Entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767, on dénombre plus de 157 attaques sanglantes, dont 100 meurtrières, sur des femmes et des enfants dans le Gévaudan (Lozère) et les régions alentours. Aucun homme de plus de 18 ans n'est attaqué. La plupart des agressions ont lieu dans une faille naturelle, vallée inaccessible, pourvue d'un massif truffé de galeries et de cavités issues d'exploitations
minières. Les survivants décrivent au début un loup de grande taille. Une chasse au monstre est lancée, avec de très grands moyens en hommes et en chiens, sans pouvoir arrêter le carnage. Le 19 juin 1765, Jean Chastel, personnage bizarre, à la fois respecté et craint comme ayant des pouvoirs maléfiques, tue une bête qui n'a rien à voir avec un loup. Son frère Pierre vit en ermite dans la forêt en compagnie de loups qu'il domestique. Jean a deux fils aussi bizarres que lui. Les deux frères Chastel sont emprisonnés le 21 août pour avoir menacé deux garde-chasse assermentés par Louis XV, et sont libérés le 2 septembre. 12 jours de cachot pour tentative de meurtre est d'une rare clémence pour l'époque ! Il est vrai que tous deux sont au service personnel de Madame d'Apcher de Chateauneuf, noble qui a des appuis à la cour. Coïncidence étrange, durant leur incarcération, les attaques cessent... puis reprennent le jour de leur mise en liberté. Les descriptions de la bête prennent un aspect terrifiant et ressemblent à la hyène d'
Afrique dont les cris ressemblent à ceux décrits par les victimes. La hyène peut être facilement apprivoisée (le jardin des Plantes existait à l'époque avec une ménagerie). Les caractéristiques des tueries sont répétitives : des femmes et des enfants, les victimes sont dévorées et lacérées ou soigneusement dévêtues, découpées avec des ustensiles tranchants, sexuellement mutilées... On ne peut donc exclure l'hypothèse d'une sorte de bande organisée humaine et sadique, se déguisant parfois (certains rescapés décrivent des
boutons sur le ventre). N'oublions pas qu'un certain Sade existait à l'époque. La dernière victime fut égorgée le 17 juin 1767. Jean Chastel (peut-être sur ordre de supérieurs pour en finir avec cette affaire) tue un animal énorme le lendemain matin à l'aide d'une balle en argent bénite. Buffon examinera une patte de la bête et non son corps entier et dira : « Bof, ce n'était qu'un loup. ». L'histoire est terminée, mais les questions se posent encore.
À consulter si vous avez envie d'en savoir plus : http :www.tao-yin.com/bete-gevaudan
Date de création : 13/05/2006 14:23
Contributions de Catherine

Bête du Gévaudan
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :
donc en fait elle existait même pas la bête du gévaudan si je comprends bien.