Contrairement à ce que beaucoup de personnes peuvent croire, la syphilis n'a pas disparu. Elle est toujours bien présente en France et on recense près de 300 cas déclarés en 2006. Bien que cette
maladie infectieuse soit considérée comme une maladie historique, elle pose encore aujourd'hui quelques problèmes étant donné
que, cette bactérie se transmet pendant un rapport sexuel non protégé. De plus, elle ne se fait sentir que bien longtemps après la contamination (de 2 à 3 mois plus tard). Mal de
Naples pour les uns, mal des Francs pour les autres, la syphilis fit des ravages en
Europe durant le 15ème siècle notamment pendant les guerres. La Syphilis est extrêmement contagieuse, c'est la bactérie «Treponema pallidum» qui en est responsable : elle évolue très lentement dans l'organisme et provoque de graves lésions. Heureusement, il existe des traitements efficaces pour soigner les effets de la syphilis, notamment grâce à la pénicilline et la
salsepareille pour leurs vertus sur les lésions cutanées. Bien sûr, la meilleure prévention qui soit reste le
préservatif. Comment se traduisent les premiers symptômes de la syphilis ? Durant les 3 premières semaines de la contamination, la bactérie ne se fait pas remarquer et moins encore, se faire sentir. Ce n'est qu'au bout de ces 3 semaines et même parfois plus longtemps, qu'une petite lésion va apparaître : c'est le chancre d'inoculation. A ce stade, on parle de syphilis primaire. En général, le chancre se localise sur les parties génitales externes, touchées en premier par la bactérie, c'est-à-dire la verge, les testicules, les parois vaginales, le col utérin ou les grandes lèvres. Ces lésions peuvent également apparaître sur les lèvres, les amygdales, la langue ou l'anus (celles-ci peuvent être assez douloureuses). On distingue cette nouvelle plaie par sa couleur rosée, et peut ressembler à une entaille creuse. Même si ce n'est que le début de la contamination, et que la zone du chancre reste totalement indolore, les lésions peuvent s'étendre et sont inflammatoires : c'est alors la zone du chancre qui s'étend. Elle est extrêmement contagieuse. Après la période d'incubation (environ un mois et même un an plus tard), des tâches roses, les adénopathies, surviennent sur les parties citées précédemment. Elles s'apparentent à des éruptions cutanées et affectent les muqueuses. A l'apparition de ses tâches, ressemblant à un
psoriasis, on peut également ressentir des ganglions à la palpation, une plus grande fatigue que d'ordinaire, une légère hausse de la température corporelle et des maux de tête. Ces tâches peuvent disparaître quelques temps plus tard mais le malade reste porteur de la bactérie et il est donc susceptible de la transmettre. Ce stade est appelé syphilis secondaire. Dans les cas les plus touchés, des affections rénales et articulaires sont possibles. Le stade de syphilis secondaire rend aussi la personne contaminée beaucoup plus vulnérable aux
hépatites et à une
méningite. Il faut donc consulter très rapidement un
médecin. Au dernier stade, appelé syphilis tertiaire, le risque de contamination par le VIH augmente considérablement. Sans traitement, la syphilis affecte très profondément le système nerveux, les articulations, les os, les yeux, le cerveau et, a de graves impacts sur le système
cardio-vasculaire. Conséquemment à l'atteinte du système nerveux et du cerveau, des complications neurologiques surviennent. On détermine alors une neuro-syphilis (très rare de nos jours), mais encore observable en
France. Durant cette phase, on observe d'importants troubles psychiatriques et un suivi médical s'impose. Le patient n'est alors plus contagieux mais la
bactérie poursuit son infection. Rappelons que cette MST peut être traitée rapidement, dès le premier stade de l'infection, par un traitement
antibiotique et une injection intramusculaire le benzathine
pénicilline. Au-delà, les injections augmentent de même que la durée de traitement. Bien entendu, un patient atteint de la syphilis doit immédiatement prévenir sa (son) partenaire pour qu'un traitement lui soit également administré. Inutile d'être effrayé par cette maladie que l'on connaît assez bien aujourd'hui et que bien d'autres ont développé il y a bien longtemps. Parmi les grands personnages historiques que l'on soupçonne d'avoir était contaminés par la syphilis ou dont on est certains de la maladie, on peut citer
Christophe Colomb, le pape Alexandre VI,
Mozart,
Beethoven,
Napoléon Ier, Abraham Lincoln, Robert Schumann,
Charles Darwin,
Charles Baudelaire,
Guy de Maupassant,
Vincent Van Gogh, Arthur Rimbaud,
Lénine,
Staline,
Adolf Hitler,
Al Capone, et bien d'autres encore...
Date de création : 08/08/2006 10:26
Contributions de Chris

La Syphilis
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :