Depuis le début de la crise économique et sociale, 4 cadres de l'entreprise Caterpillar, de Grenoble, qui avaient été séquestrés pendant 24 heures, viennent de déposer plainte, mercredi 22.4.2009 ! une plainte pour « séquestration contre X » !
De source judiciaire, cette plainte serait à l'instruction, notons toutefois, que « Ces cadres ont déposé plainte contre X, car
ils n'ont pas souhaité fournir les identités des salariés qui les retenaient dans leur bureau, ils n'ont pas non plus fait réaliser de protêt d'
huissier ».
Ces cadres de chez Caterpillar peuvent t'ils réellement être considérés avoir été victimes de séquestration ? Y aura t-il réellement des poursuites ?, d'autant que ces personnes ont pu maintenir un contact téléphonique avec l'extérieur, tout le temps de leur rétention. Juridiquement, peuvent-ils être considérés comme séquestrés ?. Un initié du dossier, dit que non ? De plus, au moment des faits, les cadres retenus, parmi lesquels le directeur général de Caterpillar
France, Nicolas Polutnik n'avaient pas voulu avoir recours des forces de l'ordre. Ils avaient tous été libérés, par les salariés, le 1er avril 2009.
Notons que d'autres séquestrations de « patrons », ont aussi eu lieu, chez 3 M, Molex, Sony, Scapa, ces dernières n'ont pas donné lieu à un dépôt de plainte ! malgré les appels du patronat.
Notons toutefois, que 22 employés de chez Caterpillar ont reçu jeudi 23.4.2009, des
lettres recommandées, de mise à pied conservatoire, pour avoir illicitement occupé les locaux de Caterpillar, en mars. Ces personnes sont convoqués le 4 mai 2009, pour un entretien préalable au licenciement.
Le Comité d'entreprise de Caterpillar, est assigné aujourd'hui, 24.4.2009, à 9 heures, devant le Tribunal de Grande Instance de Grenoble, par la direction de Caperpillar, du groupe d'engins de chantier, ceci face à la non négociation avec le CE, pour mettre en oeuvre le plan de réorganisation prévoyant 733 licenciements. La direction, dit, je la cite, « Il y a urgence de mettre en oeuvre le plan de sauvegarde de
l'emploi. Dans ce contexte la direction a donc décidé d'assigner en référé le comité d'entreprise pour faire reconnaître qu'elle a satisfait à toutes les obligations légales et obtenir que le refus du CE de rendre un avis soit considéré comme un avis négatif ». Un élu CGT du CE, Patrick Cohen, a déclaré, je le cite, « La décision du TGI, sera on ne peut plus intéressante car, si le juge considère que la position de la direction n'est pas recevable, cela nous redonnera un nouveau souffle ».
Le conflit social s'enlise ! chez Caterpillar, comme d'ailleurs chez Continental, chez Molex, etc... Les salariés de Caterpillar, ont appelé à manifester, vendredi 24 avril devant le
palais de justice de Grenoble.
Rappelons que Caterpillar est un groupe industriel américain, qui fabrique des machines, dans les domaines de la construction, des mines et de la forêt. Ce manufacturier fabrique des chargeuses sur
pneus, des pelles hydrauliques, des moteurs
diesel ainsi que des générateurs, ainsi que des produits dérivés, comme des
chaussures, des sacs, des vêtements.
Le juge des référés statuera lundi sur la demande de la direction de Caterpillar, qui a assigné vendredi le
comité d'entreprise (CE) devant la justice à
Grenoble, afin de valider le plan social prévoyant 733
licenciements suite au blocage des négociations.
«La décision», susceptible d'appel, sera rendue lundi à 14H00, a déclaré le
juge des référés, Patrick Brossier, à l'issue d'une audience au
Tribunal de Grande Instance.
Date de création : 24/04/2009 08:45
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