L'histoire des majorettes commence il y a deux siècles, plus précisément en 1872. C'était le 13 juillet 1872 lorsque le magazine hebdomadaire new yorkais « Harper's Weekly » publiait sur l'une de ses pages la photo d'un grand Tambour-Major se trouvant à la tête d'une fanfare militaire. L'homme en question tenait dans sa main un long bâton qu'il utilisait pour rythmer la cadence et harmoniser
la marche des soldats. Depuis ce jour, toute parade militaire, que ce soit une fanfare ou une harmonie militaire, ne se séparait plus d'un Tambour-Major. Mais si la fonction n'était jusqu'ici qu'exclusivement réservée aux hommes, le terme Tambour-Majorette, pour désigner une femme qui fait du Tambour-Major, fait son apparition au début du XXè siècle. Les débuts se font lorsqu'un jeune garçon reçoit un prix à l'occasion d'une foire. Le prix en question représentait deux figurines de Tambour-Major dont l'une était un homme et l'autre une femme. A l'époque, c'était déjà une manière de montrer qu'une femme peut très bien faire du Tambour-Major au même rang que les hommes. L'idée est concrétisée plus tard lors d'une parade qui s'est tenue à
Colorado en 1900 où l'on voyait une femme précéder une fanfare avec son tambour. C'est aussi à cette même occasion que les femmes commençaient à intégrer pour la première fois les fanfares. Toujours en 1900, une fanfare réalisée par le groupe Modern Woodmen of America et qui comprenait des enfants était menée par une petite fille qui tenait un petit balai à la place du bâton. A compter de cette année, les fanfares devenaient une nécessité à chaque festivité populaire. Il n'y avait pas de ville où l'on ne pouvait pas assister à des défilés orchestraux qui n'étaient plus données exclusivement que par les soldats. Les civils ont également démontré leur savoir-faire en devenant d'excellents Tambours-Majors. Les groupes de fanfares se formaient et étaient surtout composés de femmes. Mais comme toute chose a son début officiel, le terme Tambour-Majorette commence à être utilisé officiellement à partir de 1927. L'usine de fabrication de piquets Ed Clark procède par ailleurs à un changement de l'un de ses produits en bâton pour la fille du propriétaire Kitty qui était une Tambour-Majorette du groupe « Eckhart High School Band ». Ainsi est né définitivement le mot Tambour-Majorette que l'on appelait tout simplement majorette. Quelquefois, les mots « tambourinettes », « Baton-Twirler » ou « fille Tambour-Major » sont également utilisés pour désigner une majorette. Jusqu'ici, il n'était pas encore question de faire des gestes pendant la parade. La majorette tenait juste son bâton et se limitait à diriger la fanfare. Le tournoiement du bâton plus connu sous le terme anglais « twirlinning » est apparu vers les années 30. Alors qu'une fanfare s'apprêtait juste à défiler, l'on se rendait compte que le Tambour-Major n'était pas là. Il ne restait qu'une seule solution aux organisateurs, faire appel à Mabel, une jeune fille qui disposait déjà de tous les atouts pour mener la fanfare. Après avoir accepté la proposition, Mabel prit son bâton et est allée au devant du groupe. La surprise envahit tout le public ainsi que le groupe quand elle commença à faire des mouvements inédits avec son bâton en le faisant tournoyer en l'air. Ainsi naquit le geste de tournoiement du bâton et également le début de l'enseignement de ce geste dans tous les autres groupes de fanfares qui existaient. En parallèle avec l'invention du twirlinning, a également vu le jour le fameux « high stepping » ou « marche haute ». Les majorettes du « Red Hussar Drums and Bugles Corps », un groupe de fanfare de Texas, initièrent le mouvement en levant très haut leurs pieds, à 30 cm du sol et en cambrant bien fort leur dos. L'uniforme des majorettes a aussi sa propre histoire. Au début de l'histoire des majorettes, les majorettes s'habillaient de jupe couvrant les genoux, de cape, de short ou de pantalon plus ou moins courts. Ce n'est que bien plus tard, c'est-à-dire à partir des années 60 que le style changea en jupe moins courte allant au-dessus des genoux. Le style s'est beaucoup diversifié comme le port de justaucorps, de coiffes ou de chapeaux stylisés. Les mouvements se sont aussi beaucoup élargis depuis comprenant plus que le high stepping et le twirlinning du début. Dans l'histoire des majorettes, aujourd'hui elles se livrent également à des mouvements de danse et d'acrobaties. Il faut faire la différence entre majorette et cheerleader, appelée encore meneuse de claque ou pom pom girl dans d'autres pays. Celles-ci ont surtout pour fonction d'encourager des équipes sportives telles qu'une équipe de
foot ou de
basket en brandissant des pompons et en faisant des spectacles de danse, de chant et d'acrobaties diverses.
Date de création : 29/07/2010 09:50
Contributions de Dede

Histoire des majorettes
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