D'une manière générale, un taxi est un véhicule terrestre privé de transport payant de passagers et de
bagages, dont le trajet est fixé à la demande du client, par opposition aux
transports en commun, qui se déplacent entre des points prédéfinis, comme les arrêts de bus ou les gares.
Différents types de taxis existent dans le monde, selon l'hémisphère ou le pays. Dans la plupart des pays industrialisés, on est en présence de véhicules de haut de gamme et en très bon état général, soumis à des contrôles et des entretiens stricts. Le chauffeur, appelé taximan, est également assujetti à des critères de qualification bien précis pour pouvoir exercer le métier. Dans les pays moins favorisés, les taxis fonctionnent avec beaucoup moins de contraintes règlementaires relatives à l'état de la
voiture, fournissant aux passagers des prestations généralement peu confortables. Dans certains pays d'
Afrique, d'autres types de véhicules jouent le rôle de taxis, comme les
moto-taxis, ou bend-skins, et les taxi-bus, ces derniers étant généralement au service d'employés en déplacement entre les villes. En
Asie du sud-est, les pousse-pousse occupent une bonne part du trafic routier urbain, essentiellement pour les déplacements à courte distance. Ces différents moyens de locomotion dans les pays moins riches sont toutefois réputés non sécurisants, du fait, d'une part, de la vétusté ou de la dégradation du véhicule, et d'autre part, du manque de qualification du chauffeur, dû principalement à la délivrance illicite de
permis ou d'autorisation de conduire. Par ailleurs, des taxis dits collectifs ou communs prennent progressivement de l'ampleur, surtout dans les pays avancés, afin de répondre à une demande croissante d'organismes, d'associations ou de mutuelles, comme la
Sécurité Sociale. Les collectivités territoriales ont également des attentes spécifiques à l'endroit de ce type de transport, dont les prestations les plus fréquentes sont le ramassage scolaire et le remplacement de certaines lignes de bus, supprimées pour cause de faible fréquentation. En matière de tarification, deux principaux modes s'appliquent. D'abord, dans la plupart des pays industrialisés, les taxis sont équipés d'un compteur horokilométrique, ou taximètre. Cet appareil est périodiquement soumis à des vérifications par une entité dépendante de l'Etat, et est destiné à fixer le montant à payer par le passager, en fonction de la durée et de la distance du trajet. Dans les pays moins avancés, le tarif est négocié et fixé à l'avance entre le conducteur et le passager, compte tenu de la distance estimée et d'éventuels facteurs moins pondérables, comme l'évaluation arbitraire du flux de la circulation, qui peut être fonction de la localisation géographique. En terme de statut légal, le métier de taximan est considéré comme une
profession libérale du domaine de l'artisanat, et est régi par des règlementations fiscales et de fonctionnement bien définies. Dans certains pays de l'hémisphère nord par exemple, l'artisan
taxi a le droit d'exercer pendant 77 heures par semaine au maximum, à raison de 11 heures par jour et 7 jours hebdomadaire. S'il est locataire de
véhicule, son temps journalier de travail est limité à 10 heures. Ces quotas sont toutefois largement favorisés, en rapport avec les lois de restriction du temps de travail pour les autres professions. Du point de vue structurel, la plupart des taxis forment des groupements, en tant qu'associations d'artisans, compagnies, fédérations ou syndicats. Ceux-ci sont, le plus souvent, segmentés par zones géographiques. La mise en commun des ressources d'un groupement, comme le central d'appel, le parc de véhicules et l'atelier d'entretien, constitue un facteur prépondérant de productivité pour chacun des membres. Notons aussi que, dans certains pays africains, et sous une forme moins professionnelle, les syndicats de taxis jouent également un rôle politique majeur, en tant que groupes de pression en faveur des mouvements populaires ou des revendications d'ordre social. Sur le plan écologique, les taxis font partie intégrante des véhicules immatriculés selon leur pays d'origine, et y sont tenus de se conformer aux lois en vigueur sur la préservation de l'environnement. Des efforts de participation sont à noter, à l'exemple de l'utilisation d'autres modes de propulsion, comme le
GPL à la place du moteur à
essence, par la quasi-totalité des taxis japonais depuis 1963, dont le nombre est estimé actuellement à 50.000 pour la seule ville de
Tokyo, équivalant l'effectif total sur le territoire français. Enfin, il convient d'indiquer que le métier de taximan intègre en majorité la catégorie socio-professionnelle moyenne, avec à titre indicatif pour l'hexagone, l'enregistrement de 150 nouvelles licences chaque année.
Date de création : 06/10/2008 14:41
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