Réponse balbutiante à la recherche d'alternatives pour diversifier les sources d'énergie en 1970, en plein
choc pétrolier, le pellet est la récupération de sciures de bois séchées, compactées puis débitées en petits bâtonnets cylindriques. Il fut employé comme combustible dans les chaudières pour la première fois, aux
Etats-Unis. Son usage s'étendit dans les années 80/90 à des pays comme le
Canada et La
Scandinavie, puis l'Allemagne et l'Autriche. La
Suisse leur emboîte le pas en 1998.
En 2006, la consommation européenne de pellets a été de 140 000 tonnes pour la
Suède, 500 000 pour l'
Italie, 450 000 tonnes pour l'
Allemagne, 400 000 pour l'
Autriche et le
Danemark et 50 000 tonnes pour la
Finlande. On a recensé 70 producteurs de granulés de bois en
Europe en 2000. Il y en a eu 200 en 2004 et en 2005, une unité de production par semaine vit le jour.
Comment expliquer cet engouement qui continue à prendre de l'ampleur ? Si la crise pétrolière a été le catalyseur qui a enclenché la quête d'
énergies alternatives renouvelables, à la fois pour des raisons de coût (hausse exorbitante de la facture pétrolière) et de sécurité (diminuer la dépendance par rapport à une source d'énergie onéreuse, polluante et politiquement source de conflits), la prise de conscience universelle sur les dégradations environnementales ont par ailleurs incité à rechercher des
énergies propres ou le moins polluant possible. L'avènement des pellets ne pouvait mieux tomber. Récupération de sous-produits de la transformation du bois, lequel est une ressource insuffisament exploitée dans les contrées sus-citées, les granulés de bois s'imposent déjà par l'abondance de la matière première. D'un autre côté, le procédé de sa fabrication est simple, analogue à la fabrication de granulés pour animaux dont la technologie est fonctionnelle et maîtrisée. Que l'on utilise des sciures ou des débris de bois réduits en poudre, le séchage dans des chaudières à déchets de bois ou la compression à 100 bars ne pose pas problème. Quelles que soient les dimensions finales après débitage, les caractéristiques du produit sont constantes. Le pellet présente un pouvoir calorifique d'environ 5 Kwh/kg, comporte 10% d'humidité et 10% de poussière. Sa combustion n'engendre qu'1% de cendre tandis que sa densité énergétique est 4 fois supérieure à celle des plaquettes forestières. Avec une telle fiche technique, on comprend mieux la réussite de sa percée dans le milieu restreint des sources d'énergie. Pour comparaison, 2 kg de pellets peuvent remplacer 1l de mazout. 1m3 de pellets offre le même pouvoir calorifique que 320l de mazout et pèse environ 650kg. Hormis le stockage qui nécessite un volume d'espace conséquent, la présentation du granulé de bois ou pellet ne constitue que des avantages. On peut le conditionner facilement, ce qui en facilite également le transport. Elle permet l'approvisionnement automatique de la chaudière, par gravitation ou à l'aide d'un vis sans fin. L'autonomie ainsi gagnée prend toute sa signification dans le chauffage de grands espaces. Néanmoins, la présentation du pellet engendre aussi des contraintes. Pour s'en servir, il faut une chaudière spéciale qui est la chaudière automatique à pellets. Des modèles mixtes ont été développés qui permettent de choisir entre bûches et granulés, selon la disponibilité des combustibles, par exemple. Question souplesse et confort d'utilisation, il est à noter que les
chaudières à pellets sont conçues avec des design variés pour tous les goûts. Elles sont programmables, dotées d'une télécommande et pourvues d'un réservoir intégré qui offre une autonomie approximative d'une journée de consommation, selon la puissance. Leur fonction est modulable et extensible : du
chauffage, elles peuvent devenir génératrice électrique ou simple grill pour
barbecue. En définitive, ce qu'on peut retenir sur les granulés de bois ou pellet c'est que par rapport aux produits pétroliers, c'est un combustible moins cher à terme, compte tenu de la courbe ascentionnelle du cours du pétrole. Dans le contexte d'une bonne gestion des ressources forestières, il ne pollue pas. En effet, le CO2 dégagé par la combustion du bois abattu est absorbé par photosynthèse des
arbres de remplacement et la pérennisation de l'approvisionnement est assurée. C'est un combustible écologique car le peu de cendre qui résulte de sa combustion peut encore être recyclé dans le
jardinage.
Date de création : 26/11/2008 09:17
Contributions de Dede

Granulés bois le Pellets
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