand écrivain
est resté attaché, durant toute sa vie, à sa région de naissance, comme on peut le constater dans bons nombres de ces romans.
François Mauriac, fit ses études secondaires, puis supérieures à l'Université de Bordeaux, où il obtint une
licence en lettres. C'est en 1905, qu'il partit pour Paris. En 1906, il prépara le concours d'entrée à l'Ecole nationale des chartes, ou il entra en 1907, au passage rappelons, que cette Ecole, qui est située dans le quartier de
la Sorbonne, a été créée en 1821, par Louis XVIII, elle possède le statut de grand établissement public français d'enseignement supérieur et elle est placée sous le contrôle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. L'Ecole nationale des chartes, est spécialisée dans les sciences de l'histoire, elle prépare généralement des élèves aux métiers de conservateur d'archives, conservateur des bibliothèques, enseignants chercheurs.
François Mauriac, ne resta cependant pas longtemps dans cette école, il démissionna pour se consacrer uniquement à
la littérature. En 1909, Mauriac, publia son premier recueil de poèmes, « Les mains jointes », ce recueil obtint les faveurs de Maurice Barres, écrivain et homme politique français, une grande figure du nationalisme français. Maurice Barrès, était, notons le, au passage, une personne xénophobe et un antisémite, qui écrivait des articles pour de nombreuses revues et journaux, ce dernier encouragea aussi les débuts en littérature de Louis Aragon. Il publia un article plein de ferveur pour François Mauriac, dans l'Echo de
Paris au sujet des « mains jointes ». François Mauriac, pensait qu'il avait plus d'affinités, pour la poésie que pour la prose, c'est ainsi qu'il écrivit, en 1911, « Adieu à l'adolescence ». Puis arriva la
première guerre mondiale, de 1914-1918, où il fut envoyé à Salonique en
Grèce, sa santé précaire lui valut d'être réformé, il ne participa donc pas aux combats, mais servit dans un hôpital de la
Croix-Rouge, aux Balkans. A la fin de la « drôle de guerre », il reprit ses activités littéraires et publia, « Le Baiser au lépreux », en 1922 et Thérèse Desqueyroux, en 1927, deux romans qui lui amenèrent une très grande notoriété.
C'est en 1933, que François Mauriac fut élu à l'
Académie Française. Il continua à écrire mais prit aussi part aux combats politiques, notamment pendant la Guerre d'Espagne, une guerre civile, qui opposa les nationalistes contre les républicains, cette guerre dura de juillet 1936 à mars 1939, elle vit la défaite des républicains, et l'arrivée d'une dictature menée par
Francisco Franco, qui resta au pouvoir, jusqu'en 1975. François Mauriac, durant la
seconde guerre mondiale, s'engagea dans la résistance intellectuelle et écrivit dans des publications clandestines, sous le pseudonyme de « Forez », il fit paraître en 1943, « Le Cahier noir ». C'est durant l'occupation allemande que François Mauriac, devint un fidèle partisan du Général de Gaulle, dont il restera jusqu'à la fin, un admirateur fidèle. De 1952 à 1969, il exercera en tant que chroniqueur au
Figaro, puis à L'Express. Toutes les semaines, dans son « Bloc-notes », il se livre à la critique virulente et toujours polémique, des événements et des hommes. Il prendra notamment, part à la polémique et débat, sur l'indépendance du Maroc et de l'Algérie, il condamnera les tortures infligées par l'Armée Française lors de cette guerre, dans « L'Imitation des bourreaux de Jésus-Christ ». François Mauriac, reçut le
prix Nobel de littérature, en 1952, et fut récipiendaire de la Grand-croix de la
Légion d'honneur, en 1958.
Durant sa carrière d'écrivain, il écrivit une trentaine d'essais et de romans, il écrivit aussi plusieurs pièces, dont certaines sont jouées à la Comédie-Française. Parmi ses romans, nous citerons, L'Enfant chargé de chaînes, La Robe prétexte, Préséances, Le Baiser aux lépreux, Le Fleuve de feu, Le Désert de l'amour, Thérèse Desqueyroux, son oeuvre majeure, Destins, Le Noeud de vipères, Le Mystère Frontenac, La Fin de la nuit, Les anges noirs, Les chemins de la mer, La Pharisienne, Le Sagouin, Galigaï, L'Agneau, Un adolescent d'autrefois. Il publia aussi une
autobiographie, en 1932, "Commencements d'une vie". Une biographie du
Général de Gaulle.
François Mauriac est mort le 1° septembre 1970, il est enterré au cimetière de Vémars, dans le département du Val d'Oise.
François Mauriac était l'époux de Jeanne Lafon, avec laquelle il s'était marié en 1913. Claude Mauriac, maintenant décédé et Jean Mauriac, écrivains, sont les fils de François Mauriac. Le château de La Motte à Vémars, fut la propriété de François Mauriac, ce château est de nos jours
la Mairie de cette commune.
Date de création : 14/08/2008 08:40
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